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BEAUCAIRE, SECOND DESAFIO GANADERO

Publié le par Cositas de toros

           

          Deuxième novillada de la Feria de Beaucaire ce dimanche 27 juillet. Un desafio où firent front deux encastes minoritaires, Gallardo pour les Partido de Resina ex Pablo Romero et Veragua concernant les Prieto de la Cal dont le ganadero Don Tomas Prieto de la Cal était présent sur les tendidos. Celui-ci accompagne régulièrement ses pupilles aux quatre coins de la planète taurine, souvenir d'une tarde à Parentis où le fer ne brilla point.

     17h50 "La Peña baiona" résonne sur les bords du Rhône. Fidèles et assidues, les cigales rythmèrent l'après-midi, un pâle soleil cherchait sa place sous les platanes. On dessine les fers sur le sable. La piste est arrosée. C'est prêt. 17h58, "L'Encatada", c'est l'Adour et la Nive réunies qui coulent plus bas !

     Paseo. 3 Partido de Resina (1,2,3) et 3 Prieto de la Cal (4, 5, 6). Présentation au micro des cuadrillas.

 

     Joao d'Alva, Partido n°12, 03/22, bien présenté, astifino.

 

Capoteo, voltereta d'un peon. Une pique violente, le novillo met les reins, 2e, idem, mais il désarçonne le piquero qui est pris au sol. Évacuation vers l'infirmerie d'où il sortira quelques instants après. Bon tercio de banderilles du jeune portugais. Aujourd'hui on demandait de la technique et non pas quelques pinceladas de arte. Deux avis, mort longue, descabello, "maladresse" du puntillero qui relève le moribond. Palmitas réservées et palmas à l'arrastre. Le n°22, 01/22, faible, est protesté. Présidence de marbre. Il ne pousse guère sous le peto prenant 3 piques avec distance. D'Alva sera mis en échec à la muleta par le bicho au port de tête haut et désordonnée. Une entière tendida. Salut.

     Victor Barroso nous a passablement ennuyés. David Adalid éclaira la soirée par sa présence précieuse, ovationné par deux fois aux banderilles L'espagnol Barroso attaqua la faena avec brouillon. Cela manquait aussi d'intensité avec ce Partido n°13, 01/22, davantage dans le type, tête et couleur de robe mais faible des antérieurs.

Victor subit plus qu'il ne construisit. Á l'épée, quatre tentatives précipitées. Silence. Le jabonero n°18, 09/21, prit deux puyazos. "Brindis" à H. J. Valade, pourvoyeur généreux de trophées nîmois. Trasteo trop près des barrières, peu inspiré avec de faibles moyens, le garçon n'est pas armé pour ce type de toros, c'est flagrant. Il ne fit rien, copie vierge. Trois épées dont un metisaca, descabello. Le natif du Puerto de Santa María confondit le Rhône avec le Guadalquivir.

 

     Gonçalvo Alves tout comme son costume nous parut bien vert mais il fit preuve d'une certaine application. Il "brinda" le premier n°22, 01/22, plus léger à Laurent Giner, la cheville ouvrière beaucairoise. On put revoir dans la brega, Julien Dusseing "El Santo".

Alves a l'avantage de banderiller mais El Chino le surclassa à la troisième paire. Cette faena manqua de ligazón. Trois quarts de lame peu académique. Bref salut au tiers. Il ne tira aucun profit à la cape avec le 6e n°16, 02/21. Un tercio de piques (3) fort moyen. Il attaqua la faena main gauche et eut peu recours à la droite. Il ne se croisa pas un instant. Une estocade du bout des doigts. Salut. Palmas à la dépouille.

     15 ou 16 piques dont on en retiendra aucune, cavalerie Heyral. Une "bonne" entrée, pas loin d'une demi arène. Le prix de la meilleure ganaderia n'est pas attribué, le prix du meilleur novillero des deux tardes à Pepe Luis Cirugeda. Prix de la meilleure cuadrilla, celle de Victor Barroso, conduite par David Adalid. Joao d'Alva fut cité pour la qualité de sa lidia.

     C'est un public circonspect qui quitta les tendidos. La feria des encastes minoritaires a subi un nouveau revers. Les novillos ont pour l'ensemble déçu mais les jeunes piétons sont aussi responsables de  cet après-midi morne et bien terne. Les premiers de l'escalafón novilleril ne se précipitent pas pour ce genre de course. C'est tout à l'honneur de ces trois novilleros auxquelles l'envie et les compétences firent défaut.                                                        

                                                Gilbert Lamarque

 

                         

 

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EL CONVENIO COLECTIVO ...

Publié le par Cositas de toros

         ...  Ou le "salaire" des toreros par catégorie. (sources : ABC, le 21/07/25)

     Comme tout secteur professionnel, la tauromachie dispose d'une convention collective au journal officiel de l'État (BOE). Bien que les montants puissent être plus élevés selon le prestige ou la reconnaissance du professionnel, ce document signé le 16 décembre 2022 et en vigueur jusqu'au 31 décembre 2025, fixe les montants minimaux que doivent percevoir les toreros, novilleros, rejoneadores, subalternes, toreros comiques, assistants et autres professionnels. Les tableaux des "salaires" publiés au journal officiel de l'État du 27 février 2022 ont été mis à jour en 2025.

Catégories professionnelles

     Ces tableaux de "salaires", publié en 2025, présentent les appointements de ces professionnels dans les arènes d'Espagne, de France et du Portugal. Les sueldos minimos qui peuvent être augmentés selon les contrats signés, varient également en fonction du nombre de toros participant à la corrida et de la catégorie de l'arène. 

     Les toreros du groupe A seront inclus s'ils ont participé au moins 37 fois à des corridas au cours de la saison précédente, y compris celles organisées en Espagne, en France et au Portugal.

     Le groupe B est composé des matadors qui ont réalisé au moins 13 et 36 corridas au cours de la saison précédente, tandis que le groupe C est composé des matadors restants.

Ce qu'un torero facture par évènement

     Selon les grilles salariales publiées en 2025, voici les émoluments envisagés. Dans une corrida de six toros, un torero du groupe A "pourrait" gagner 19 359 euros de cachets, 29 743 euros pour la cuadrilla et 17 742 euros de frais généraux : au total, 66 844 euros. En revanche, un torero du groupe A  qui combat dans une arène de quatrième catégorie gagnera 8278 euros de cachets, 25 237 euros de frais généraux, soit : 50 390 euros.

En résumé, la rétribution des toreros du groupe A par corrida avec six toros, selon le journal officiel de l'État.

     Arènes de catégorie 1 : 29 743 euros (cuadrilla), 17 742 euros (frais généraux), 19 359 euros (honoraires du matador).

     Arènes de catégorie 2 : 28 385 euros (cuadrilla), 17 742 euros (frais généraux), 15 740 euros (honoraires du matador).

     Arènes de catégorie 3 : 26 249 euros (cuadrilla), 16 416 euros (frais généraux), 10 613 euros (honoraires du matador).

     Arènes de catégorie 4 : 25 237 euros (cuadrilla), 16 875 euros (frais généraux), 8278 euros (honoraires du matador).

La rétribution des toreros du groupe B par corrida avec six toros

     Arènes de catégorie 1 : 23 239 euros ( cuadrilla), 10 224 euros (frais généraux), 17 745 euros (honoraires du matador).

     Arènes de catégorie 2 : 21 127 euros (cuadrilla), 9952 euros (frais généraux), 14 745 euros (honoraires du matador). 

     Arènes de catégorie 3 : 17 580 euros ( cuadrilla), 9543 euros (frais généraux, 10 405 euros (honoraires du matador).

     Arènes de catégorie 4 : 15 695 euros (cuadrilla), 9543 euros (frais généraux), 7927 euros (honoraires du matador).

La rétribution des toreros du groupe C par corrida avec six toros

     Arènes de catégorie 1 : 23 239 euros (cuadrilla), 10 224 euros frais généraux), 12 455 euros (honoraires du matador). 

     Arènes de catégorie 2 : 21 127 euros (cuadrilla), 9952 euros ( frais généraux), 10 292 euros (honoraires du matador).

     Arènes de catégorie 3 : 17 580 euros (cuadrilla), 9543 euros (frais généraux), 6502 euros (honoraires du matador).

La classification des arènes

     Selon la catégorie de l'arène (définie par la tradition, le nombre et le type d'évènements organisés), les tarifs peuvent être plus élevés. Le torero joue également un rôle, car les toreros de haut niveau, autrement dit les figuras, peuvent avoir leurs propres tarifs !

     Les arènes de première catégorie, en Espagne sont celles de Madrid, Séville, Cordoue, Valence, Saragosse, Bilbao, Saint-Sébastien, Pampelune et Malaga. 

     Les arènes de deuxième catégorie sont toutes les capitales provinciales qui ne font pas partie du premier groupe, plus Vista Alegre ( Madrid), Colmenar Viejo (Madrid), Gijón, Algésiras (Cadix), Jerez de la Frontera (Cadix), El Puerto de Santa María (Cadix), Linares (Jaén), Plasencia (Cáceres), Mérida (Badajoz), Cartagena (Murcie) et Olivenza (Badajoz).

     La troisième catégorie regroupe celles qui ne sont pas incluses dans les deux précédents et la quatrième catégorie regroupe celles qui sont portatives et non fixes.

     En France, les arènes de première catégorie sont : Nîmes, Arles, Béziers, Vic, Mont-de-Marsan, Dax et Bayonne.

     L'aficionado a le droit de savoir où vont ses économies.

                                          G L

 

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RETOUR SUR CERET

Publié le par Cositas de toros

          Voici un résumé en images de l'unique corrida cérétane de la cuvée de Sobral, cuvée  inférieure à 2024.

Remise de la médaille de la ville à F. Robleño par M. le maire
Presidiario 580kg, negro mulato

   

Presidiario et Curro Diaz

 

Presidiario, batacazo

 

Rastemengo, 490kg, salinero claro
Rastemengo et Fernando Robleño
Trasfero, 490kg, negro mulato liston bragado corrido meano axiblanco et J. de Castilla

 

Preso 540kg, castaño claro

   

Hablador 550kg, cardeno

 

 

Hablador

   

Hablador et Fernando Robleño

     

Travesio 490kg, castaño bragado meano

 

Travesio et Juan de Castilla

 

Fernando Robleño, vuelta de despedida

 

L'hommage à Fernando Robleño avait un petit goût amer, nostalgique après une corrida décevante. Nous pensions à Espla et au Fundi qui ferraillèrent ferme ici même.

          Mario Vilau est le triomphateur de cette feria de Céret (1 et 1 oreilles).

          Ce n'est pas 6 mais 7 portas gayolas effectuées, Mario Vilau a récidivé avec le sobrero "Canadiense" de Quintas mais c'était bien trop tard, un novillo brave et noble sous la muleta qui permet la bonne faena du Catalan. Ovation pour "Canadiense". A revoir ce fer rare de Quintas, merci l'ADAC !

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TOROS

Publié le par Cositas de toros

 

 

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échos de Céret

Publié le par Cositas de toros

               Les tendidos transformés en un amas de chair humaine imbibé de transpiration, l'oeil éteint et le cerveau fondu sous plus de 30° C. Non, simplement la flamme cérétane. La veille, la corrida des Saltillo étant annulée pour cause d'un gros orage comme seul ,les catalans savent faire. Donc l'unique corrida de cette feria fut alimentée par le fer des Sobral, superbes, hauts et lourds mais l'ensemble manqua de fond et d'un peu de force. Tous furent ovationnés dès leur entrée dans le ruedo. Le premier, "Presidiario", 580kg annoncés, negro mulato, brave, puissant, infligea un batacazo contre les planches. Le piquero Francisco Romero Sánchez est ovationné, sale habitude pour un batacazo spectaculaire. Curro Diaz, auteur d'une faena courte mais allurée, muleta main basse. Une entière de côté. Salut discret au tiers. Palmitas à l'arrastre. "Preso", le quatrième, administra un autre batacazo où les planches volèrent. Six passes de cape lors du tercio de banderilles vite expédié. Curro Diaz ne se confie pas. Silence après une entière.

     "Rastemengo", salinero claro, pousse et colle au peto. Ivan Garcia est ovationné aux palos. Peu inspiré, Fernando Robleño torée du bout du pico, l'amenant sur les extérieurs, le Sobral transmettant si peu. Une demi lame, silence. Dernier toro à Céret de Robleño, "Hablador", cárdeno, n'est qu'un bon manso qui met les reins. Il est "encasté", reçoit trois piques, partant de loin pour la dernière. Faible cuadrilla qui nous offrit de pauvres mises en suerte devant la cavalerie. Vuelta de despedida (on pouvait rêver d'une autre sortie). Par la suite, après avoir reçu des mains du maire, la médaille de la cité catalane, Robleño fut fêté par les tendidos.

     Juan de Castilla sembla avoir le plus d'envie. Il reçut "Trasfero" par un capoteo enlevé. La suite ne fut qu'un coup d'esbroufe. Après un bon tercio de banderilles, le tout s'évapora sous le soleil revenu. Entière de côté mais efficiente. Silence.

     Il conclut la tarde avec "Travieso", veleto maximo ! aussi grand que le Canigou, prenant une vara sur le passage, les 2 et 3 ordinaires. Le colombien abrégea par  deux tiers de lame caidita. On ne lui en voudra pas. Silence.

     Au palco, le trio présidentiel de la revue Toros pour fêter les 100 ans ! Bernard Sicet, Eric Dumont, Renaud Maillard. Les tendidos bien garnis, c'est une habitude. Le prix au meilleur picador n'est pas attribué.

 

 

Quintas et Hermanos Quintas Parras

       

"Pensionista"

 

"Caperucito"

   

"Virgencito"

          En matinée, devant un nombreux public évoluèrent les novillos des frères Quintas, derniers détenteurs du sang rare de l'"encaste" de Vicente Martinez Sainz, la fameuse caste Jijona.

     Après la guerre civile, Alfredo Quintas acquit ce qui restait de l'élevage en 1942. Vicente Martinez constitua en 1852 son élevage à partir d'éléments venant de la famille de Don José Jijon de Villa Rubia de los Ojos (Ciudad Real). Vicente Martinez est un grand nom de Colmenar Viejo, région privilégiée à l'époque pour le toro bravo. Bien peu de personnes auront détenu autant de qualités extraordinaires que ce ganadero. En dehors de sa grande intelligence du bétail, d(une afición exceptionnelle, durant 40 ans, ses toros furent toréés dans les plus importantes plazas d'Espagne, Madrid, Barcelone, Valence, Bilbao, Saint-Sébastien, Burgos, Saragosse ...  et en France, Mont-de-Marsan dès 1901, Bordeaux-Caudéran, Nîmes, Béziers, ...  et c'est alors que je vis avec quelque émotion, ces produits, héritiers d'une autre époque.

 

 

 

     "Virgencito" reçu à porta gayola, il répond, baissant la tête dans la cape de Jesús de la Calzada. Bien mené au cheval, à mi distance, la pique est dans l'épaule. Il prend trous rations en mettant les reins. Le Quintas se défend sous la flanelle, naturelles non liées. Entière tombée, mort longue. Salut, palmas à l'arrastre. Puis ce fut un défilé de 5 berrendos où Jesús de la Calzada et Pepe Luis Cirugeda parurent peu inspirés.

     Seul, Mario Vilau, décidé, nous sortit de notre apathie par des véroniques bien dessinées. Passons sur les tercios de varas et de banderilles. "Pensionista" lorgne les chevilles. Le jeune Catalan abrège. Entière en place, pétition, oreille.

   

      L'invalide "Macarito" est remplacé par "Canadiense" autre berrendo qui s'emploie sous le peto. Le Catalan monopolise la sympathie des tendidos. Débutent les premiers "Olé" avec les derechazos. Sevrés la veille, on s'enivre d'un rien. Mario s'engage, bonne épée entière. Oreille, palmas à la dépouille.

                                              Gilbert Lamarque

 

¡6 porta gayola 6! sans grand intérêt, sans frissons.

 

     

 

 

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