Un festival 100 °/° français aura lieu dans les arènes d'Arles le dimanche 6 octobre à 15h30. Six novillos offerts par les élevages des Frères Jalabert, de Colombeau, de Robert Margé, d'El Campo, de Pagès-Mailhand et des Frères Gallon seront combattus par Andy Younes, Tibo Garcia, Carlos Olsina, El Rafi, Nino Julian et Victor Clauzel.
Un festival auquel tous les acteurs participeront bénévolement et dont les bénéfices seront destinés à l'École Taurine du Pays d'Arles, partenaire du projet.
Un festival en souvenir de Cyril Colombeau, réservé à nos jeunes épées trop jeunes pour l'avoir connu.
Cela ne vous a pas échappé, si vous avez bien lu la seconde affiche des Corrales de Gimeaux : même jour, même horaire, le dimanche 6 octobre à 15h30, à deux lieux si proches !
La date prévue du festival, la veille à Arles a été révisée, la raison : les arènes d'Arles n'étaient pas disponibles, encore falait-il le savoir. Un peu d'étourderie de la part du prestataire.
SUCCÈS DU 2e TENTADERO BAJO LA LUNA Les Clubs Taurins nîmois PALMAS Y PITOS & LES AMIS DE TOROS se sont à nouveau réunis en ce samedi 31 août pour organiser une 2e soirée taurine en hommage aux maletillas sous la lune dans le magnifique cadre du Centre de Découverte du Scamandre. Une soirée réussie, suivie par plus de 125 aficionados, dans une ambiance guinguette en 1ère partie pour attendre la nuit. Les aficionados ont pu pousser la chansonnette entre l'apéritif et le repas du Food Truck La Bonne Fourchette. Puis, direction la placita en musique. La lecture de l'extrait de « Humbles et Phénomènes » de Jacques DURAND, à la nuit tombée, a lancé la partie taurine... Tout d'abord, 2 vaches de la Ganaderia La Pampa, la 1e piquante, alors que la 2e a permis à tous les élèves du Centre de Tauromachie de Nîmes de sortir de second, certains pour la 1e fois, sous le parrainage des Maestros Octavio CHACÓN et Cristian PÉREZ. Avec les 2 novillos, de la Ganaderia Los Espejos, en particulier avec le dernier de la soirée, Octavio CHACÓN a montré tout son professionnalisme. L'excellent novillo très encasté de la Ganaderia des Héritiers de François André a ravi les spectateurs qui ont profité de l'inspiration de Cristian PÉREZ. Enhorabuena et merci à tous les acteurs et participants !
Le Président du Club Taurin PALMAS Y PITOS - Nîmes, Christophe DUMOND
Les indultos et la mort de la corrida Le RTMF mentionne l’indulto dans 2 articles, le 73-10 et surtout le 84 : “la grâce peut être accordée si le taureau a eu un excellent comportement dans les trois tiers“. L’ancienne mouture précisait “notamment en prenant les piques avec style et bravoure“. Au-delà des aspects réglementaires, la multiplication des indultos en Espagne (mais aucun dans les arènes de première catégorie) et malheureusement presque partout en France pose un problème majeur. Sans la mise à mort, le rite et le sens profond de la corrida sont perdus. La seule justification de l’indulto doit demeurer celle de préserver comme reproducteur un taureau absolument exceptionnel tout au long des trois tiers, un taureau puissant, brave, mobile, encasté. La grâce doit être rarissime à l’inverse des excès actuels qui ouvrent la voie, même si leurs auteurs n’en ont pas conscience, à une corrida qui, dépourvue de la suerte suprême, n’en serait plus une. Nous devons dénoncer avec vigueur les excès actuels. C’est un combat essentiel à mener sans concession, en sachant qu’il va à l’encontre des intérêts des matadors, des éleveurs et des empresas. Une proposition simple permettrait vraisemblablement de limiter le nombre des indultos : en l’absence de mise à mort, puisque la lidia n’est pas allée jusqu’au bout, pas de trophée pour les matadors hormis une vuelta al ruedo.
Corrida "provençale" de la Feria de la Pêche et de l'Abricot. La pêche et l'abricot n'ont rien d'exotiques mais ils s'ajoutaient aux toros de Blohorn : "Abidjan", "Assinie", "Anyama", "Cosrou", "Khorogo", et "Cocody", hommage à André Blohorn, le père de Bruno, autrefois industriel en Côte d'Ivoire, à Abidjan.
Les arènes étaient bien garnies, au 2/3, prouvant qu'un cartel de français, jeunes toreros et un bétail attrayant, attire le public. Sous un ciel de fin d'été et d'un léger vent, le paseo inauguré par d'"authentiques" arlésiennes, se poursuivit par la Marseillaise et se termina par une minute d 'applaudissements en hommage à Thomas Guzman récemment disparu.
Les toros bien présentés, tous nés entre février et décembre 2019, tous noirs sauf, le 4e, "Cosrou", berrendo. Un lot d'une étonnante homogénéité de trapío et de comportement excepté le 6e "Cocody", le mieux armé, le plus lourd , le plus violent.
Les deux derniers, "Khorogo" et "Cocody" ont été crédités de la vuelta posthume ! ! Il faut et c'est urgent revoir l'éducation des présidences. Comme l'alguazil doit-être bon cavalier, mais pas uniquement ! "Khorogo" prit deux piques sans pousser, "Cocody", une seule à la demande de Solal. "Khorogo" ne fut pas mis en valeur par la prestation confuse de C. Parejo, peu convainquant.
El Rafi nous montra toute son envergure avec tact, un multiple jeu de cape aux tablas, des séries élégantes de derechazos et une de naturelles. La suite plus délicate, "Abidjan" s'avéra faible distribuant de violents hachazos dans des charges inégales. L'épée tombée et la légère pétition lui offrirent l'oreille.
"Cosrou", berrendo, le 4e
C'est un Rafi plus combatif, à genoux recevant "Cosrou" dont les charges nobles n'élevèrent pas la faena. C'est monotone, cela manque d'émotion. Le public est froid, peu réceptif. La tarde ne décollera que tardivement.. Mort rapide, salut.
Christian Parejo plait au public. Il peut faire n'importe quoi, ça marche. De quoi encourager le garçon dans ses divagations. "Assinie" se livre montrant une belle noblesse sous la muleta tenue main basse. Il conclue d'une épée entière de côté. Deux oreilles, l'arrastre est applaudi.
Le triomphe est acquis. Le Biterrois se presse. La muleta maintes fois tutoyée, terminera par deux fois sur le sable, il conclue par un comportement tremendiste. Le bon toro apprendra les mauvaises manières. Entière, oreille pour l'épée. Le palco indécis tergiverse, vuelta posthume pour "Khorogo" ! ! On ne l'attendait pas !
Dynamique, Solal le fut surtout lors de son dernier combat. Il "brinda" la mort de son premier à sa peña, reçut l'ovation aux banderilles et salua après trois pinchazos.
"Cocody"
L'intérêt de la course fut son combat avec "Cocody". Ovationné une nouvelle fois aux palos pour un tercio vibrant, il "brinda" au public réveillé et eut beaucoup de mérite face à ce Blohorn puissant et violent. Il se joua de la bête, poignet ferme et main basse montrant du caractère, triomphant du bicho avec sobriété. Entière pasada, deux oreilles et vuelta pour "Cocody".
Curieuse corrida parfois glaciale, monotone par le comportement du bétail qui manqua de chispa, d'un léger piquant africain. Enfin, avec générosité six oreilles et deux vueltas al ruedo, c'était comme ça à Palavas !
La Chaquetilla d'or à Christian Parejo. El Rafi, malchanceux ne démérita pas, Solal courageux et méritant a pesé sur cette course.