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TOROS

Publié le par Cositas de toros

 

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Mauguio, la novillada de la romeria

Publié le par Cositas de toros

MAUGUIO. Novillada de la Romeria

    Samedi 1er juin. 17h

               En 2023, le retour des toros dans la jolie placita de Mauguio avait été marqué par un "no hay billetes" notoire. Il en fut de même pour cette édition 2024 sous un soleil de juin accompagné de nuages inquiétants. Le vent se mêla à l'après-midi.

     Une minute d'applaudisements à l'issue du paseo fut observée à la mémoire de Thomas Guzman disparu récemment qui fut un proche de la ganaderia Blohorn.

     Sur le sable défilèrent les novillos de San Sebastian, Piedras Rojas, Gallon, Pagès-Mailhan, Blohorn et La Gosolina, soit l'encaste Domecq dominant, d'origine Domecq et l'encaste Santa Coloma par La Quinta pour La Golosina. Cette "compétition" ganadera ajouta un intérêt supplémentaire à la tarde. On nota les bons comportements du Gallon, du Pagès-Mailhan ainsi que du Blohorn gratifié de la vuelta posthume.

     Côté novilleros, Lalo de María débuta de muleta par derechazos avec le castaño de San Sebastian, peu piqué, puis par naturelles non aidées avec une tendance à user du pico avec pour effet d'envoyer le novillo vers les extérieurs et les barrières. Faena courte. Un pinchazo dans l'os suivi d'une entière et un descabello. Arrastre aplaudi. Salut aux tiers. L'élégant nîmois vit le ciel s'assombrir avec l'autre castaño de Pagès-Mailhan.

Deux piques, la seconde un simple voyage ainsi que deux paires de banderilles. Au capote, Lalo subit la loi du cornu, un peu "mangé", reprenant le dessus pour un court instant. C'est un bon novillo aux charges courtes sans réel défaut. Aux aciers, il perd confiance et entend les trois avis. Un coup bref de puntilla derrière le burladero eut raison du novillo.

 

     

 Nino Julian entame joliment à la cape le jabonero sucio de Piedras Rojas qui reçoit une seule pique car faible. Trois paires de palos qui secouent les tendidos

Attaque avec la muleta à genoux, au centre. Il donne de l'air et de la distance, évitant les hachazos et terminant par une série de naturelles. Entière à la deuxième tentative, oreille. Il amène superbement l'excellent Blohorn, negro, pour une pique, enfin bien administrée. Il exécuta un tercio de banderilles des plus explosifs dont une troisième paire al quiebro. "Brindis" au gentil public peu aficionado. Et nous sommes partis pour une faena sans structure soulevant la poussière. mais le garçon à l'origine de cette bourasque, pose le jeu laissant de la distance au novillo. Entière caídita, deux descabellos. Deux oreilles, la seconde généreuse. Vuelta au Blohorn. 

 

     Tristan Barroso profita de la noblesse du Gallon, negro, vif à la cape. Il reçut deux vilains puyazos dans les bas fonds : petite bronca gentillette. Bon sur les deux cornes, le bicho invita Tristan  à profiter de l'instant, jetant l'épée de muerte. La conclusion ne fut guère en phase, une demie desprendida et la mort fut un peu longue, un avis. Salut. Le novillo de La Golosina mal présenté, se colle au peto et administre un batacazo. "Brindis" à Patrick Laugier (Piedras Rojas).

 

     Tristan entame sa faena à genoux puis digère la pression du Santa Coloma. De bonnes séries de muletazos suivront. Le madrilène est appliqué, sobre, loin des fioritures ; de ses premiers pas en habit de lumières. Echec aux aciers. Silence. L'alternative dacquoise approche pour l'ancien élève de Richard Milian.

   

 Le "triomphe" de Nino Julian ne doit pas cacher les actuaciones de ses compañeros. Lalo de María tout comme Tristan Barroso eurent de bonnes séquences et ne déméritèrent pas mais l'épée faillit. Tristan , inconnu du public molgarien a mûri. Il est bien loin du temps où l'élève de l'école Adour Aficion, "haut comme trois pommes" entretenait l'espoir des gens du Sud-Ouest. 

                            Gilbert Lamarque                       

 

 

 

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communiqué de la FSTF. (sujet, ONCT)

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PAMPELUNE, LES CARTELS

Publié le par Cositas de toros

         L'édition 2024 sera composée de huit corridas, une rejon et une novillada.

     Deux français sont annoncés pour cette édition : Sébastien Castella et Juan Leal.

     La novillada ouvrira le bal le 5 juillet avec des novillos de Pincha pour les récents vainqueurs de Madrid, Jarocho et Alejandro Chicharro, les accompagne le lauréat de la "Cape d'or" nîmoise, Samuel Navalón.

     Le 6 juillet, Pablo Hermoso de Mendoza fera ses adieux aux côtés de son fils Guillermo et le navarrais Roberto Armendariz.

      Seront proposées du 7 au 12 juillet, les corridas où les ganaderias présentes dont le sang est teinté ( plus ou moins) de l'encaste Domecq avec, dans l'ordre La Palmosilla, Cebada Gago, Victoriano del Rio, Fuente Ymbro, Domingo Hernández et Jandilla. Pour les affronter, Roca Rey avec deux paseos, Castella, Talavante, Luque, de Justo, Juan Ortega, Diego Urdiales et Fernando Adrián, Borja Jiménez, Gines Marín, Román, Juan Leal et Isaac Fonseca.

     Les 13 et 14 juillet, on terminera dans le plus pur style pamplonico avec deux corridas toristas avec Escolar Gil et les abonnés à ce type de toros : Rafaelillo, Gómez del pilar et Juan de Castilla qui s'est taillé le respect des aficionados vicois.

     Miura ferme le ban avec Antonio Ferrera, Manuel Escribano et Jesús Enrique Colombo.

     La Feria del Toro édition 2024, un classique de la "Casa de Misericordia".

                            G. Lamarque

 

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LA COLOMBIE INTERDIT LA CORRIDA

Publié le par Cositas de toros

          "Ceux qui s'amusent de la mort des animaux finiront par s'amuser de la mort des êtres humains..." a déclaré Gustavo Petro, le président colombien.

     Le Congrès de Colombie a approuvé ce mardi lors de son débat final un projet de loi qui envisage l'interdiction de la corrida à partir de 2027 dans le pays après d'un mois de report en raison des appels présentés par le secteur taurin.

     L'initiative, soutenue par le ministère de la culture, a recueilli 93 voix pour et 2 contre. Le texte prône une " transformation culturelle basée sur le respect de la vie animale et la promotion d'une culture de paix", instaurant une période de transiton de trois ans. Gustavo Petro rajoute : "... tout comme ceux qui brûlent des livres finiront par brûler des êtres humains."

     Le ministre de l'Intérieur, Luis Fernando Velasco, a considéré que l'interdiction par la Chambre des Représentants est un " bon message à une société qui ne doit pas transformer la douleur d'un animal en motif de spectacle et de fête".

     Les majorités politiques ont approuvé l'interdiction de la corrida en Colombie. L'initiative envisage la reconversion économique pour ceux qui dépendent de cette activité.

     Dans ce pays confus et agité, la Cour suprême refuse d'enquêter sur l'ancien président Álvaro Uribe pour trafic d'influence. Il n'y aurait "pas assez de preuves" pour poursuivre le processus.

     Au pays de Pablo Escobar, le tsar de la cocaïne, l'ex roi de Medellín, aujourd'hui "six feet under", les traditions perdurent.

     Dirigé par la gauche, la Colombie, de tradition tauromachique de longue date, rejoint la liste des pays sud- américains abolitionnistes. Mais depuis 2020, les corridas avaient du plomb dans l'aile, interdites à Medellín et Bogota.

     Juan de Castilla s'est ouvert la voie vers la vieille Europe, avant lui, César Rincón, hier et dans les anées 70, El Cali et bien d'autres.

     La Colombie, un pays aux nombreuses préoccupations qui ne résoudra pas l'amplitude de ses problèmes par la supression de la corrida ; une interdiction, c'est si simple.

                                            Gilbert Lamarque

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