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Parentis, dimanche 05 août

Publié le par Cositas de toros

Parentis, dimanche 05 août

 

La matinale

 

 

11h sonnent, les clarines itou, le paseo démarre, nous avons même trouvé une belle place en barrera SVP et à l’ombre bien sûr.

L’ADA nous déclinait, cette année, cette matinale sous forme de fiesta campera avec deux novillos de Couto de Fornilhos pour Alejandro FERMIN et Jésus MEJIAS, la prime au vainqueur étant la troisième place dans le cartel de l’après-midi. Le choix étant fait par les spectateurs matinaux qui se voyaient offrir l’opportunité de donner leur avis sur la question au sortir du spectacle en déposant leur billet d’entrée dans l’une des deux urnes de leur choix. Très démocratique tout ceci Monsieur… (à la mode garlinoise).

Las, pour avoir un véritable choix, il aurait fallu qu’il y ait matière, hors matière devait avoir autre chose à faire, elle a manqué le rendez-vous. Non pas par la faute des organisateurs qui, à mon sens ont bien fait les choses, mais plutôt par le manque de novillos. En effet, entre le premier qui sort invalide et le second manso et sans options, les spectateurs ont eu le choix entre la peste et le choléra (si je puis me permettre).

En effet,

                                                Alejandro FERMIN,

a vu sortir des chiqueros un beau novillo qui s’est très vite révélé handicapé du train arrière (on peut dire handicapé pour des animaux ? ou il faut également parler de novillo à mobilité réduite). Cet animal avait du potentiel, partait avec alegria à la pique mais faute de pouvoir pousser n’a pu démontrer toute sa bravoure. Alejandro, malgré toute sa meilleure volonté (et il en a eu) ne pouvant  construire un trasteo  efficace a dû écourter sa faena.

 

                                                    Jésus MEJIAS,

quand à lui a compris que l’animal qui lui était opposé ne le servirait pas beaucoup. D’entrée difficile à fixer, il cherche les planches à la sortie de la première pique, malgré tout il en prend une deuxième sans conviction et repart au toril. Jesus essaye en vain de l’amener vers le centre sans résultat. Il part alors dans sa querencia sans plus de possibilités. Et comme il n’a pas été très adroit ou chanceux (c’est selon) à la mort, le novillo tombe après deux pinchazos, et nous, nous restons dubitatifs…

Difficile choix que celui des spectateurs. Mais, vox poluli, vox dei… Attendons quelques heures et nous saurons.

 

 

 

Parentis, dimanche 05 août
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Parentis, dimanche 05 août

 

L’après-midi

 

 

Au menu, 3 novillos de Couto de Fornilhos (Conde de la Corte y D. Atanasio Fernández)  les 1, 3 et 5, puis, 3 de Santa Teresa (D. Luis Gamero Cívico-D. Juan Guardiola Soto) les 2, 4 et 6.

 Apparemment ni le même propriétaire, ni le même élevage, ni le même sang. Le seul point commun est le même représentant en la personne de D. Pablo Hernandez Alonso (???). Si quelqu’un a des infos plus précises, je suis bien évidemment preneur.

La seule chose évidente est qu’il ne fallait pas arriver en retard.

Nous nous sommes donc installés à nos places respectives, bien à l’ombre confortablement assis sur un beau coussin lorsque mes voisins de gauche (deux messieurs d’un âge certain) se sont plaint d’être trop à l’étroit et se permettent de déranger l’organisateur qui passait en callejon !  Je me suis donc mis en mesure de démonter à ce monsieur que j’étais bien à ma place, lui me prétendant le contraire tout assis qu’il était sur la moitié de mon coussin. Ah, la mauvaise foi… Ce n’est pas forcement que féminin. Bref n’étant pas venu aux arènes pour faire faire quelque économie au régime général de retraite, je me suis mis en mouvement afin de la battre (la retraite) et suis allé me placer deux rangs au dessus. Je pensais naïvement que l’incident était clos, que nenni… Car, contre toute attente mon compañero du jour s’est fait un devoir de questionner mon ancien voisin qui était devenu le sien (ça va, vous suivez toujours) afin de savoir s’il s’était acquitté de la différence du prix de la place que j’avais bien voulu leur céder… Vous aurez compris que cette petite mésaventure nous aura fait l’après-midi. Et tout ça pourquoi ? Pour quitter sa place à la fin du deuxième toro estimant qu’il n’avait toujours pas assez de place !!!

Alors, je m’adresse à vous mesdames et messieurs responsables des HEPAD, je vous en prie, faites attention aux personne à qui vous distribuez des autorisations de sortie, un jour tout ça finira mal, je vous le dit…

Bien, faudrait peut être que je vous parle toro non ?

La novillada est sortie intéressante surtout grâce aux trois Couto supérieur le 1, mansote le 3, encasté le 5. Les Santa Teresa ont eux été relativement inexistants, mansos et faibles avec une prime au 4.

 

                                          Juan Carlos CARBALLO,

hérite du meilleur avec son premier. Un novillo encasté qui "demandait les papiers". Nativo  a trouvé face à lui un novillero motivé, un novillero qui sait ce qu’est lidier un toro, enfin (!!!) un novillero qui met la jambe et qui de plus a eu l’intelligence d’arrêter sa faena au bon moment sans en faire trop. Oreille demandée, accordée et largement méritée. Son second de Santa Teresa n'a   d'Artillero  que le nom, il fuit les capotes. Au premier tiers, il est tardo et sort seul de la deuxième puya. Parado aux bâtonnets, le tercio est compliqué et, sur la première série de muleta, il tombe sur un pecho et ne se relèvera pas obligeant le peon à le puntiller… (Silence)

 

                                               Carlos ARANDA,

prend le Couto en premier, novillo mansote, fuyant les appels des peones. Sévèrement et mal piqué dans l’épaule à trois reprises, il arrive parado à la muleta. Carlos fait les bordures et s’évertue à prolonger une faena inexistante (silence). Son second, le Santa Terasa sort des chiqueros avec vivacité répondant aux quites. Carlos l’attaque avec des véroniques gagnant le centre de la piste, on se prend à espérer. Aux piques, après avoir renversé la cavalerie au premier contact, nous avons frôlé la catastrophe

lorsque le novillo charge le monosabio le prenant par la ceinture (!!!). Par la suite le tercio s’est transformé en règlement de compte avec le piquero assassin qui continue à piquer après les clarines (où étaient les alguaciles ?) et le reprend une quatrième fois en sortant du ruedo. Il finit la sortie sous les huées de la foule. Malgré cela, le novillo arrive violent dans  la muleta trop tendre de Carlos qui restera une fois de plus sur le bord sans  jamais s’imposer. Avec une muleta plus autoritaire ? quien sabe ? Mise à mort « laborieuse », avis et nouveau silence.

 

                                                   Jesus MEJIAS,                                    

                                    le gagnant surprise de la matinale !

Son premier Couto sort  et répond aux cites, suite de véroniques avec media au centre. Il prend une bonne première pique en mettant les reins, il vient à la seconde avec alegria mais sort seul, la troisième itou. Jesus entame sa faena par le bas mais la suite est difficile, le novillo est violent distribuant des hachazos en veux tu en voilà et il ne sera jamais en mesure de résoudre ces problèmes. Le jeune homme est beaucoup trop tendre pour ce genre d’opposition, silence. Face à son second le Santa Teresa (copie conforme de ses deux frangins), qui ne prend que deux piques avec plus de violence que de bravoure, il entame sa faena de muleta montera vissée sur sa tête, façon ESPLA des grands jours, hélas, il ne suffit pas de, pour...(ça à la couleur, le goût, mais ce n'est pas...) il insiste pour tirer quelque chose de ce novillo qui est parado à droite et des demi charges à gauche. Très superficiel, il insiste encore et encore, le public fini par se lasser  et il en terminera avec une entière delantera suivi d’un avis et de trois descabellos. Silence.

Le passage dans ce ruedo du pays du Born est décidemment loin d’être un exercice de style. Et même si certains novillos nous paraissent être restés inédits, il n’en demeure pas moins vrai qu’une course qui donne de l’émotion, qui est entretenue avec du bétail qui bouge et qui est excessivement bien présenté et bien vous savez quoi, nous en redemandons.

 

Patrick SOUX

 

 

Parentis, dimanche 05 août
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Pas mal les nouveaux non? Qu'en pensez vous?

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4 et 5 Août, WE Parentissois

Publié le par Cositas de toros

      En prenant la route en compagnie de mon compañero du jour, j’ai nommé notre bon Docteur des pauvres,  nous savions que la route serait longue jusqu’à Parentis en Born, qui plus est à 80 Km/h !!!

A mesure que les kilomètres s'égrainent, le paysage change et lorsque nous abordons Parentis, toujours la même impression me taraude l’esprit. Un air de paysage dur, un air de rusticité, comme si le temps s’était arrêté en ce pays de Born. Cette année l’impression était encore plus forte. Mon âge qui avance, ou les prémices d’une journée qui s’annonçait caniculaire avec la lumière crue, vive, froide qu’elle engendre ont sûrement renforcé cette impression.

Finalement, ce n’est peut être pas un hasard si les organisateurs de l’ADA aiment le toro dur et âpre, un toro à l’image des gens de cette terre. Peu importe le pourquoi, c’est le toro que nous aimons (au moins pour les collaborateurs de Cositas) et, c’est ce qui fait que, malgré cette impression, nous y revenons tous les ans.

Pourvu que ça dure…

Pour ce premier jour de feria, nous accueillons, avec un grand plaisir, un nouveau collaborateur qui a pris en charge reseña et photos. Vous pourrez voir par la suite que le lendemain un autre petit nouveau s’est, lui chargé des photos.

Nous espérons qu’ils continuerons, au moins de temps en temps à nous gratifier de leurs commentaires judicieux et de leurs grandes qualités de "preneurs d’images."

Patrick SOUX

 

Samedi 4 Août

4 et 5 Août, WE Parentissois

La satisfaction d’avoir assisté surtout à une course de Toros digne de ce nom, tel  fut mon sentiment à la sortie des arènes de Parentis ce samedi 4 août !  Bien loin du Toro qui permet comme il se dit. Qui collabore, qu’il faut inventer, tenir debout et offre pour finir un triomphe qui laisse à l’aficionado "a los Toros" au final un goût amer !

Des novillos qui vont au bout du pourquoi ils ont été sélectionnés, élevés…combattre ! Vendre chèrement leur peau, faire honneur à leur courant de sang (Carlos Nuñez), à leur éleveur qui durant 3 ans a pris soin d’eux, a fondé ses espérances pour représenter dignement son élevage…

Variés de robe, de morphologie aussi, avec de belles têtes qui ne laissent place à aucune suspicion...

Une présence en piste qui captive en permanence l’attention, les regards. Pas des clones mais tous avec une personnalité différente tant dans leurs qualités mentales que leurs défauts !

17 piques vraies, pas des picotazos pour justifier la présence d’un piquero, mais des puyas nécessaires, vraies, certaines certes mal données (traseras, épaule etc...), mais souvent appuyées avec des novillos qui parfois mettaient les reins, mais qui jamais n’ont refusé le châtiment !

Citons la bonne prestation et la volonté de bien faire de Laurent LANGLOIS au 3 et surtout au 6 (suite  à la blessure du piquero  Jesús  del  Bosque qui  a frôlé la cornada grave).

2 élevages  Aguadulce  (le 2-3-4-6)  et  J.M. Aristrain de la Cruz  (le 1 et le 5) pour un même propriétaire et un même courant de sang !  

Au 3e tiers, malgré les puyas, toujours à l’attaque, de la mobilité, du piquant, avec toutes complications que cela suppose…alors  pas de toreo superficiel, de la lidia, de la technique sinon  patatras !

A ce stade-là, les novilleros qui ont le courage de s’y coller méritent tout notre respect. Je ne rentrerai pas dans les détails de chaque faena ou à ce qui y ressemblait… dirent qu’ils ont été en dessous de la qualité globale de l’envoi quand on est sur les gradins est facile, mais c’est mon ressenti…hélas ! 

 

                                     Daniel GARCIA NAVARETTE,

avait montré l’an passé, devant aussi des novillos encastés une technique, un torero engagé…samedi il fut plus en retrait, je n’ai pas perçu une progression dans son approche de la lidia malgré les conseils de J. A. Campuzano très présent !  À sa décharge le 1er compliqué, sans doute le plus dangereux du lot avec une corne chercheuse et qui lui infligea une impressionnante voltereta ! De quoi refroidir les ardeurs de ce valeureux novillero… sans perdre les papiers, il ne fut pas convaincant tout en montrant les meilleures choses de la tarde sans doute.

 

                                                       Jorge RICO,

totalement inconnu que je découvrais… restera inédit avec une prestation qui laisse sceptique  quant à son devenir. Le superbe colorado sorti en 2 restera inédit hélas à la muleta !

Pas une passe quieto, en permanence sur le reculoir, sans aucun recours ! Il a erré dans ce ruedo  et a connu une vraie débâcle à l’épée et au descabello (3 avis au 5e) laissant aux aficionados présents une bien piètre image de la suerte de matar et le sentiment de malaise que cela engendre pour le néophyte !

 

                                                      El  Adoureño,

est aux portes de son alternative dacquoise…il revenait aussi de sa cornada toute récente reçue à Hagetmau ! Il inspire la sympathie, on sent son envie, son désir de triompher…mais vouloir n’est pas pouvoir ! J’aurai souhaité entrevoir chez lui plus de sérieux dans sa lidia, un toreo plus dominateur… ce ne fut pas le cas et ce n’est pas l’oreille cadeau à l’ultime qui masquera l’échec face à ce novillo le plus  complet ! À son crédit son enthousiasme communicatif, suerte

Au final le mayoral fut invité légitimement à saluer !  Les novilleros et leur entourage sans doute n’ont pas partagé cette vision des choses…

 

Aussi, c’est avec grand intérêt que je suivrais la corrida du jeudi 16 août à Tafalla ou les Toros de  AGUADULCE  seront à l’affiche ! Mais à 4 ans cette fois ci…     ( David Mora, Daniel Luque et Borja Jiménez).

 

 Laurent BERNEDE

4 et 5 Août, WE Parentissois
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RISCLE. SAMEDI 4 AOUT.

Publié le par Cositas de toros

                                               DANS LA CHALEUR DE L’ÉTÉ.

 

 

 

        Nous avons pris le maquis, la clé des champs en Gascogne gersoise, pays charnel, sur les bords de l’Adour, loin de l’asphalte brûlant et du vacarme estival, de l’intelligentsia.

S’offrent du vrai, du pur, du traditionnel, du convivial chez les amis du Tendido Risclois : le goût véritable des retrouvailles.

RISCLE. SAMEDI 4 AOUT.

      11H. A l’ombre des platanes. 1/3 d’arène.

NSP. 4 erales du Lartet, corrects de présentation, mobiles, du caractère.

 

                                          Valentin Hoyos Calama (Salamanque),

 

échangea des quites avec Nino Julián (vu à son avantage à Boujan). L’eral est noble permettant des séries des deux mains sans se croiser outre mesure. Bousculé à droite, désarmé à gauche. Entière caïda. Salut.

      Son second adversaire plus avisé cherche la cuisse ou le mollet. Entière dans la croix, décisive. Oreille.

 

                                                                     Nino,

 

le jeune Nîmois est applaudi à la cape. Deux paires de palos clouées avec détermination. Le début est bon puis la muleta est secouée, hachazos du cornu. Désarmé, le bicho a tout saisi. Entière de côté. Oreille.

      Le quatrième, le mieux armé répond très favorablement au capote. Belle suerte de banderilles, la troisième une por dentro. La faena débute à 100 km/h, attention, ici aussi c’est 80 !

Le Lartet "serre" de plus belle surtout sur la corne gauche. Entière copiée-collée de la précédente (à son premier bicho), abandonne le descabello et enfouit l’acier à l’identique ! Vuelta.

 

     Prix de l’ACOSO et du Tendido Risclois aux deux toreros en herbe.

RISCLE. SAMEDI 4 AOUT.
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RISCLE. SAMEDI 4 AOUT.

 

18H. 1/2 arène. L’ombre prise d’assaut sous un air de rien.

RISCLE. SAMEDI 4 AOUT.

 

Novillada de 6 Cuillé du Grand Badon à Salin de Giraud (origine : Juan Pedro Domecq par Miranda de Pericalvo). Lot bien présenté pour une arène de 3e catégorie. L’ensemble se montrant toutefois faible, médiocre sous l’unique rencontre équestre, aucune vraie pique mais exigeant. De la noblesse, rien que cela mais ils sont élevés dans ce but, et relativement mobiles.

 

Baptiste Cissé : silence et oreille.

Cristobal Reyes : silence, avis et vuelta, avis.   Blessure au scrotum à son second.

Dorian Canton : oreille et oreille.

El Santo a salué au 3e.

Salut inconsidéré du ganadero au centre du ruedo !

 

                                                            B. Cissé,

 

toujours à son avantage à la cape, élégant. Son premier est court de charges. Mort laborieuse.

Il débute par du rodéo, couché sur son second novillo. Un minable simulacre de pique. Brindis à Dorian. Une kyrielle de passes sur un sujet à l’arrêt. Une oreille qui ne s’imposait pas.

 

                                                   Cristobal Reyes,

 

se retrouva fort dépourvu devant un Cuillé au comportement tout d’abord bizarre à la cape. Brindis à Stéphane Fernandez Meca. Le novillo ne présente pas de difficultés particulières, la muleta est chahutée, voltereta. Terminaison par bernadinas et Cristobal est vigoureusement ébranlé. Vilaine épée, la bête meurt.

    Il hérite ensuite du "meilleur" du lot, discret sous la pique mais opportun à la muleta. Le jeune Andalou nous aligne de belles séries des deux mains par le bas avec une excellente main gauche. Mais la gourmandise du mort de faim lui fit trop allonger la faena et il fut pris sérieusement. On craignit le pire. Il revint rapidement pour régler son compte au bicho, courageusement. Vuelta fort méritée qui valut les oreilles précédentes et celle à venir.

 

                                                      Dorian Canton,

 

sort vainqueur de la tarde. Beaucoup d’entrega chez le Béarnais mais toujours la même faena répétée, inaugurée par des passes inversées au centre à la manière d’un contorsionniste. Pas élégant mais volontaire. Désarmés à deux reprises, il adresse une entière foudroyante.

La deuxième actuacion se déploya de manière quelconque. Devant les difficultés du bicho, Dorian livra des passes le retenant au centre mais le travail se gangrena par un nouveau désarmé. Trois tentatives à l’estoc. Dix mouchoirs agités et le pavillon tomba !

 

    L’affluence a perdu de sa superbe : la chaleur, les prix, le cartel ?

    Dans ces arènes de 3e catégorie, matinée et après-midi, la musique joue après le train d’arrastre, s’interrompt après un désarmé. N’est-ce pas Mont-de-Marsan, Orthez et consort ?

    10/10 pour le thon-pipérade sous les tilleuls et pour la performance des Armagnacs tout au long de la journée.

 

                                                                                                 Gilbert LAMARQUE

 

RISCLE. SAMEDI 4 AOUT.
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ORTHEZ 29 JUILLET

Publié le par Cositas de toros

                                    ORTHEZ 29 JUILLET

11H10. NSP 100 % SUD-OUEST. 1/2 arène. Soleil après les brumes matinales

 

"Nul n’est prophète en son pays"

 

 

 

 

 

       4 novillos estampillés S.O., du Lartet (Cebada Gago), de l’Astarac (Guardiola), d’Alma Serena (Miranda de Pericalvo) et de La Espera (Victoriano/Jandilla) et deux novilleros de l’école Adour Aficion, le Landais Baptiste Cissé et le Béarnais Dorian Canton sur ses terres.

      Babuchero né en mai 2015 s’avérera le meilleur de la matinée. Mais ceci, nous ne l’avons su qu’à 12h40, les échanges terminés.

 

     

 

      Convenablement piqué par Nicolas Bertoli, le Lartet est noble à la muleta où Baptiste nous sert de bonnes séries de derechazos. Le Landais raccourcit le terrain et fait baisser la tête du bicho qui manque de punch sur la fin. Entière légèrement contraire après pinchazo, descabello. Oreille, dépouille applaudie.

     L’Alma Serena léger mais bien fait est piqué une seule fois par Laurent Langlois après la vuelta de campana à la cape. Brindis à Juan Leal sur les tendidos. Charges courtes, retours rapides, la flanelle quelque peu tutoyée. Entière à peine delantera. Oreille… la banda démarrant toujours avant même l’entrée des mules ! Incorrigible.

 

    

    L’Astarac que reçoit D. Canton est faible dès le capote. 1 piquette, une faena longuette sans émotion. 2/3 en place, 2 descabellos. Salut.

    Le pensionnaire de La Espera armé mais léger se fiche totalement du cheval et de son picador. Celui-ci franchira par deux fois la raya pour lui administrer 2 piques anodines. Dorian visite le ruedo, l’eral connaissant fort bien la marche arrière. La muleta basse, c’est mieux, et lui laisser sous les naseaux, c’est bien aussi, d’où de bonnes naturelles. La fin est désordonnée. 1 avis après échec aux aciers. Silence.

    Seul le prix de la meilleure faena (B. Cissé) a été distribué.

 

 

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18H. CORRIDA. Les arènes du Pesqué aux 4/5e. Bienvenus les nuages qui jetèrent un œil, passant au-dessus du ruedo.

 

 

 

                                                 De l’ennui au bord du gave

 

 

                                           Domingo Lopez Chaves,

 

    tira le mauvais lot. Le Pages-Mailhan fut faiblissime. Rien. Silence.

    Le Cuillé fut l’auteur d’un batacazo insoupçonnable. Faena hyper longue sur un sujet fléchissant. Entière au deuxième envoi. Salut. Domingo invariablement bon chef de lidia, attentif et précieux.

 

                                                     Juan Leal,

 

   réceptionna un Camino de Santiago costaud, armé large. Une vuelta de campana à la cape et donc une seule pique.

Marco Leal et Manolo de los Reyes saluent aux banderilles.

Du centre, passes inversées puis faena des deux mains avec accrochages et bousculades. 4 épées, 1 descabello. Silence.

    Le Yonnet sorti en 5e n’est pas franc du collier. Bagarre, voltereta, travail insistant sur les cornes, quelques passes de face à retenir. Entière au deuxième essai. Ovation.

 

                                                   Tomas Campos ,

 

         eut 2 Tardieu pour le prix d’un seul. Le titulaire se sectionna la corne gauche contre un burladero, triste fin. Le sobrero prit 3 piques, trop ? Une faena poussive, le Tardieu attiré par les tablas. Mort laborieuse. Silence.

 

          Notre patience enfin récompensée.

 

    C’est le Fernay,

 

                                                           Luce,

 

     né en mai 2014, bien en pointes, qui nous sortit de notre torpeur !

2 rencontres dont la première en mettant les reins. T. Campos tout heureux de profiter de la bonne corne gauche, enchaîna des séries allurées des deux mains. Terminant par des derechazos et pecho, la température du Pesqué augmenta. Une épée jusqu’à la garde : 1 oreille, forte pétition de la seconde… elle choit !

 

    Des prix furent remis après cette longue après-midi, sans intérêt.

    "Défi ganadero français" inscrit sur le programme. Tu parles d’un défi !

 

   La paella sous les ombrages fut généreuse. J’ai pu remarquer qu’en Béarn, on vous sert du gâteau basque ! Il n’y a plus de frontière !

                                                                                      Gilbert LAMARQUE

 

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HAGETMAU SAMEDI 28 JUILLET 18H.

Publié le par Cositas de toros

HAGETMAU SAMEDI 28 JUILLET 18H.

NSP. Couvert, orageux. Entrée attractive à 10€.

 

                             ADIOS

 

       Beaucoup d’absents et peu d’aficion dans les arènes nouvellement baptisées Docteur-Marcel-Lux qui fut adjoint au maire de 1953 à 1965 puis maire de 1965 à 1971. Il fut à l’origine du projet des arènes inaugurées le 17 septembre 1961.

       Plaisante tarde grâce à l’excellent lot de 5 erales proposé par Philippe et Pierre Bats, les ganaderos d’Alma Serena. Fort bien présentés et également bien armés pour ce type de spectacle, ils nous ont offert noblesse, chispa avec un jeu varié et séduisant. Très bon le 1er, excellent le 4e.

       Mise en bouche, 3 erales pour Adam Samira, Solalito et Yon Lamothe.

 

 

Puis les deux "vainqueurs", "meilleurs"… se sont vus affronter chacun, un nouveau pensionnaire.

Les quatre premiers d’origine Garcigrande, le 5e Luis Algarra.

        Adam Samira perd le capote dès l’entrée du bicho qui se révèlera brillant. De la violence sur la muleta puis les qualités de la bête favorisant quelques bonnes séries. Noble, répétant, il surpasse l’Arlésien qui mit du temps à trouver le sitio. Il abrégea la faena, l’Alma Serena n’avait pas tout dévoilé. Mauvaise conclusion, 1 avis, silence.

        Un exercice plus difficile attendait Solalito héritant d’un castaño tardo, le plus lourd de l’envoi, reluquant les planches. Il banderille toujours avec appétit. Le jeune torero amène le novillo au centre par doblones avec beaucoup de maîtrise. Solal s’arrime et grâce à une faena ajustée, technique, il reste le patron du ruedo. Las, cet eral ne permet pas au travail de s’élever davantage. L’épée faillit et D.R. , le puntillero, comme à Mont-de-Marsan fit se relever le moribond par deux fois qui mourut bouche cousue. 1 avis, silence.

        Yon Lamothe accueille son adversaire par d’élégantes véroniques comme il sait les égrainer. Le Tarusate exploite bien la corne droite, par contre c’est plus compliqué sur la gauche. Laissant plus d’espace au bicho, la muleta de Yon nous verse de belles séries de derechazos et une pincée de naturelles.

Suite aux manoletinas finales et le pecho, Yon délivre une entière et coupe 2 oreilles.

       Le "jury" (qu’il reste anonyme) désigne A. Samira et Y. Lamothe pour la suite.

Solalito est resté incompris et par ce "jury" et par le public ! Dommage.

       Le second d’Adam est une coupe de caviar, du Beluga ! Une caste énorme. La faena démarre du centre par des passes inversées, le tout à la vitesse de la lumière, étouffant l’eral. Samira est bousculé. L’Alma Serena est noble, humiliant mais la main gauche est empressée et, suit une voltereta. Une série de naturelles malgré tout et la conclusion à l’épée est encore laborieuse. 1 avis, silence. On pouvait s’attendre à mieux.

       La tarde se termine avec le cousin de sang Luis Algarra, plus petit mais bien roulé distribuant des hachazos sur des charges courtes. Supérieur à gauche, Yon nous sert de belles séries sur cette corne amenant la faena a mas, terminée par des bernadinas. Echec sur 2 recibirs, suivront 1 pinchazo, 1 épée contraire et 1 descabello. Oreille… ouais.

       Yon Lamothe reçoit le prix de l’ACOSO comme triomphateur, Adam Samira, un accessit comme finaliste.

Pierre et Philippe Bats sont invités (de justesse) à saluer en bord de piste.

 

      L’année passée, j’écrivais "Hagetmau, ton aficion fout le camp", cette année, elle a bien disparu !

                                                                                         Gilbert LAMARQUE

 

PS: le diaporama qui suit est à mettre à l'actif de Gilbert LAMARQUE

HAGETMAU SAMEDI 28 JUILLET 18H.
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