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LA CABANE EST TOMBÉE SUR LE CHIEN

Publié le par Cositas de toros

      Chère confinée, cher confiné.

 

Nous y voila.

Nous vivons une période inédite, angoissante sinon préoccupante où chaque jour bouleverse notre quotidien amenant son lot de directives, ordres et recommandations.

Aujourd’hui, toute notre vie, notre organisation sont perturbées, bouleversées.

Nous n’allons pas reprendre ici, les faits, les évènements ni les moyens et dispositions mis en place et surtout pas polémiquer, simplement aborder la situation liée au contexte et seulement dans le secteur qui nous est cher et qui nous réunit, le monde taurin.

Chaque acteur du mundillo est plongé dans l’incertitude, chaque torero, chaque impresa, chaque ganadero.

Les cartels, les ferias, les capeas… sont annulés ou reportés parfois à des dates qui semblent encore discutables voire incertaines. Nous n’en ferons pas la liste, les divers sites taurins s’en chargent.

Tous les toreros (matadors, novilleros, apprentis), tous bien préparés durant l’intersaison, voient, à plus ou moins court terme, leurs efforts et sacrifices anéantis en ce début de temporada.

Nous pensons en particulier, aux plus jeunes, les novilleros en piquée ou non piquée, qui découvrent pour certains leurs débuts remis à plus tard, un contrat à Madrid, un premier habit de lumières…

Aujourd’hui, les éventuelles solutions n’existent pas, les jours sont à prendre comme ils viennent, avec philosophie, facile à dire, hélas.

La santé publique est en danger, des personnes meurent, nous ne l’oublions pas. Nous ne pouvons pas faire preuve d’égoïsme et pleurer sur notre sort d’aficionado.

Mais je garde une sincère pensée pour tous les ganaderos dont beaucoup d’entre-eux vivent sur le fil du rasoir. Quid des toros, novillos, erales non "lidiés" ?

La perte des ventes de leur bétail apportera en plus un surcoût de dépenses alimentaires et de frais vétérinaires.

Voici la véritable solitude du ganadero qui survient dans ces temps hostiles. L’impact peut être autrement sérieux.

« Si l’homme a deux oreilles et une bouche, c’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle » affirmait Confucius… en théorie seulement car aujourd’hui nous parlons plus à tord et à travers que nous n’écoutons.

Enfin, tout ceci pour dire que en dehors des oreilles et de la bouche, nous avons aussi un cœur. Il faudra le démontrer lorsque l’état de guerre sera levé, et nous, aficionados, nous nous ruerons au campo, soutenir nos ganaderos en organisant, chères peñas et clubs taurins, de belles journées. N’oublions pas que pour nombre d’entre-eux, nos visites ont aussi une valeur économique.

Sortons de l’Enfer, lieu si "déplaisant" et vivement de nouveaux jours heureux !

 

PS. De mon canapé, je vous invite à lire, écrire, écouter de la musique, à trouver un nouveau rythme. C’est le moment de vous lancer dans de nouveaux hobbies et de réapprendre les bienfaits de la patience et de la réflexion.

Cultivons la patience !

 

                                                                       Gilbert Lamarque

 

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LES FORCES NOVILLERILES DANS LE PAYSAGE TAURIN FRANÇAIS

Publié le par Cositas de toros

Ce qui s’est passé en 2019. Novilladas piquées.

 

     32 novilladas sur le sol français (chiffre identique à 2018) se déroulant dans 26 arènes.

     18 tardes dans le Sud-Ouest, 14 dans le Sud-Est.

 

A l’escalafón 2019 apparaissent :

     11e rang,

Maxime Solera avec 18 contrats. Présent lors de 10 paseos en France, il a toréé à Arles et Madrid. Auteur d’une première, le 8 septembre à Andorra (Teruel) : un novillero français en solo dans une arène espagnole, six ganaderias, six origines différentes (3 oreilles). A Las Ventas devant les Dolores Aguirre qu’il accueille a porta gayola – sa signature – il laisse une excellente impression accentuée par son courage. A Céret, il réalise une méritoire lidia, coupant 2 oreilles d’un Monteviejo. Depuis la création de l’ADAC en 1998 et l’organisation de sa première novillada, aucun novillero n’était sorti en triomphe.

Il va prendre l’alternative à Arles, le 13 avril, toros de Miura. Il faut remonter 63 ans en arrière pour trouver une alternative avec des Miura  C’était à Saragosse, Fermín Murillo, le 21 avril 1957. Un défi de taille !

En novillada, il a déjà affronté : 7 Dolores Aguirre, 5 Miura, 4 Raso de Portillo, 4 Prieto de la Cal et 4 Hoyo de la Gitana. (Statistiques, Yannick Florenza).

   12e,

Raphaël Raucoule "El Rafi" (17). Recordman (Français et Espagnols) des paseos (9) en 1ère catégorie, et 7 pavillons coupés. Paseos à Arles, Nîmes (2) trophée de la Cape d’Or, Mont-de-Marsan, Bayonne, Béziers, Séville, Valence trophée du meilleur novillero à la Feria de Juillet, et Madrid. Présent aux ferias de Calasparra, Villaseca de la Sagra, d’Arganda del Rey, Moralzarzal et Arnedo. Très bonne prestation à Soustons devant d’excellents Blohorn. Il défilera à Valence pour les Fallas, le 12 mars, combattant les Fuente Ymbro et le 24 mai à Séville pour "lidier" les Villamarta ; annoncé également à Nîmes et Madrid...

       16e, Carlos Olsina (13). 3 novilladas en 1ère cat., Arles, Béziers et Las Ventas où il a laissé une bonne impression (La Guadamilla), 2 vueltas. Blessé sérieusement à la cuisse à Pedrajas de San Esteban par un novillo de El Cahoso, il a repris les trastos une semaine plus tard enchaînant trois novilladas en trois jours. En Arles le 12 avril.

        42e,

Dorian Canton (6). Alternative le 6 août à Villeneuve-de-Marsan : "Flamenco" de Piedras Rojas (silence). Rubén Pinar et Thomas Dufau. Il aurait été plus sage qu’il suive l’exemple de Francisco de Manuel qui, promis à l’alternative, décida de terminer la temporada.

      54e, Tibo Garcia (4). Alternative le 25 août à Saint-Gilles : "Cazador" de Fuente Ymbro (2 oreilles). Sébastien Castella et Emilio de Justo,

               Adrien Salenc (4). Alternative le 14 juin à Istres : "Zafarrancho" de Zalduendo (oreille). El Juli et A. Roca Rey,

            et Yon Lamothe (4). Il faudra qu’il se montre plus volontaire qu’en 2019 et qu’il abandonne sa susceptibilité. Il défilera en Arles le 12 avril.

       92e, le Dacquois Jean-Baptiste Molas (2) sera le sixième Français en Arles pour Pâques.

         102e, Cédric Fructueux "Kike" (1). Un unique novillo à Mont-de-Marsan en nocturne,

                 Adam Samira (1). A Tarascon, l’Arlésien a coupé 2 oreilles à son second Dos Hermanas. "Apodéré" par Paquito Leal qui reprend du service, il sera le 12 avril en Arles.

 

              et Solal Calmet "Solalito" (1). A débuté à Nîmes le 14 septembre, novillos de San Sebastian qui, hélas, laissèrent peu d’options, manquant de bravoure et marqués par une grande faiblesse. Lui aussi, en Arles le 12 avril, il sera le lendemain à Mugron pour affronter les Jandilla ; le 24 mai à Ales.

            Quant à Baptiste Cissé, un paseo, il a quitté tôt dans la saison, l’habit de lumières abandonnant quelques contrats.

 

        Nos meilleurs espoirs 2020 : "El Rafi", le novillero puntero (alternative prévue pour le vendredi des Vendanges nîmoises), Carlos Olsina, ambitionnant de devenir le 4e matador de l’histoire de Béziers et Solalito, une valeur montante, un garçon appliqué, un réel espoir pour les années à venir. Tiercé gagnant ?

 

Ce qui s’est passé en 2019. Novilladas non piquées.

 

     Dans l’Hexagone, 34 arènes ont accueilli 40 novilladas sans picadors : 24 dans le Sud-Ouest et 16 dans le Sud-Est.

      34 élevages : 29 français, 5 espagnols.

      43 novilleros dont 12 français. (Statistiques, M. Darrieumerlou, Toross 2110-2111).

 

Le classement de la temporada passée :

 

                                          Solal Calmet "Solalito", (15).

 

                     Nino Julián  (12). Volontaire mais handicapé par sa taille, il était présent le 8 mars aux Fallas de Valence, et défilera à Ales le 24 mai.

 

    Jean-Baptiste Lucq (7). L’élève d’Adour Afición apprend vite. Il nous a donné rendez-vous à Magescq le 16 février opposé à des erales de Santafé Marton, présent aussi à Aignan le 12 avril et le 13, chez lui à Mugron.

 

     Tristan Espigue (7). Élève de l’École Taurine du Pays d’Arles, il torée avec beaucoup d’alegria et de plaisir. Vainqueur du concours des novilladas de la temporada bayonnaise 2019, il foulera le sable arlésien le 12 avril.

 

      et Borja Escudero (7), natif d’Alicante (ET du Pays d’Arles), oreille à Béziers le 17 août, eral de Margé.

       Clément Hargous (4), (CFT de Nîmes). Il remporte le XIIe Printemps des Jeunes Aficionados, il défilera à Ales.

      et Fabien Castellani (4), (ET du Pays d'Arles) coupe 2 oreilles à un bon eral de Durand à Tarascon. Encore en phase d’apprentissage.

 

       Lucas Miñana (3), (École Taurine de Béziers). Le novillero audois de Port-La Nouvelle, Lucas Teulade "Miñana", s’offrit 2 oreilles à la Feria de Béziers après une faena « à la Javier Conde » devant un Margé buvant la muleta.

       Raphaël Ponce de Leon (2), (CFT de Nîmes) qui prend de la confiance fera le paseo à Ales.

       et Lenny Martin (2), (ET de Béziers) annoncé comme une « pépite » à la planta torera.

      Gualterio López (1), (ET de Béziers) vu à Bougue en mai 2018, courageux et volontaire devant un Margé très exigeant le 17 août à Béziers, vuelta,   

       Anaïs Taillade (1), (ET de Béziers). 2 oreilles à Béziers le 16 août, eral de Margé,

       et Yon Lamothe (1) est passé à l’échelon supérieur.

 

    L’espagnol de Chiclana, Christian Pajero a terminé en tête du classement avec 15 paseos aux côtés de "Solalito". Introduisons-le dans ce groupe français, sachant que cet élève de l'ET Béziers est "apodéré" par le Biterrois Tomas Cerqueira. Le garçon a pour objectif de toréer un maximum de novilladas pour passer ensuite à l’échelon supérieur dans la dernière partie de la temporada. Il a débuté à Magescq le 16 février, et était lui aussi le 8 mars aux Fallas. Il est également pré-sélectionné pour participer au Zapato de Plata à Arnedo ; à Aignan le dimanche de Pâques.

 

     En 2020, comptons sur les toreros(a) cités ci-dessus auxquels se rajouteront les espoirs d’après-demain.

Jean Laroquette "Juanito", l’élève studieux d’Adour Aficion enfilera son premier habit de lumières, le 23 février à Arzacq et se mesurera aux Alma Serana à Mugron en matinée.

Et Loup Cousteil "Miguelin" (ET du Pays d’Arles) ; José Espinosa "El José" de l’ET Rhône Aficion de Fourques ; Lucas Spagna, le jeune Arlésien de la Fondation El Juli ; Quentin Brousse "Canten" (CFT de Nîmes) est retenu en Arles pour le 1er Trophée des Révélations, le 23 mai ; et ?... 

 

     Je ne suis pas un pratiquant de l’haruspice, je n’ai pas l’art divinatoire de lire dans les entrailles d’un animal sacrifié, fut-ce un taureau, pour en tirer les présages quant à l’avenir de la novillada.

Aujourd’hui, un organisateur de novilladas perd de l’argent. Et en 2019, nous comptions quarante novilladas sans picadors, quarante-trois en 2018, quarante-cinq en 2017, quarante-huit en 2016…

En 1920 débutait les Années folles ; en 2020 on ne dansera pas le charleston et le paso doble ne raisonnera plus pour longtemps, rythmant la fin programmée des novilladas.

A moins que cette année soit une nouvelle et salvatrice année folle, en tauromachie bien sûr, nous le souhaitons, doux rêveurs que nous aspirons à demeurer !

 

                                                                              

 

Gilbert Lamarque

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Dimanche 1er Mars, Festival montois

Publié le par Cositas de toros

Dimanche 1er Mars, Festival montois

 

Les cinquante ans du Cercle Taurin Montois

Au bénéfice de la peña Les Pitchouns.

 

 

    Sous un ciel relativement clément, une température fraîche et un petit millier de spectateurs, ce festival a été éclaboussé par la torería d’Alberto Lopez Simon et l’extrême noblesse d’un novillo d’Alma Serena.

Le CTM nous proposait deux novillos du Camino de Santiago, propriété de Jean-Louis Darré et trois d’Alma Serena, propriété de la famille Bats. Au cartel du jour :

 

                                                     Curro Díaz

Son Camino de Santiago fait une sortie intéressante, dont il profite pour poser une triplette de véroniques. S’employant peu sous la mono pique, le novillo baisse vite de régime, sa faiblesse l’empêchant d’aller jusqu’au bout de la passe. Malgré tout, le maestro lui donne une faena artistique sur les deux bords, final par naturelles données une par une avant une demi-épée en place. Oreille.

 

                                                   Diego Urdiales

Est également opposé à un pensionnaire de Bars auquel il distille une belle série de véroniques « rématée » par une demie de belle facture. Au cheval, il subit un picotazo sans pousser. Suite à deux jolies paires de bâtonnets, Diego, avec sa torería engagée, lie un trasteo complet sur les deux rives. A noter une excellente série de derechazos. A gauche, bien que le piton soit plus compliqué, il arrive aussi à poser une très bonne série de naturelles. Le final est un peu brouillon. Entière caïdita au deuxième envoi et une oreille récompense le tout.

 

                                                   Thomas Dufau

Le malheureux du sorteo voit sortir des chiqueros, en marchant, un pensionnaire d’Alma Serena qui n’a visiblement pas envie d’en découdre. Il fuit les appels du « peonage » et Thomas a toutes les difficultés à lui donner deux semblants de véroniques. Le novillo se désintéresse totalement de la cape mais, au cheval il attaque au cou, s’anime sous le fer, pousse et reste très longtemps (trop) collé au peto. Nous pensons qu’il va changer de comportement, las, il continue à bouder la flanelle et devient avisé. Après de gros efforts, et une grosse voltereta, il arrive à lui tirer deux séries méritoires de la gauche puis envoie cette alimania ad patres avec une entière un peu basse mais efficace. Une oreille vient panser ses plaies.

 

                                                Alberto López Simón

Le deuxième Alma Serena fait quasi la même sortie que son frère, cependant Alberto arrive à le capter dans sa cape pour une belle série de véroniques. Il l’amène au groupe équestre avec des chicuelinas marchées du plus bel effet. Mis en suerte trois fois au cheval, les trois fois il s’échappe à la morsure du fer mais, Alberto reprend son novillo en main avec un quite par tafalleras allurées. Avec la flanelle il attaque le bicho par le bas, genoux en terre en gagnant les terrains du centre et continue à nous régaler d’un gran faenon artistique qui manque par moment d’engagement, face à un novillo noblissime « buveur de muleta ». Une rapière entière delanterita y caïdita suivie d’un descabello en termine avec ce noble opposant. Du palco, tombent deux oreilles méritées et une vuelta al ruedo inadmissible à la vue de son comportement au cheval, même en festival.

 

                                                   Yon Lamothe

Comparaison n’est pas raison, mais Il n’est pas facile de passer après…

Initié par une larga de rodilla son capoteo n’est pas fluide, cape tutoyée à chaque passe, mais il arrive malgré tout à servir quelques véroniques à l’Alma Serena de clôture. Le novillo refuse la cavalerie laissant le soin à Alberto Sandoval d’aller le chercher au-delà des lignes. A l’image de son frère sorti avant, le novillo fait preuve d’une grande noblesse dont Yon ne profitera pas. Il embarque son adversaire dans des séries des deux mains sans lui laisser ni le temps ni l’espace nécessaire et finit par l’étouffer. Son final dans les cornes n’était pas utile et, je peux me tromper, mais ce novillo méritait beaucoup mieux. Il termine avec une épée entière en place portée en toda ley qui, à elle seule, vaut une oreille. Et, deux mouchoirs tombent du balcon…

 

Arènes du Plumaçon, pas assez de monde sur les étagères.

Une minute d’applaudissement à l’issue du paseo en mémoire de Pierre Bats.

 

Deux novillos du Camino de Santiago (1 et 2), et trois Alma Serena pour :

Curro Díaz, oreille.

Diego Urdiales, oreille.

Thomas Dufau, oreille.

Alberto López Simón, deux oreilles. Philippe Bats invité à saluer par le maestro.

Yon Lamothe, deux oreilles.

Vuelta al ruedo au novillo d’Alma Serena sorti en 4ème.

Les pensionnaires du « Monge » à Cauna sont tous sortis parés de la devise noire.

 

Somme toute… un agréable après-midi de toros.

 

Patrick Soux

 

 

Dimanche 1er Mars, Festival montois
Dimanche 1er Mars, Festival montois
Dimanche 1er Mars, Festival montois
Dimanche 1er Mars, Festival montois
Dimanche 1er Mars, Festival montois
Dimanche 1er Mars, Festival montois
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Dimanche 1er Mars, Festival montois
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Dimanche 1er Mars, Festival montois
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ARZACQ Dimanche 23 février

Publié le par Cositas de toros

Photos © Fred Martinez

Photos © Fred Martinez

 

A Jesús Romero le Bayonne de Cristal,

A la Ganaderia Casanueva le triomphe.

 

 

    Débutée par une matinale un peu  pâlotte avec du bétail du Camino de Santiago dont deux vaches mansas à la tienta et un toro quasi du même tonneau pour Dorian Canton, cette journée s’est embellie par un très bon repas convivial.

En point d’orgue, la novillada vespérale. Cette année, le club taurin d’Arzacq nous proposait un desafío ganadero : trois erales du Camino de Santiago de Jean-Louis Darré (Marquès de Domecq) et trois de Casanueva de José et Guillaume Bats (El Torreón).

 Pour relever le défi, ils ont fait confiance à :

                                                  Sergio Rodriguez

Entame l’après-midi avec « Tontillo », n°14 de Casanueva. Léger, il fait une belle sortie, répète dans le capoteo varié qui lui est proposé, bon quite de Jésus Moreno. Brave aux banderilles où il raccompagne les peones aux tablas, il chutte devant le drapelet  au début de la faena que Sergio entame à genoux. La suite du trasteo monte en qualité avec de belles séquences à gauche, la meilleure corne. Pour en terminer, une entière très basse au deuxième envoi, oreille.

Son deuxième adversaire, « Artesano », n°31 du Camino de Santiago est un tout autre adversaire. Plus fort en trapío, il souffre d’une vilaine vuelta de campana et plante les cornes en terre au cours d’une petite série de quatre pauvres véroniques. Une mise en suerte délicate aux banderilles précède un travail de muleta compliqué par la faiblesse de l’animal qui chute par trois fois lors de la première série de derechazos. Intelligemment, le  torero lui laisse du temps  et finit par lui tirer deux séries à gauche. Entière une nouvelle fois très basse, petite pétition et vuelta.

 

                                                    Jesús Romero

Fait sortir « Rey », n°3 du Camino de Santiago en premier. Sortie vive avec tendance à prendre  l’extérieur de sa cape allurée et artistique, capoteo ponctué de deux largas de rodilla, suivi d’un quite varié de Juanito. Après avoir banderillé de belle manière son opposant, Jesús se lance dans un travail de muleta très doux, hélas le becerro s’enferme rapidement aux  planches. Entière en place pour conclure et malgré une pétition qui monte des gradins il doit se contenter d’une vuelta.

En second, c’est « Parrandero », n°27 de Casanueva qui va à la rencontre de sa cape avec bravoure et noblesse, bon quite de Juanito. Il pose trois jolies paires de banderilles et, après avoir « brindé » la mort de son adversaire à Marcelle, il sert une faena allurée entamée par des  statuaires esthétiques. S’ensuit un trasteo alluré surtout à droite alterné par de belles séries gauchères. Grande faena complète sur un excellent eral débordant de race et de noblesse Le manchego se fait accrocher, par excès de confiance, sur des adornos avant la mise à mort effectuée à cuerpo limpio. Deux oreilles indiscutables tombent du palco et vuelta al ruedo pour le becerro.

 

                                         Jean Larroquette « Juanito »

Pour ses débuts en habit de lumières sur ses terres béarnaises, il fait sortir « Uno », n°29 du Camino de Santiago en premier. Hélas, malgré un style original loin des stéréotypes habituels des novilleros instruits aux écoles taurines, et peu ou pas impressionné par l’évènement, son eral, le plus costaud du lot auquel il manquait quelques (sss) centimètres au piton droit, est faible. Capoteo élégant mais l’animal sort très vite extérieur de la cape. Juanito brinde la mort de son premier opposant à papa et maman puis débute sa faena aux planches, par le bas pour amener « Uno » au centre. Hélas, il s’arrête très vite et se réfugie au toril. Entière terminale, longue d’effet, avis et applaudissements.

Avec son second, « Aguador », n°300 de Casanueva, il montre son talent en étant varié et artiste au capote. A la muleta, il cite de loin et allonge sa passe, main basse, surtout à la senestre où « Aguador » avait une superbe corne. Beaux adornos inattendus chez un novillero débutant et il en termine avec un adversaire noble et racé par une demi-épée légèrement tendida suivie de trois descabellos après avis. Oreille encourageante pour la suite.

 

Sortie a hombros très fêtée pour Jésus Romero accompagné de Guillaume Bats, ganadero heureux qui aura vu sortir un bon eral en premier et deux excellents en cinquième et sixième. Un triomphe de poids pour cette jeune ganaderia en ce début de temporada.

 

Arènes d’Arzacq remplies au 4/5, beau temps, pas l’ombre d’un anti… Belle journée.

Ordre de sortie des novillos : Camino de Santiago : 2, 3 et 4, Casanueva : 1, 5 et 6 pour

 

Sergio Rodriguez : Oreille et silence.

Jesús Romero : Vuelta et deux oreilles.

Jean Larroquette « Juanito » : saluts au tiers après avis et oreille après avis.

 

Vuelta al ruedo pour « Parrandero », n°27 de la ganaderia Casanueva sorti en cinquième position.

 

Présidence : Philippe Tort

 

Patrick Soux

 

 

Photos © Fred Martinez
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OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020

Publié le par Cositas de toros

OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020

    Il est de tradition d’ouvrir la temporada du Sud-Ouest en Marensin. Le club taurin magescquois Cape et Corde s’est donc acquitté de cette tradition en nous offrant le retour en terres gauloises de la ganaderia navarraise de Santafé Marton (Marques de Domecq).

Les six erales retenus étaient tous d’excellente présentation, armés en diable (sauf le 4 avec ses cornes rentrantes), forts de trapío (les 1,3 et 6, trop ?), tous limites novillos, très mobiles, agressifs voire violents, avec juste assez de «cassecouillerie» pour donner du piment au spectacle.

Bref, pour son retour, José Angel a mis le paquet…

 

Pour faire face à cette opposition,

                                                    Alvaro Burdiel

ouvre la course avec un adversaire de respect, violent au capote, devant lequel le sevillan a su être élégant. Muleta en main, il est resté classique nous démontrant la belle qualité de sa main gauche. Il manque malgré tout de domination laissant l’eral partir aux planches en fin de faena. Une entière caïdita longue d’effet et une série interminable de descabellos ternit l’ensemble. Avis et silence.

Avec son second, faible, cornes rentrantes, il rencontre des difficultés en début de faena. L’animal faible reste court en sortie de passe et «colle» à droite. Suite à une belle série à gauche, plus croisé et plus dominateur, il se reprend. Belle estocade qui lui vaut l’oreille.

 

                                                Christian Parejo.

Le natif de Chiclana, émigré en terres biterroises arrive à Magescq auréolé du trophée Gascogne 2019 et du prix «meilleur novillero du Sud-Ouest» décerné par les défunts Clubs Taurins Paul Ricard. Son premier opposant fait une sortie réservée. Faible après une dure vuelta de campana, l’eral a du mal à aller au bout de ses charges. Même en lui laissant du temps et de l’espace, Christian ne peut lui servir qu’un travail décousu. Une entière en place fait tomber l’oreille.

Son second adversaire fait montre de caste dès sa sortie. A la muleta le maestro est vite mis en difficulté (trois volteretas). Le final droitier est accroché et décousu. Entière version bajonazo pour conclure, oreille … du courage ?

 

                                                Jean-Baptiste Lucq.

Le mugronnais doit faire face à un premier eral très fort, violent dans la cape. Après un capotazo alluré, la suite de son trasteo sera plus laborieuse. En effet son adversaire montre vite des signes de faiblesse qui l’empêche d’aller au bout de la passe. A droite sa «tête chercheuse» n’est pas faite pour mettre le maestro en confiance, mais le calme et la sérénité dont il fait preuve lui permettent de passer l’obstacle malgré une grosse voltereta .

Face à son second tout aussi violent, il arrive, avec détermination, à lui tirer une bonne série à droite. La fin de faena est plus laborieuse. Malgré une torería intelligente, laissant du temps au novillo et le citant de loin, son manque flagrant de métier l’empêche de dominer son adversaire qui finit par l’amener aux planches. Entière contraire un peu longue d’effet et, oreille de l’encouragement.

 

Arènes de Magescq, grosse demi-arène, temps ensoleillé et printanier (ils on même coupé le chauffage).

6 erales de Santafé Marton

Alvaro Burdiel :Avis, silence et oreille.

Christian Parejo : Oreille et oreille.

Jean-Baptiste Lucq : Applaudissements et oreille.

 

    La journée avait commencé par une tienta de trois vaches, tienta d’où s’est détachée une excellente dernière pensionnaire de Jean-Louis Darré (Camino de Santiago).

Quatre rencontres avec le cheval, la dernière depuis la porte du toril, rencontres prises avec alegria, tête en bas sous l’estribo en mettant les reins. Au drapelet, elle déborde de noblesse, ce qui permet à Dorian Canton de se régaler et surtout aux élèves de Richard de montrer leurs envies.

 

Belle journée taurine qui vient à point pour nous sortir de notre carême aficionado.

 

Patrick Soux

 

OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020
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