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UNE HISTOIRE DE L’AFICIÓN EN ESPAGNE

Publié le par Cositas de toros

 

 

Deuxième partie.

 

  

 

  Aujourd’hui le monde taurin est devenu un milieu très lucratif, que ce soit pour les directeurs d’arènes, les empresas et les agents, les apoderados, ainsi que pour certains acteurs, toreros ou ganaderos.

 

                                                   

Simon le Majeur

 

Et ce système est en grand danger. Les récentes fluctuations négatives pour le pays sur les marchés économiques et financiers ont frappé de plein fouet la tauromachie. Les raisons de cette chute libre sont nombreuses et les maux profonds. Plusieurs facteurs s’ajoutent à l’équation, tels que l’indifférence sociale, les tensions politiques et lobbyistes mais aussi le manque d’unité des milieux taurins.

 

                                                   

El rey Enrique 1er

   

    Pourtant selon les chiffres du ministère espagnol de la Culture, plus de 45 millions d’euros ont été versés au fisc espagnol, soit quatre fois plus que les chiffres du cinéma. Une enquête explique qu’environ 6 millions de personnes ont assisté à un spectacle taurin en 2014, ce qui en fait le plus grand évènement de masse derrière la Liga de football et ses 13 millions d’entrées.

 

                                                      

El Juli, le dauphin.

   

    Mais nous sommes en 2019 et le manque de nouvelles personnalités du toreo et de nouvelles  générations d’aficionados intensifie cette chute vertigineuse.

 

                                                          

Ricardo Gallardo (Fuente Ymbro).

   

    Après le succès des partis d’extrême gauche comme Podemos et de centre-droit comme Ciudadanos lors des élections régionales et municipales, on cristallise toutes les appréhensions des partisans taurins face à une vague dite anti taurine. Certaines régions se sont déclarées en faveur d’un arrêt des subventions, en évoquant la nécessité de coupes budgétaires et la cause animale pour premiers arguments.

    Dans la capitale, le sujet est explosif où la maire, Manuela Carmena, coupe net les subventions des écoles taurines. Soutenue par Podemos, elle souhaite faire de Madrid, "la ville des animaux".

¡ Cuidado, perros peligrosos !

Les traditions taurines sont donc devenues un enjeu politique de taille.

    Le caractère et l’aspect traditionnel de la tauromachie sont critiqués pour leur conservatisme. Le mouvement animalier PACMA (Partido Animalista Contra el Maltreto Animal) dénonce les corridas comme "spectacle à caractère barbare et anachronique, impropre d’une Espagne civilisée au XXIe siècle". Des choix forts ont déjà été pris par certaines communautés autonomes, à l’instar de l’archipel des Canaries, qui a interdit la corrida dès 1991 et la Catalogne en 2010 pour des raisons "anti-espagnolistes". Aujourd’hui, des fêtes traditionnelles de villages sont aussi en danger dans plusieurs provinces, comme les "carrebous" dans les régions de Valence et de Barcelone et le "toro de la Vega" pratiqué depuis 1453 à Tordesillas dans la Communauté de Castille et Léon s’est vu  fortement mutilé.

 

                                                                  

   

    Depuis des années, el Toro de la Vega était brocardé comme une séquelle de l’"Espagne barbare". Chaque mois de septembre, écologistes et journalistes (les uns pour s’opposer à la "fête", les autres pour la couvrir) étaient reçus avec violence par la majorité des habitants, qui ne supportaient pas que des étrangers aient voulu leur imposer l’interdiction d’une telle tradition.

C’est pourtant ce qui a été décidé en 2016. Le gouvernement régional de Castille et Léon, paradoxalement dominé par les conservateurs du Partido Popular, après de longs atermoiements, a approuvé un décret qui proscrit non seulement la mise à mort du taureau, mais aussi la possibilité de le piquer avec des lances. Mais la "fête" en elle-même est maintenue. "Au fond, nous n’avions que deux solutions, a précisé le président de la région José Antonio Sánchez-Juarez. Ou bien protéger la tradition ou bien l’éliminer. Et je crois que les traditions doivent s’adapter à la sensibilité et à la culture de l’époque." Tout est dit. 

Avec el Toro de la Vega, ce n’est pas le coup de grâce, mais une nouvelle pique qui affaiblit tout un secteur culturel.

    Mais les régions liées historiquement à la tauromachie semblent loin d’être prêtes à vouloir stopper la tradition comme en témoignent l’Andalousie, l’Estrémadure, la Castille-La Mancha, la Castille et Léon, la Communauté de Madrid, la Rioja, la Navarre et le Pays Basque. A San Sebastian eut lieu une petite victoire. En effet, la ville basque déclarée tout d’abord anti taurine en 2012, a autorisé à nouveau les corridas dans les arènes d’Illumbe en raison d’un changement à la tête de la municipalité !

 

                                                                 

Mariano Rajoy

   

    Le gouvernement Rajoy (2011-2018) s’est lui positionné en faveur de la cause, soutenant par la voie du Parlement en mai 2014, une loi qui incluait la tauromachie dans le patrimoine immatériel. Le but étant de créer un cadre législatif autour de cette pratique culturelle.

Le Partido Popular avait pourtant lui-même voté d’un commun accord avec le PSOE, l’arrêt des retransmissions télévisées sur les chaînes publiques. Celles-ci, stoppées fin 2006, ont repris depuis 2013.

    Exit Mariano Rajoy, le titulaire actuel est le socialiste Pedro Sánchez depuis juin 2018. Il a été contraint de provoquer des élections législatives anticipées qui se sont déroulées le 28 avril. 

Ses préoccupations actuelles ne sont certainement pas taurines.

… Et l’ombre du dictateur flotte toujours au-dessus de El Valle de los Caídos, vestige de la honte !

     Devenue un sujet de débat, lors des dernières élections régionales en Andalousie, le dirigent de Podemos, Pablo Iglesias, avait proposé un référendum sur l’abolition des corridas.

    Selon les derniers chiffres publiés par le ministère espagnol de la Culture, dans son "statistique annuel", le nombre de spectacles taurins est en baisse de 16 % sur les quatre dernières années. Sur dix ans, les places taurines perdent près de 20 % de leur public.

En 2013, le ministère comptabilise 428 corridas sur l’ensemble du pays, contre 398 en 2014, 387 en 2017 et 369 en 2018 (voir chiffres plus bas). Les autres types de spectacles liés à la tauromachie sans forcément de mise à mort, sont également en diminution. Il y avait eu 953 corridas en 2007 !

Et le record avant la chute, est détenu par l’année 2003 : 983 .

    L’estocade finale à une industrie tauromachique maintenue sous perfusion est en constante recherche d’un second souffle. Au delà de l’augmentation des coûts d’organisation et de sécurité, qui compliquent la mise en place de ces spectacles, le public n’est plus au rendez-vous. La corrida n’a probablement pas encore dit son dernier mot, mais le mal le plus profond ne viendrait-il pas de l’Espagnol lui-même, de moins en moins aficionado ? ¿ No ?

 

                                                     

Crépuscule tauromachique ?

                                                                                                       

 

                                                                                             Gilbert LAMARQUE

 

Quelques chiffres de la Tauromachie en Espagne.

    Le ministère de la Culture et des Sports espagnol a publié les statistiques pour l'année 2018 (sur le Net : estadistica-de-asuntos-taurinos).

    Voici quelques chiffres :

1521 spectacles dont,

 - 369 corridas (24,30%) dont 93 en arènes de 1ère catégorie. 387 en 2017.

 - 169 corridas à cheval (11,10%).

 - 217 novilladas avec picadors (14,30%). 220 en 2017.

 - 267 novilladas non piquées (17,80%).

 - 118 spectacles mixtes.

 - 381 spectacles mineurs.

Chez les professionnels inscrits au ministère ayant toréé ou pas durant l'année 2018 :

 - 751 matadors, 733 en 2017.

 - 319 rejoneadors.

 - 2573 novilleros (piquée et non piquée).

 - 603 picadors.

 - 1897 banderilleros.

 - 3406 mozos de espada.

 - 62 écoles taurines, 58 en 2017.

 - 1337 élevages de toros de combat, 1329 en 2017, 1341 en 2015... 

 

    

 

 

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UNE HISTOIRE DE L’AFICIÓN EN ESPAGNE

Publié le par Cositas de toros

Première partie.

                                                   

 

                                                            

Le jour se lève

 

    Lorsque Philippe V monta sur le trône d’Espagne, il apporta avec lui dans la péninsule, les idées, les mœurs et les préjugés au milieu desquels le duc d’Anjou avait été élevé. Aussi, éprouva-t-il et manifesta-t-il une vive répulsion pour les combats de taureaux. Durant les quarante six années que dura son règne, sans le défendre officiellement, il fit tous ses efforts pour abolir ce spectacle. Il n’y assistait jamais volontairement et ne l’autorisait à la cour que lorsque l’usage ne lui permettait pas de faire autrement. Ses courtisans, pour la plupart étrangers comme lui, n’eurent pas beaucoup de peine à renoncer à cet exercice vers lequel ils étaient peu portés, et les représentants de la noblesse espagnole qui avaient déjà fort à faire pour rester bien en cour, furent obligés de faire au caprice de nouveau roi, le sacrifice de leur jeu favori.

 

                                                        

Philippe V le Brave (1683-1746) par Miguel Jacinto Meléndez. Musée du Prado. Madrid.

                                                             

En effet, Philippe de France, duc d’Anjou était né à Versailles en 1863 issu de la dynastie des Bourbon. Papa n’était autre que Louis de France dit Monseigneur ou le Grand Dauphin. Ainsi, à Madrid, il installa des Français aux postes importants, orientant de façon nouvelle la politique espagnole.

    Là où Isabelle la Catholique et le Saint-Siège avaient échoués, Philippe V ne pouvait réussir, et les faits ne tardèrent pas à confirmer une fois de plus la vérité de cet aphorisme ignoré des taurophobes : Combattre l’afición, c’est la développer. On aimerait aujourd’hui que la chose soit vraie !

    Comprimée chez la noblesse, l’afición déborda chez le peuple où il devait être impossible de l’atteindre et où elle acquit vite une vigueur extraordinaire.

    Par un heureux contraste, autant Philippe V s’était montré hostile aux courses de taureaux, autant son fils Ferdinand VI qui lui succéda, se prit à les aimer.

 

                                                                     

Ferdinand VI le Sage (1713-1759) par Louis-Michel van Loo. Détail.

 

Le prince fit pour la tauromachie ce que Philippe IV avait fait pour les beaux-arts et pour les lettres. Il favorisa l’organisation des courses de taureaux, fit bâtir des arènes, dota Madrid d’une plaza où se donnaient des funciones au bénéfice de l’hôpital général, et obtint enfin du Saint-Siège l’annulation de la bulle de Pie V, et la suppression des peines très graves que l’Église infligeait aux toreros.

    L’élan était donné et il n’était plus au pouvoir de personne de l’arrêter.

 

                                                                             

Charles III (1716-1788) par Raphaël Mengs (1774).

 

Charles III l’essaya en vain en 1785. Par un article de sa royale décision, il interdit les courses de taureaux. Le décret resta lettre morte et fut bientôt annulé.

C’est sous son règne que commença à émerger l’idée de l’Espagne comme nation, qui se dota de symboles identitaires : un hymne, un drapeau et une capitale digne de ce nom.

    Mal conseillé par Godoy, Charles IV en l’honneur de qui, - l’ingrat ! - avait été donnée lors de son mariage, l’une des plus belles courses qui se soient vues en Espagne, veut à son tour supprimer ce spectacle. Cette mesure impolitique ne fut pas de celles qui contribuèrent le moins à provoquer cette explosion de colère contre le roi et de haine contre le ministre qui fit trembler tout le pays et jeta sur le Prince de la Paix, les insurgés d’Aranjuez…

    … Le soulèvement d’Aranjuez, motín de Aranjuez, fut un soulèvement populaire qui s’est déroulé le 17 mars 1808. Sachez que les troupes françaises sont présentes en Espagne et que les opposants au roi Charles IV et à son ministre Godoy, sont favorables au Prince des Asturies, le futur Ferdinand VII.

 

                                                                       

Charles IV (1748-1819) par Goya (1789). Musée du Prado. Madrid.

 

Au mois de mars, craignant le pire, la famille royale se retira à Aranjuez pour pouvoir, en cas de nécessité, prendre le chemin vers le sud, vers Séville et embarquer pour l’Amérique.

Le 17 mars après que la rumeur sur le voyage de la famille royale se fut répandue, la foule se réunissant devant le palais royal d’Aranjuez, le prit d’assaut. Devant la crainte d’un véritable lynchage, le prince Ferdinand intervint en véritable maître de la situation ; son père abdiqua, et il devint le roi Ferdinand VII. Voici pour l’histoire.

Ces évènements furent les premiers râles de l’Ancien Régime en Espagne.

 

                                                                  

Ferdinand VII le Désiré ou le Roi Félon (1784-1833) par Vicente López Portaña. Détail.

   

    La longue acclamation d’amour et de joie qui accueillit le retour de Ferdinand VII, - il fut remplacé sur le trône en juin 1808, par Joseph, le frère de Napoléon - se changea vite en murmures de mécontentement quand on vit ce prince traiter l’Espagne en terre conquise, méprisant ses souffrances et restreignant ses libertés. Lui aussi tenta de supprimer les courses. Cette politique faillit lui coûter cher et il fallut rien moins que l’intervention de la France pour le maintenir sur son trône. La leçon cependant lui profita ; il comprit que "la petite promenade militaire" du duc d’Angoulême ne pouvait se renouveler indéfiniment et qu’il valait mieux gouverner l’Espagne par l’amour que par la crainte. Louis Antoine d’Artois, duc d’Angoulême, Dauphin de France (de 1824 à 1830) , fils de Charles X, conduisit en 1823, la victorieuse expédition d’Espagne et gagna la bataille du fort du Trocadero et s’empara de Cadix.

 

                                                                     

Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulème de 1775 à 1824. Anonyme. Musée de la Légion d'honneur. Paris

  

    Il restaura, en monarque absolu, Ferdinand VII.

Celui-ci rendit donc ses libertés et accorda aux villes le droit d’organiser des courses. Il alla plus loin, fit du zèle en ordonnant la fondation d’une école officielle de tauromachie !

    Donc, soucieux de raviver une tradition populaire qui avait souffert de cette guerre avec la France, il créa l’école taurine de Séville. Il en confia, en 1830, la direction au matador Jerónimo José Candido, beau-frère de Pedro Romero qui avait alors soixante treize ans et qui finit par obtenir la direction tandis que Candido devenait son adjoint !

 

                                                        

Pedro Romero (1754-1839).

        

 L’école ferma quatre ans plus tard par décret le 15 mars 1834. Des figuras passèrent par cette école, tels Paquiro, Cúchares…   

    Il serait puéril et grotesque de prétendre que la suppression des corridas a été la cause efficiente des troubles qui agitèrent l’Espagne au commencement. Mais ce fut assurément une mesure maladroite, et la goutte de sangria fit déborder el jarro. On n’assagit pas un peuple en l’empêchant de se distraire comme il l’entend, et il vaut mieux qu’il dépense dans les "jeux du cirque", Panem et circenses, l’exubérance d’activité, de force et de courage qu’il pourrait employer à soutenir des luttes intestines. ¿ No ?

    Après Ferdinand VII, vinrent les Régences de Marie-Christine de Bourbon-Sicile et de Baldomero Espartero, puis les règnes d’Isabelle II, Amédée 1er , Alphonse XII, son fils Alphonse XIII.

En 1929, on célébrait environ 300 corridas. La Seconde République fut proclamée le 14 avril 1931, et juste avant la Guerre Civile, en 1935, la crise avait réduit le chiffre à une centaine.

 

                                                               

¡ Tres pesetas y nada mas !

 

 L’État espagnol de Francisco Franco suivra avec l’âge d’or de la corrida et la manipulation du peuple par le Caudillo, puis les différents gouvernements avec Juan Carlos 1er, roi le 22 novembre 1975, Philippe VI depuis 2014, perpétuant la dynastie… Rien de nouveau sous le soleil.

 

A suivre…

                                                                                   Gilbert LAMARQUE

 

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VUELTA AL RUEDO AL PERRO "ORTEGA"

Publié le par Cositas de toros

 

     Année 1958, le 12 juillet, Feria del Toro de Pamplona.

Ce jour-là, la vedette dans le ruedo pamplonais a été un chien, un chien de berger de ganado bravo. Il se nommait "Ortega", propriété d’Esteban Irisarri, lui aussi berger.

Pendant l’encierro de ce jour, celui de la ganaderia de Miura, un toro ne voulait pas entrer par la porte des areneros du coso de Pampelune. Ni les dobladores*, ni les cabestros, ni quelques capotes, ni toute l’expérience des bergers ne réussirent à faire rentrer l’animal dans les corrales. Mais apparut en scène "Ortega", et avec quelques aboiements et morsures, il parvint à faire rentrer le Miura aux corrales.

 

 

Les mozos présents prirent le chien comme un héros et firent avec lui, une vuelta al ruedo triomphale.

 

 

* Doblador (nom masculin). Doubleur. Vient de doblar qui veut dire doubler, plier, courber. Au figuré, se soumettre, céder, faire changer d’idée.

A l’encierro, désigne le torero professionnel qui intervient à l’entrée des toros dans les arènes, lorsqu’il soumet les cornus à sa cape, pour les amener au corral.

 

                                                                       Gilbert LAMARQUE (traduction).

 

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BOUGUE. 5 MAI.

Publié le par Cositas de toros

XXVBOLSIN

BOUGUE. 5 MAI.

    1O h. Soleil. 7°. Les premières hirondelles vues au-dessus du ruedo, souhaitaient nous convaincre que le printemps est bien là. Nous sommes septiques. 

Sur le sable, 10 jeunes, 1 torera et 9 toreros prêts à s’affronter pour enfin voler de leurs propres ailes.

 

Jean-Louis Darré a amené 10 vaches de présentation soignée, au jeu varié, souvent intéressantes au cheval monté par Gabin Rehabi. 10 vaches tientées par 10 oisillons. Dans l’ordre : honneur à la demoiselle, Anaïs Taillade (ET Béziers), Alejandro Contreras Tarín (ET Valencia), Miguel Uceda Vargas (ET Camas), Leonardo Dos Santos Passeira (ET Salamanca), David Martinez (ET Guadalajara), Christian Pajero (ET Chiclana), Borja Escudero Gosalbez (ET du pays d’Arles), Jésus Garcia Iglesias (Fundación El Juli), Tristan Espigue (ET Rhône Afición) et Niño Julian (CFT Nîmes).

Sortent de l’ ensemble, les vaches 4, 7 et 8. Chez les jeunes duveteux, dans l’ordre de sortie, Uceda Vargas+++, Christian Pajero++, Tristan Espigue+++ et Niño Julian++.

Intéressante phase qualificative, et sont retenus pour l’après-midi : Contreras Tarín (?), Uceda Vargas et Pajero. Le premier efficace certes, mais sans style, le deuxième très élégant, enchaînant de bonnes séries et le dernier, bien techniquement mais froid, un peu terne.

Tristan Espigue et Niño Julian hélas tombés du nid, desservis par les qualités moindres de leurs opposantes.

 

    17 h. Soleil et passages nuageux accompagnés de temps à autre, par de petites rafales perverses.

5 erales du fer de Santiago de Camino (J.-L. Darré) irréprochables de présentation, un peu faibles les 3 pour la demi-finale, les 2 suivants pour la finale, plus solides, plus nobles ayant plus de fond.

A. Contreras Tarín (salut) peu convaincant à la cape, se montre distant à la muleta, toréant avec le pico. Le Camino est juste de charge, de force, manquant de transmission et le toreo du Valencien est fade.

Dommage avec le deuxième faible qui fléchit souvent. Une zapopina avortée car l’eral tombe devant la cape. De beaux gestes aux fragrances andalouses à la flanelle, du temple. Le temple ne s’invente pas. La faena s’éternise, le Camino a de l’envie mais peut peu. Entière de côté, efficace, Uceda Vargas salue.

Le troisième, bizco, délivre un éventail d’ hachazos. La faena est précipitée, brouillonne. Pajero est peu aidé, il est vrai par l’eral mais le novillero sert divers derechazos, une paire de naturelles allurées et quelques redondos. Tout ceci sans grand art. Salut après entière.

 

Le match des finalistes oppose Uceda Vargas à Pajero.

 

                                                   Christian Pajero,

C’est ce dernier qui est déclaré vainqueur de ce XXVe Bolsin. Il fera montre de technique et de variété, nous bluffant, servi par le meilleur Camino, noble, de bon jeu. C’est un travail sans fioritures, classique, bien exécuté. Une épée basse mais d’effet rapide fait tomber un pavillon.

 

                                               Miguel Uceda Vargas

se fait désarmer par un eral abanto. L’écolier de Camas débute de muleta du centre, pieds joints sans broncher. Toujours élégant, il temple parfaitement et déroule de bons derechazos. L’apprenti a tendance à réciter et le Camino, lui, a tendance à s’approcher des tablas. L’élève allonge inutilement sa faena, erreur. Tout ceci se terminant aux planches, a menos. Une lame entière, plate. Oreille.

 

  Christian Pajero,le lauréat succède à Alejandro Talavante, Fernando Cruz, Álvaro Lorenzo et plus récemment à Manuel Diosleguarde (2017) et Solalito (2018). Il est assuré d’avoir au moins les cinq contrats que représentent Bayonne, Mont-de-Marsan, Dax, Plaisance et Vic au cours de cette temporada.

C. Pajero est à gratifier d’une belle attitude lorsqu’il vient, reconnaissant, remercier lors de la vuelta, le ganadero invité à saluer.

La journée a été suivie comme à chaque édition par ces quarterons d’aficionados fidèles à ce tremplin printanier, 250 personnes environ.

Présidence objective (Pascal Darquié).

 

                                                                                      Gilbert LAMARQUE

Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
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Reportage photos Fred Martinez
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Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez
Reportage photos Fred Martinez

Reportage photos Fred Martinez

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FÊTES DES ARSOUILLOS. AIRE. 1er MAI.

Publié le par Cositas de toros

FÊTES DES ARSOUILLOS. AIRE. 1er MAI.

      A ma droite, 6 magnifiques novillos noirs déclinant des robes bragado meano lista pecho ou bragado corrido ou bien algo entrepelado bragado corrido salpicado… C’est clair ? Non, c’est noir !… de belle présentation, bien coiffés. A ma gauche, le valeureux Juan Carlos Carballo de Cáceres, le gaucher de Martigues, Maxime Solera et le Béarnais Dorian Canton dans le doute.

Carballo et Solera se retrouveront le 14 juillet à Céret pour combattre les "patas blancas" de Monteviejo.

Au dessus du ring, un astre en mode « je lève le pied, c’est le 1er mai ! » et les tendidos à demi garnis en comptant les cinq bandas.

Point de « brise aux parfums caressants », point de calme, de silence. Desafío des bandas, joute musicale dans les arènes se traduisant pour certains grincheux par « beaucoup de bruit pour rien ».

Les Armagnacs d’Eauze en musique officielle, le "Se Canto" avant le paseo, le pasodoble "Ivan Fandiño" à la mort du 3e novillo, en hommage au torero d’Orduña et "la Jota de los Toros" à l’entrée du dernier cornu.

Voilà pour le tableau. Rajoutons bien sûr que les 6 novillos sont de Juan Luis Fraile y Martín (herederos), du Santa Coloma par Graciliano Pérez Tabernero. Les 3 premiers fort compliqués, les 3 suivants beaucoup plus "toréables". Les premiers violents, les seconds plus faibles mais plus nobles aussi. Et tous ne rechignant pas à s’élancer vers la pièce montée mais sortant sans sollicitations des  peones.

Du dur pour des novilleros encore tendres.

 

                                                  Juan Carlos Carballo

donne de la voix sans cesse. Les bandas aussi, bruyantes sur les tendidos semblant ne pas respecter le spectacle se déroulant plus bas. Le garçon est décidé mais "Jacosino" ne l’entend pas ainsi, répandant sa violence et chargeant peu. Faena courte, avis, entière et silence. C’est mieux avec "Garbancero", collaborateur, chargeant avec sincérité. Sincère aussi, la faena de J.-C. Le côté gauche manifestement plus délicat. Il tue d’une entière en s’engageant terriblement, il virevolte sur la corne, spectaculaire. Mort aux tablas du manso con casta. Oreille et arrastre applaudi. Carballo se dirige ensuite vers l’infirmerie pour ne plus réapparaître.

 

                                                   Maxime Solera

reçoit a porta gayola, "Rosero" peu intéressé dans un premier temps par l’homme à genoux. Celui-ci avance, Maxime et sa cape reculent. Le Fraile est mal piqué et peu. Brindis aux Arsouillos. Muleta éreintée, c’est une faillite.

"Espartillo" quant à lui, est trop châtié. Séries des deux mains, la corne gauche s’avère épineuse, retour à droite. La faena est longue sans aucune transmission.

Par deux fois, Maxime éprouvera de grosses difficultés à l’estoc. Silence et silence.

 

                                                         Dorian Canton

met beaucoup de douceur dans sa cape pour accueillir "Sortijillo". Mais le travail va a menos, court de charge, le Fraile est faible. Échec à l’épée, silence.

Le dernier, "Jaquetón", était prévu comme sobrero mais l’éleveur souhaitait le faire sortir. Le bizco sort seul des deux piques, il est noble, la charge est bonne et Dorian baisse la main. Mais cela ne plaît guère au bicho qui reluque les tablas et qui finit par s’y réfugier à la fin d’une série. Le novillero ne réussissant pas à le garder à sa main. Manoletinas de clôture, entière plate, un avis et oreille désirée.

 

    Manolito de los Reyes et Mathieu Guillon saluent au 3e , El Santo et Manolito au 6e.

17 piques/rencontres avec la cavalerie madrilène Garcia. Celle de Bonijol n’a pu se déplacer depuis Laas (Mirande) pour un problème sanitaire (?).

Présidence sobre de Pascal Darquié.

 

   … ¡ RIAÚ RIAÚ… !

                                                                                        Gilbert LAMARQUE

Reportage photos Laurent Bernede
Reportage photos Laurent Bernede
Reportage photos Laurent Bernede
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Reportage photos Laurent Bernede
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