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Mardi 14 août au matin DAX

Publié le par Cositas de toros

Mardi 14 août au matin DAX

 

Eliminatoires des NSP

 

10h30, arènes du Parc Théodore-DENIS, c’est parti pour un marathon taurin.

     En premier, les éliminatoires des NSP reportés de la veille.  C’est dans un cirque rempli aux 2/3 que nous avons vu défiler un lot de 5 erales de la ganaderia du Lartet. Ils n’avaient nul besoin de venir en cette ville thermale pour un séjour de remise en forme. Le lot réservé par la famille BONNET est parfaitement homogène tant en trapio qu’en armure et diablement encasté. Simplement comme nous les aimons.

Leur opposition du jour et constituée de :

                                              Alejandro CANO,

qui ne nous a pas montré grand-chose au capote, à la muleta, la caste de l’eral prend le dessus et après quelques désarmés, il visite la sous couche nuageuse du ciel dacquois et termine très vite à l’infirmerie dont il ne reviendra pas. Jose Antonio VALENCIA tue pour lui.

                                         Jose Antonio VALENCIA

est venu en substitution de Carlos MOLINA blessé. Après avoir banderillé son opposant assez moyennement, il lui sert une faena majoritairement droitière, l’eral apprend vite des erreurs d’un trasteo fait du pico. Entière foudroyante au quatrième essai, l’arrastre est applaudi. Jose Antonio s’octroie une vuelta.

                                        Valentin HOYOS CALAMA

fait une faena en demi-teinte avec une muleta trop brusque et trop basse pour son novillo qui se relève après une sévère chute aux banderilles qui lui laisse des séquelles. Entière au troisième essai caída et suffisante. Salut au centre.

                                                    SOLALITO

tombe sur un coureur qui visite le ruedo. Banderillé très moyennement, il part de loin sur le drapelet permettant à Solal de tirer quelques belles séries, malheureusement, suite à une petite erreur, il prend une grosse "rouste". Il revient avec courage mais peu à peu perd le fil. Entière contraire au deuxième essai, arrastre applaudit salut et vuelta pour le torero.

                                                  Yon LAMOTHE

a quant à lui à en découdre avec un eral distrait. Il arrive à l’intéresser en rentrant dans le sitio ce qui lui permet de lui imposer sa tauromachie. Pendant un moment, c’est Yon qui commande. Hélas au fil de la faena, il retrouve son placement naturel sur la bordure, se découvre et se met en danger. Entière atravesada suffisante, oreille.

 

Les deux qualifiés sont, sans surprise

SOLALITO

Yon LAMOTHE

 

FINALE

     En second,12h30, toujours en ce même lieu, le ciel est toujours nuageux, et puis, d’un coup, ça s’est mis à tomber… mais pas la pluie.

Cette finale opposera les vainqueurs  à quatre pensionnaires de GUADAIRA (de sang Jandilla), desiguales en trapio et en présentation. Un lot "de fond de tiroir".

                                                      SOLALITO

prend en premier una cabrita, vif à la sortie, noble, mais… faible. Il prend en charge la pose des banderilles et sert, j’ai failli dire à cet avorton, une faena intelligente, toute en douceur, sans peser. Final en circulaires puis entière contraire et droite suffisante. Oreille. Son second doit faire approximativement le double du poids de son premier et juste un peu plus de force. Après avoir posé trois jolies paires de banderilles, il brinde à Yon et  sert une faena accomplie sur les deux rives à son adversaire. Hélas, les aciers lui feront défaut. Entière efficace au cinquième essai. Palmas et salut au centre.

Yon LAMOTHE trouvera en son premier le cocktail maison du jour, noblesse et faiblesse. Tellement de faiblesse que, hormis quelques gestes par-ci par-là il ne peut tirer un semblant de faena. Entière derrière et contraire suivie de 3 descabellos auront raison de son eral.  Silence. En second, otra cabrita… juste de force. Il brinde sa mort à Dorian et Baptiste, les frangins d’Adour Aficion. Entame par deux cambiadas au centre, puis continuera avec une faenita profilée et courtoise donnée à un animal insipide. Très grosse entière engagée et foudroyante pour en terminer. Oreille concédée à la demande du public par la présidence qui résistera à une forte pétition de seconde.

 

A ma grande surprise, Yon LAMOTHE est déclaré vainqueur de ce concours de NSP 2018. J’ai le vague sentiment que SOLALITO c’est un peu fait voler sur le coup. Mais peut être était-il impossible qu’un "sudestien" puisse gagner en terre dacquoise, ce d’autant plus que son adversaire du jour jouait à domicile.

Je tiens à préciser que je n’ai eu aucune information provenant de personnes autorisées sur ce sujet. Ce n’est qu’une réflexion toute personnelle.

 

Patrick SOUX

 

PS : Ne vous éloignez par trop ou de votre ordi ou de votre téléphone, prochain article à paraitre : la reseña du solo de JB, ce même jour vers 16h (si le timing est respecté, vous savez avec la fatigue des fêtes…) En attendant, le diap en dessous.

Mardi 14 août au matin DAX
Mardi 14 août au matin DAX
Mardi 14 août au matin DAX
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Mardi 14 août au matin DAX
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Lundi 13 août Dax 3e de Feria

Publié le par Cositas de toros

Lundi 13 août Dax 3e de Feria

 

La Pedrazada

       La suspension de la NSP du matin à cause de la pluie nous a grandement laissé le temps de nous pencher sur notre condition d’aficionado a los toros et la discussion aidant nous nous sommes retrouvé à 18h, heure du paseo.

Ce jour, 6 toros de l’élevage salmentino de Pedraza de Yeltes, un lot très bien présenté tant en trapio qu’en armures. Ils ont tous fait (plus ou moins) preuve de caste,  de bravoure et de noblesse piquante, supérieurs les 3 et 5. Un seul bémol, la faiblesse, le manque de fond et de force de certains. Force est de constater qu’ils ont perdu de leur sauvagerie d’antan et que pour moi, même si la course dans son ensemble a été bonne et entretenue, je l’ai trouvé en dessous de celle de l’an passé qui était déjà en dessous de celle de l’année d’avant…

En opposition aujourd’hui, Octavio CHACÓN (en substitution de RAFAELILLO blessé), Daniel LUQUE et Emilio de JUSTO.

                                              Octavio CHACÓN ,

inutile de le présenter dans notre Sud Ouest, il est un grand lidiador mais aussi un grand chef de lidia et, il l’a de nouveau démontré aujourd’hui. Son premier a du genio, son second est réservé. Pas de grandes choses au premier tiers, ses deux opposants s’y comportent dignement avec alegria mais sans pousser (2 piques chacun). Si le 1 est arrivé compliqué à la muleta, finissant même aux planches, le 4 montre plus de combativité. Belles séries liées sur les deux rives, cites de loin sur un animal qui répond. Les deux épées caídas qui terminent sont trasteo lui permettent malgré tout un salut au premier et une oreille au second.

                                                   Daniel LUQUE

doit composer avec son faible premier qui s’agenouille avant, pendant et après le premier tiers. Avec un gros effort il arrivera à le maintenir debout et lui servir une faena honorable terminée par ses luquesinas maison, entière caída et une oreille. Son second, Holendero est un tout autre client. Le premier tiers est combatif avec une première pique violente, sur laquelle il emporte le groupe équestre, sur la deuxième il se défend plus qu’il ne pousse et, sur la troisième il part du centre avec alegria, le piquero le manque et se reprend. Un combat. Après trois excellentes paires de bâtons et salut des banderilleros, c’est avec une muleta autoritaire et ferme (et le ventre de la muleta, lui) qu’il conduit bien le toro à droite. A gauche il se fait désarmer d’entrée mais il  reprend vite les commandes. Malgré tout, il perd un peu le fil sur la fin, l’amène au centre pour une entière un peu cadía et plate. Le toro lutte et finit par tomber. Oreille au torero et vuelta au toro (pas de contestations).

                                              Emilio de JUSTO,

pas le plus heureux au sorteo, effectue une faena autoritaire et douce à la fois (une main de fer dans un gant de velours) qu’il terminera hélas par un bajonazo sur son premier adversaire qui sort très réservé,  prend un premier picotazo en manso, une deuxième pique très forte,  met les reins et bouscule tout sur son passage, suivi d’une troisième du centre au galop en mettant les reins. Le dernier de l’encierro remate à la sortie, prend une première puya carioquée avec de la puissance et une deuxième moins forte de laquelle il sort seul. Il en sortira affaibli ne permettant à Emilo (pas très à l'aise ce jour), que quelques bonnes séries à gauche. La faena reste décousue, final par manoletinas de face et, le fracaso aux aciers ne lui permettra de n’entendre que quelques applaudissements.

 

DAX Lundi 18 h,

Temps couvert, température enfin supportable,

14 piques, les banderilleros de LUQUE saluent au 5ème,

Octavio CHACÓN, salut, avis et oreille

Daniel LUQUE, oreille et oreille

Emilio de JUSTO, silence, avis et palmitas.

Holendero n°14, né en décembre 2013, sorti en 5ème position pour Daniel LUQUE honoré d’une vuelta al ruedo.

Présidence: Bernard Cisset.

 

Patrick SOUX

Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
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Lundi 13 août Dax 3e de Feria
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Lundi 13 août Dax 3e de Feria
Lundi 13 août Dax 3e de Feria
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Lundi 13 août Dax 3e de Feria
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Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria

Publié le par Cositas de toros

Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria

 

Dimanche Matin 11h30

 

Dans les chiqueros, 6 exemplaires de la ganaderia de Hermanos GARCIA JIMENEZ.

Le lot est sorti faible, voire très faible, sans race, 11 rencontres pour une seule vraie pique (la première du toro sorti en quatrième position), tous fléchissant ou tombant au sortir du cheval. Ils arrivent parados à la muleta, vous l’aurez compris, une matinée d’aburimiento.

Les piétons, avec un chef de lidia

                                                    J.J. PADILLA,

dont c’était la despedida en terre dacquoise, après avoir reçu la médaille de la ville, nous a fait du PADILLA. Il met l’ambiance sur les gradins aux bâtonnets et nous gratifie d’un travail "sur les berges de l’Adour" (vous aurez compris l’engagement), même engagement à la mort, bis repetita au second avec deux saluts au centre en récompense. Il part à la fin de son deuxième prendre l’avion à Biarritz, attendu qu’il était à Béziers à 18h. 

                                              J.M. MANZANARES ,

avait amené son linge de maison (drap de lit) en remplacement de sa muleta. C’est beau, c’est lent, et c’est… du pico. Tant et si bien qu’il finit par désintéresser son deuxième qui part en querencia à la fin de la faena. Il le tuera d’un recibir dans les planches et coupera une oreillette ! (aurait-il des problèmes d’audition, pour l’oreillette bien sûr).

                                                Andres ROCA REY,

amène son premier au centre avec une muleta dominatrice à gauche, le toro voudrait mais ne peut pas. Trasteo intéressant, dominateur et construit, mais qui manque d’émotion par la faiblesse de son opposant. Entière efficace, arrastre sifflé. Son second se casse la corne en rematant au burladero. Animal changé et, galère pour le rentrer y compris avec les cabestros. C’est là que J.M. MANZANARES devenu chef de lidia après le départ du Pirata, a fait le plus beau geste de la course allant s’enfermer dans l’entrée du toril afin de faire le quite au toro. Le sobrero du même fer sort des chiqueros. Le maestro le banderille moyennement, comme le premier. Il arrive à la muleta avec violence, en deux séries à droite et une à gauche. Andres règle le problème. Malheureusement le toro est faible et raccourcit sa charge très vite. ROCA REY tuera vite et bien par une demi en place. Applaudissements.

 

 

Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
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Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria

 

Dimanche après-midi 18h

Grande tormenta y gran terramoto en la plaza de DAX

 

6 toros de Santiago DOMECQ, pardon, 4 toros y 2 novillos (le 2 et le 6). Vous avez dit le 2 ? mais ce n’est pas celui qui… mais oui Monsieur, il s’agit bien de lui. Les six on manqué de caste et  de race pour 11 rencontres et 1 pique (le 3), fléchissant pour la plupart dans leur combat à la muleta. Je dois quand même dire que le lot est mieux sorti que celui du matin, OK ce n’était pas compliqué !!!

Pour Sébastien CASTELLA, Gines MARIN et Jesus Enrique COLOMBO.

Le meilleur de l’après-midi est sans conteste à mettre au crédit de

                                            Sébastien CASTELLA

qui nous a démontré tout au long de ses deux faenas ce qu’était toréer, dominer un toro et le conduire après l’avoir réduit…n’en déplaise aux grincheux !!! Deux faenas différentes données à deux toros différents, c’est ce que l’on appelle l’adaptation. Son premier de media casta est noble et il lui lie de belles séries des deux mains après avoir réglé les problèmes de tête. Entière, 1 oreille. Son second, il le cite de loin et le toro vient pour deux séries sur les deux rives et final incimiste, à la CASTELLA, dans les cornes, les pieds rivés dans le sable. Une demi suivie d’une entière un peu caida, salut au centre.

                                                   J.E. COLOMBO,

ne nous a pas gratifiés de la tauromachie fleurie sud-américaine. Avec son premier adversaire faible auquel il pose très moyennement les banderilles, il est obligé de composer avec un toro qui proteste à la muleta, qui fléchit des antérieurs en cours de passe  et qui fini par raccourcir sa charge et par s’aviser. Il arrête sa faena  et porte un entière très engagée et foudroyante. Applaudissements.  Son second, un novillo (480KG mais sûrement à l’embarquement) donne quelques signes encourageants aux banderilles car après trois paires posées à cornes passées, il poursuit le maestro jusqu’aux planches. Après avoir brindé la mort de son novillo aux "touristes" il entame un trasteo qui reste rapide, qui se continue sur l’autre bord. Il n’arrive pas à templer et se retrouve face à un novillo intéressant qu’il n’arrive pas à dominer complètement. Final en bernardinas serrées, 2/3 sur le côté et oreille.

Pour terminer,

.                                                   Gines MARIN,

qui est à mes yeux le responsable de l’orage et du tremblement de terre dacquois qui restera dans les mémoires comme celui du 12 août 2018 à 19h07. En effet, lorsque sort, à 18h42, Lebrero né en mars 2014 et portant le n°106, je crois voir sortir un novillo (480Kg lui aussi et sur la même bascule), il fait une sortie discrète, 4 véroniques et nada mas, un premier picotazo dans le morillo et un second dans l’épaule, 3 paires de banderilles normales et Gines brinde au conclave. Ensuite il claque une faena lambda, quelconque, faite de passes sur le passage, si je reprends mes notes, j’ai écrit : "Ce pega paso reste sur la bordure d’un careton sur pattes". Il termine par une série de bernardinas et soudain tout bascule avec la demande exacerbée de deux ou trois personnes pour l’indulto. Le gamin entend, repart pour une série, la pétition monte, Gines continue en s’adressant à la présidence prenant le public à témoin. Ça monte et finalement, le président en la personne de Monsieur Guy BOURNIAC, baisse le pantalon et sort le mouchoir orange !!! Gines MARIN est à l’origine de cet indulto. Il a toréé ce novillo pour l'indulter, refusant de tuer le toro  et prenant le public à témoin alors que la présidence ne s’était pas prononcée.

Monsieur Gines MARIN, Maestro, vous êtes un matador de toros et de ce fait vous vous deviez de tuer ce toro. Quant à vous Monsieur Yannick BOUTET, vous l’alguacil des arènes, vous devez faire respecter les ordres de la présidence. Où étiez-vous durant ce flottement où la présidence "réfléchissait", vous auriez dû intervenir pour demander au Maestro de tuer son toro.

Je n’hésite pas à le dire, l’indulto doit rester un fait exceptionnel, donné à un toro de bandera, à un toro complet et, j’en suis désolé, mais Lebrero était à des lieux du toro complet !!! Et donc cet indulto est purement scandaleux. Cette nouvelle aficion vient aux arènes pour voir 80 passes de muleta sans regarder comment elles sont données, sans tenir compte du premier tiers ni même de la suerte suprême ! peu importe comment l’épée est portée ni où elle est mise, pourvu qu’elle rentre et que le toro tombe, je vous le dit, cette aficion là sera tout bonnement et tout simplement responsable de la mort de la Corrida, celle que nous aimons, celle où on voit des toros des vrais et non ces collaborateurs ennuyeux.

La faena de son deuxième est tellement anecdotique que je ne m’étendrais pas plus sur le sujet.

Dimanche 12 août :

Le matin, très chaud no hay billetes.

L’après-midi lourd se couvrant très rapidement, quelques places vides.

 

Patrick SOUX.

Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
Dimanche 12 août Dax, 1er de Feria
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MAURRIN. DIMANCHE 5 AOÛT. 19H.

Publié le par Cositas de toros

                            MAURRIN. DIMANCHE 5 AOÛT. 19H.

4e novillada concours de ganaderias sans picadors

 

            Village de 450 habitants, l’affiche avait réuni 300 spectateurs bravant la chaleur. Ce public garnissait la moitié des arènes construites par les bénévoles de la commune en 1995, rénovées en 2015.

Maurrin ? Certains se posant la question à Riscle la veille… est un village landais situé à 11 kms de Mont-de-Marsan, proche du Gers, sur la route allant vers Auch, à 17 kms du Houga.

 

     Cette novillada est organisée conjointement par le Comité des Fêtes et la peña Toro Cardeno de Grenade-sur-l’Adour.

300 entrées (et combien de revisteros ?), cela suffira-t’il pour une édition 2019 ?

 

 

    Valentin Hoyos Calama, présent à Riscle la veille, hérita d’un Alma Serena d’origine Miranda de Pericalvo, bien bâti, à la superbe tête. Cet élève de l’école taurine de Salamanque, finaliste du bolsin de Bougue ne m’enflamma guère  (heureusement, vu les degrés affichés !). Il récite et manie la muleta loin du corps. Quelques coups de tête de l’eral se défendant, glissant vers les planches. Epée au 3/4, efficace. Vuelta.

 

    Solal Calmet Solalito, vainqueur du bolsin de Bougue, ne s’est pas véritablement entendu avec Enamorado (un comble!), le Casanueva castaño bociblanco à la cambrure soutenue. Il posa 3 paires de bâtonnets, la 3e ne convenant pas, il nous offrit une dernière comme il le propose souvent, plus aboutie.

Solal tient le bicho au milieu du ruedo qui humilie tout en donnant quelques coups de trombine désordonnés, manifestant sa faiblesse. Le Nîmois ne sut pas trop composer avec cet état. Quieto malgré tout, il aligna des séries allurées des deux mains. Mais sans que cela soit parfait, Solal nous offrit une faena sérieuse et bien construite. Il faut être deux pour cela, les qualités du Casanueva l'aidèrent. Échec à la mort. Silence.

 

    Yon Lamothe récolta le dessert dominical, Tibielo, l’Alma Serena issu de Garcigrande. Qui dit Garcigrande, dit noblesse. Bon capote du Tarusate et le bicho étale ses qualités avec vivacité. Des séries de la gauche, plus templées à droite. Entière de côté. 2 oreilles (… une pour l’eral). Arrastre applaudi.

 

    Javier Adan de l’école madrilène El Yiyo, faisait sa présentation en France, revêtant l’habit de lumière pour la première fois. Dur baptême ! Il lui fut servi une vache de La Espera et l’une des pires ! Une honte. Honte à l’éleveur qui mérite le purgatoire ! Quant à l’enfer, c’est Javier qui le visita. Il se bagarra avec cet animal débile et sans race. Il se croisa, mit la jambe, ne renonçant jamais, bousculé, désarmé maintes fois. La mort fut pénible, un avis. Palmitas.

J’ai entraperçu des qualités chez ce jeune madrilène, triomphateur du bolsin de Colmenar Viejo. Il obtint quelques points positifs sur la fin de sa faena. A revoir.

 

    Les prix de l’ACOSO au meilleur novillo revint donc à Tibielo d’Alma Serena et celui du meilleur novillero, à Yon Lamothe.

La peña Toro Cardeno remit son prix à Solalito pour sa faena.

 

                                                                                             Gilbert LAMARQUE

 

 

Toutes mes plates excuses pour ce "reportage" photographique tronqué. Après Valentin et Solalito ce fut le trou noir ! Une batterie non rechargée. Quelle faute ! Oui, mais une faute de jeunesse !

 

                            MAURRIN. DIMANCHE 5 AOÛT. 19H.
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Parentis, dimanche 05 août

Publié le par Cositas de toros

Parentis, dimanche 05 août

 

La matinale

 

 

11h sonnent, les clarines itou, le paseo démarre, nous avons même trouvé une belle place en barrera SVP et à l’ombre bien sûr.

L’ADA nous déclinait, cette année, cette matinale sous forme de fiesta campera avec deux novillos de Couto de Fornilhos pour Alejandro FERMIN et Jésus MEJIAS, la prime au vainqueur étant la troisième place dans le cartel de l’après-midi. Le choix étant fait par les spectateurs matinaux qui se voyaient offrir l’opportunité de donner leur avis sur la question au sortir du spectacle en déposant leur billet d’entrée dans l’une des deux urnes de leur choix. Très démocratique tout ceci Monsieur… (à la mode garlinoise).

Las, pour avoir un véritable choix, il aurait fallu qu’il y ait matière, hors matière devait avoir autre chose à faire, elle a manqué le rendez-vous. Non pas par la faute des organisateurs qui, à mon sens ont bien fait les choses, mais plutôt par le manque de novillos. En effet, entre le premier qui sort invalide et le second manso et sans options, les spectateurs ont eu le choix entre la peste et le choléra (si je puis me permettre).

En effet,

                                                Alejandro FERMIN,

a vu sortir des chiqueros un beau novillo qui s’est très vite révélé handicapé du train arrière (on peut dire handicapé pour des animaux ? ou il faut également parler de novillo à mobilité réduite). Cet animal avait du potentiel, partait avec alegria à la pique mais faute de pouvoir pousser n’a pu démontrer toute sa bravoure. Alejandro, malgré toute sa meilleure volonté (et il en a eu) ne pouvant  construire un trasteo  efficace a dû écourter sa faena.

 

                                                    Jésus MEJIAS,

quand à lui a compris que l’animal qui lui était opposé ne le servirait pas beaucoup. D’entrée difficile à fixer, il cherche les planches à la sortie de la première pique, malgré tout il en prend une deuxième sans conviction et repart au toril. Jesus essaye en vain de l’amener vers le centre sans résultat. Il part alors dans sa querencia sans plus de possibilités. Et comme il n’a pas été très adroit ou chanceux (c’est selon) à la mort, le novillo tombe après deux pinchazos, et nous, nous restons dubitatifs…

Difficile choix que celui des spectateurs. Mais, vox poluli, vox dei… Attendons quelques heures et nous saurons.

 

 

 

Parentis, dimanche 05 août
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L’après-midi

 

 

Au menu, 3 novillos de Couto de Fornilhos (Conde de la Corte y D. Atanasio Fernández)  les 1, 3 et 5, puis, 3 de Santa Teresa (D. Luis Gamero Cívico-D. Juan Guardiola Soto) les 2, 4 et 6.

 Apparemment ni le même propriétaire, ni le même élevage, ni le même sang. Le seul point commun est le même représentant en la personne de D. Pablo Hernandez Alonso (???). Si quelqu’un a des infos plus précises, je suis bien évidemment preneur.

La seule chose évidente est qu’il ne fallait pas arriver en retard.

Nous nous sommes donc installés à nos places respectives, bien à l’ombre confortablement assis sur un beau coussin lorsque mes voisins de gauche (deux messieurs d’un âge certain) se sont plaint d’être trop à l’étroit et se permettent de déranger l’organisateur qui passait en callejon !  Je me suis donc mis en mesure de démonter à ce monsieur que j’étais bien à ma place, lui me prétendant le contraire tout assis qu’il était sur la moitié de mon coussin. Ah, la mauvaise foi… Ce n’est pas forcement que féminin. Bref n’étant pas venu aux arènes pour faire faire quelque économie au régime général de retraite, je me suis mis en mouvement afin de la battre (la retraite) et suis allé me placer deux rangs au dessus. Je pensais naïvement que l’incident était clos, que nenni… Car, contre toute attente mon compañero du jour s’est fait un devoir de questionner mon ancien voisin qui était devenu le sien (ça va, vous suivez toujours) afin de savoir s’il s’était acquitté de la différence du prix de la place que j’avais bien voulu leur céder… Vous aurez compris que cette petite mésaventure nous aura fait l’après-midi. Et tout ça pourquoi ? Pour quitter sa place à la fin du deuxième toro estimant qu’il n’avait toujours pas assez de place !!!

Alors, je m’adresse à vous mesdames et messieurs responsables des HEPAD, je vous en prie, faites attention aux personne à qui vous distribuez des autorisations de sortie, un jour tout ça finira mal, je vous le dit…

Bien, faudrait peut être que je vous parle toro non ?

La novillada est sortie intéressante surtout grâce aux trois Couto supérieur le 1, mansote le 3, encasté le 5. Les Santa Teresa ont eux été relativement inexistants, mansos et faibles avec une prime au 4.

 

                                          Juan Carlos CARBALLO,

hérite du meilleur avec son premier. Un novillo encasté qui "demandait les papiers". Nativo  a trouvé face à lui un novillero motivé, un novillero qui sait ce qu’est lidier un toro, enfin (!!!) un novillero qui met la jambe et qui de plus a eu l’intelligence d’arrêter sa faena au bon moment sans en faire trop. Oreille demandée, accordée et largement méritée. Son second de Santa Teresa n'a   d'Artillero  que le nom, il fuit les capotes. Au premier tiers, il est tardo et sort seul de la deuxième puya. Parado aux bâtonnets, le tercio est compliqué et, sur la première série de muleta, il tombe sur un pecho et ne se relèvera pas obligeant le peon à le puntiller… (Silence)

 

                                               Carlos ARANDA,

prend le Couto en premier, novillo mansote, fuyant les appels des peones. Sévèrement et mal piqué dans l’épaule à trois reprises, il arrive parado à la muleta. Carlos fait les bordures et s’évertue à prolonger une faena inexistante (silence). Son second, le Santa Terasa sort des chiqueros avec vivacité répondant aux quites. Carlos l’attaque avec des véroniques gagnant le centre de la piste, on se prend à espérer. Aux piques, après avoir renversé la cavalerie au premier contact, nous avons frôlé la catastrophe

lorsque le novillo charge le monosabio le prenant par la ceinture (!!!). Par la suite le tercio s’est transformé en règlement de compte avec le piquero assassin qui continue à piquer après les clarines (où étaient les alguaciles ?) et le reprend une quatrième fois en sortant du ruedo. Il finit la sortie sous les huées de la foule. Malgré cela, le novillo arrive violent dans  la muleta trop tendre de Carlos qui restera une fois de plus sur le bord sans  jamais s’imposer. Avec une muleta plus autoritaire ? quien sabe ? Mise à mort « laborieuse », avis et nouveau silence.

 

                                                   Jesus MEJIAS,                                    

                                    le gagnant surprise de la matinale !

Son premier Couto sort  et répond aux cites, suite de véroniques avec media au centre. Il prend une bonne première pique en mettant les reins, il vient à la seconde avec alegria mais sort seul, la troisième itou. Jesus entame sa faena par le bas mais la suite est difficile, le novillo est violent distribuant des hachazos en veux tu en voilà et il ne sera jamais en mesure de résoudre ces problèmes. Le jeune homme est beaucoup trop tendre pour ce genre d’opposition, silence. Face à son second le Santa Teresa (copie conforme de ses deux frangins), qui ne prend que deux piques avec plus de violence que de bravoure, il entame sa faena de muleta montera vissée sur sa tête, façon ESPLA des grands jours, hélas, il ne suffit pas de, pour...(ça à la couleur, le goût, mais ce n'est pas...) il insiste pour tirer quelque chose de ce novillo qui est parado à droite et des demi charges à gauche. Très superficiel, il insiste encore et encore, le public fini par se lasser  et il en terminera avec une entière delantera suivi d’un avis et de trois descabellos. Silence.

Le passage dans ce ruedo du pays du Born est décidemment loin d’être un exercice de style. Et même si certains novillos nous paraissent être restés inédits, il n’en demeure pas moins vrai qu’une course qui donne de l’émotion, qui est entretenue avec du bétail qui bouge et qui est excessivement bien présenté et bien vous savez quoi, nous en redemandons.

 

Patrick SOUX

 

 

Parentis, dimanche 05 août
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Pas mal les nouveaux non? Qu'en pensez vous?

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