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Salut l'artiste

Publié le par Cositas de toros

       Vendanges. Dimanche 17 septembre 17h30 Corrida

 

                 Victoriano del Río, c'est la foire aux Domecq. Vous souhaitez du Luis Algarra, voici ; du Jandilla, voila. Je vous propose aussi du El Torreón ainsi que du Salvador Domecq. C'est aussi la foire aux doutes, seront-ils braves ou sosos ? toracos ou toritos ? Surveillons la coiffure, la fabrique est fidèle à l'afeitado (voir 2001 et 2003...).

     Puis en septembre, fin de saison, on brade. Il y a Vieux Boucau le 17, avec six pupilles maison, bien présentés, d'excellent jeu à la muleta, nobles et "encastés", le cinquième crédité de la vuelta posthume, le premier trop faible. Et nous comprenons mieux pourquoi le propriétaire et le mayoral étaient présents dans la petite arène landaise. Ils firent la vuelta accompagnés de Fernando Adrían, le triomphateur. 

A Nîmes, après une première salve de Victoriano (intégrés à la corrida du 16), les toros du dimanche remplaçaient au pied levé les Garcigrande : ils ne furent guère au niveau de l'évènement, deux ont été changés pour faiblesse et boiterie, "Casero" le 2 par "Disparate"  du même fer, "Dulce" le 5 par "Cuatrero" du fer de Virgen María. C'est la fin de saison, ont-ils été soldés. Nous en doutons.

 

     Temps menaçant, quelques gouttes avant le paseo. Lleno pour la despedida du Juli, l'alternative de Solal Calmet "Solalito" et le remplaçant de Morante, le talentueux Tomás Rufo.

     Grande ovation au paseo pour El Juli qui l'effectua montera en main. Solalito et Tomás Rufo profitèrent du public complaisant. Julián ne cacha pas sa joie. Cadeau pour le futur retraité remis par l'adjoint à la tauromachie de la ville de Nîmes, Frédéric Pastor par ailleurs président de la course.

     La Marseillaise, une nouvelle fois a vibré. Ce n'est pas pour la déclaration d'une guerre, la patrie n'étant pas en danger, la suite nous prouvera que ce fut un retour d'anciens combattants béquillards.

 

     Tomás Rufo nous fit presque oublier l'absence de Morante, forfait. Il déroula ce qui fut certainement la faena de la Feria.

     El Juli mit bien vite les pendules à l'heure. Une fois "Casero" remercié pour invalidité, "Disparate", le negro sobrero n'inspira guère le public, seul Julián en quelques coups de poignet et une technique hors pair après l'avoir "brindé" à sa famille, il nous détailla quelques séries dont il a le secret qui pesèrent sur les tendidos. Au bout du compte, seul le "julipié" discutable fit une grimace à la faena. C'est disgracieux tout comme la musique funèbre qui ne se prétait pas à cette faena. Et El Juli enfonça l'épée à corne passée, c'était un "julipié" d'école ! jamais la critique n'en parle... Deux oreilles pour le souvenir.

   

      "Botellero" eut l'honneur d'être banderillé par El Juli partageant les palos avec Solalito, ovation.

Le Victoriano n'était pas dans le même état d'esprit que le maestro, réticent sous la muleta, la faena ne prit pas son envol. Bref, nouveau "julipié" avec épée tombée. Oreille.

     Tomás Rufo développa de précieux capotazos, il "brinda" au ciel. La faena débuta par des séries templadas, ovation, au centre de l'ovale sur un périmetre restreint, ovation, l'ombre de Morante peut-être. Un espadazo époustouflant, évitant le descabello. Nouvelle ovation.  Deux oreilles et pétition de rabo. Il est vrai qu'en comparant avec les deux oreilles. précédentes données au Juli...

 

     Solalito prit l'alternative avec "Candidato", negro bragado meano né en août 2018 pesant 510kg.

Il nous offrit pour la mise en bouche, véroniques et chicuelinas.  "Candidato" prit deux piques, la seconde dans le style picotazo. Il y eut  la cérémonie des trastos et Solal alla "brindé" lui aussi à sa famille. Il exécuta quelques derechazos templados, passes inversées, le tout de bonne facture, "Candidato" est emporté par son poids au final de la passe, il mordit la poussière. L'épée fut quelconque mais l'unique descabello fut foudroyant. Vuelta très fêtée, fleurs et bonbons et Solal rayonnant. "Derramado" fut le deuxième toro de sa carrière de torero, un castaño de 516 kg né en novembre 2018 qui brisa une hampe lors de sa rencontre avec la cavalerie. Deux piques Et plus tard, Solal fut ovationné aux palos. "Brindis" au public pour un combat où l'animal ne chargea guère. Il fut heureux aux aciers. Oreille. Il savoura cet instant, Solal sur son nuage.

 

     Cette tarde prit fin nous laissant le souvenir de cette merveilleuse de faena que nous offrit Tomás Rufo sur une surface restreinte, plein centre de l'ovale et l'immense ovation qui accompagna Julián, radieux haut perché sur son nuage.

     Quant à Solalito, il s'est tenu au niveau de ses compañeros. Doctorat avec mention faisant preuve d'alegria en s'engageant.

 

 

 

Chacun vers sa porte,des Consuls pour El Juli, des cuadrillas pour T. Rufo

                                     

Vendanges, Dimanche 17 septembre 11h30 Novillada

           Novillada de Fernay qui fêtait pour l'occasion les 70 ans de la ganaderia.

Soleil, une demie arène.

     Nous avons été déçus du comportement des novillos de Fernay qui s'engagèrent fort peu lors des faenas. La terna, Lalo de María, Diego Bastos et Nino Julian, n'était pas venue pour faire de la figuration. Peu armés, moral au plus bas, ils furent de glace devant l'alegria qu'apportèrent les novilleros.

 

     Lalo de María (silence et silence avec avis). toujours une belle plastique et de beaux gestes. Les novillos ingrats.

  

Diego Bastos

     Diego Bastos hérita du moins mauvais, 439 kg développant de la noblesse à la muleta. Diego auteur de cambiadas prit la main gauche où le Fernay s'échappait en fin de passe et le final fut moins limpide. Belle estocade, avis, arrastre applaudi. Salut au tiers. (salut après avis au 5e).

 

 

     Nino Julian n'eut pas le matériel pour triompher mais toujours à l'aise aux banderilles. (salut, avis et silence après avis).

      Une tarde à oublier.

                                            Gilbert Lamarque

Du retard. Un incident du net, un mystère qui s'épaissit au fil de la semaine.

Les mille excuses de la rédaction. Fermez le ban...

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Nîmes : des Margé, un triomphe

Publié le par Cositas de toros

14 septembre. 17h30

   

             Tout juste un tiers d'arène, 4 000 spectateurs et le refrain éternel : " les absents ont eu tord..." De la place pour l'aficionado, on étend les jambes, on pose ses jumelles, son carnet, son chapeau : le luxe.

     Arturo Saldívar a subi un demi échec. A Nîmes, en 2010 à l'occasion des Vendanges, il coupa 3 oreilles (1+2) aux toros d'Alcurrucén. Cela fait 12 ans. Les espoirs nîmois ont déplacé les membres de leur peña respective, c'est peu. Les toros de Robert Margé fort bien présentés, jolis de tête, cinq ans pour la majorité, aux robes variées, ont marqué l'attention et l'admiration du public. "Albe" le 2 et "Levant" le 6 ont été crédités de la vuelta posthume. Poids moyen : 527 kilos.

 

     Venu confirmer son alternative, le Mexicain affronta le lot le moins propice du bon encierro de Margé. "Aigolas" le castaño de 526 kilos, aux pointes effilé, trop châtié aux varas pour deux rencontres (le tarif du jour), amoindri, priva Arturo Saldívar d'un succès relatif dessinant des séries des deux mains, muleta basse. Privé de force, "Aigolas" distribua des hachazos.

Le fiasco de sa conclusion à l'épée le déposséda du trophée. Salut. La déception se lisait sur le visage du torero. "Galerne", 545 kilos pousse la cavalerie vers les medios, deux piques en s'employant. A la muleta, refusant de baisser la tête, il obligea Saldívar à renoncer, portant une entière au second assaut suivi d'un cuisant échec au descabello. Sifflets. 

 

Sortie dans le calme d'Albe n° 178

     "Albe", negro listón mit les reins sous le peto suivi d'un quite d'El Rafi par chicuelinas.

Après "brindis" à l'aîné, Alain Montcouquiol, Adrien Salenc "Adriano" attaque la faena avec autorité.

Belles séries main basse, doblones et trincheras. Adrien profite du moment, la bête, brave est toute aussi noble. La faena est enlevée, le bras allonge la charge du toro. 

Espadazo, "Albe" laissa sa bonté sur le sable. Deux oreilles sans ergoter et la vuelta posthume au bon Margé. Ce fut différent  avec "Libeccio", negro de 534kilos. On retrouvait l'Adrien novillero par ses attitudes, volontaire, enthousiaste, voulant forcer le succès, il aborda la faena dans le style de la première mais tout fut confus. Devant "Libeccio", brave , mettant les reins à la cavalerie, l'échec aux aciers le priva de la Porte des Consuls qu'il voulut forcer. Avis et salut.

     El Rafi pèse sur sa tauromachie. Réfléchi, il prit soin d'arranger le port de tête d'"Aquilon", mettant la bête à son avantage.

Du bon goût, de la classe et une certaine quiétude le caractérisèrent durant la tarde. Lame de 3/4 après pinchazo, avis, descabello (3), une oreille.

 

Levant n°22 520kg

     "Levant" ferma le ban, beau castaño oscuro, veleto, très mobile.

     El Rafi le reçut à genoux de muleta, une faena, claire, sans entrave, laissant toujours le brave reposer. La muleta tutoyée sur le final, il sera grand temps de conclure.

Le Nîmois subit un revers à l'épée. Le palco jetta le mouchoir blanc, le public réclamant la vuelta pour "Levant", le président balança le second mouchoir. Bronca, la confusion gâchant la tarde.

 Geste de classe lorsqu'El Rafi saluant le palco, déposa l'oreille de la fronde sur l'estribo, se privant de sortir par la Porte des Consuls, accompagnant Adriano vers la Porte des cuadrillas.

     Robert Margé salua à l'issue de la tarde portant l'accolade à El Rafi. Les toros des Monteilles présents depuis trois ans consécutivement, posèrent des jalons pour l'avenir.

PS. Les trois compèrent sont priés de ne pas "sécher" les leçons consacrées au descabello...

                                             Gilbert Lamarque

     

     

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TOROS

Publié le par Cositas de toros

 

 

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ARLES, DES TOROS

Publié le par Cositas de toro

 

 

ARLES. 2e corrida des Prémices du Riz. Corrida de Yonnet. 1/2  arène. Une brise d'azur

.

  Six toros de Christophe Yonnet 1, 2 et 3, et d'Hubert Yonnet 4,5 et 6 fidèles à leur devise, alimentèrent une après-midi âpre mais comblant généralement l'aficionado pour trois belluaires que sont Rafaelillo (silence et silence), Alvaro de la Calle (salut et salut), Alberto Lamelas (deux oreilles et oreille).

  

 Six beaux toros taillés dans le brut de la pierre, bien coiffés, de 525 kg à 560 kg, soit une moyenne de 539 kg, solides, sans aucune génuflexion, mettant les reins sous le peto.

 

     Rafaelillo qui en a vu tant et tant, fut mis en échec par "Beauduc", le plus armé, castaño de 525 kg, le plus léger aussi, reçut par une larga de rodillas.

Beauduc

     La suite ne l'encouragea guère. Dès l'entame il voit sa muleta jetée au sol. Il y a du gaz sous les cornes ! Il n'en reste pas moins déterminé durant un combat où "Beauduc" ne lui lâcha pas un pouce de terrain, avisé de la corne droite et baissant rarement le chef. Deux pinchazos, et une demie légèrement contraire puis quatre descabellos.

 

 

Ventoso

    Bis repetita avec "Ventoso", 540 kg qui prit un malin plaisir à détruire une faena mort-née. Rafaelillo eut les deux exemplaires les plus imbuvables du lot. Les terres de Provence sont dures à défricher. Une demie en place, efficiente.

 

     Alvaro de la calle semble encore sensible aux encouragements des aficionados. L'homme de Salamanque aborde "Peuce" par un capoteo élégant. Le Yonnet, du fer d'Hubert pousse sous le peto, une pique mal administrée par le piquero, la seconde sera du même tonneau. Alvaro est condamné à toréer de la droite. Rien ou si peu à gauche. "Peuce" manque de mobilité sous la muleta ( ce ne fut pas le seul) d'où les séries espacées du salmantin. C'est un peu long. Echec aux aciers, avis. Salut après les joutes.

     C'est un peu mieux avec "Neptune", le negro de 560 kg qui l'autorise à lier deux séries assorties de temple. Mais le trophée se perd aux aciers, le torero ne s'engageant pas. Salut.

     C'était la tarde d'Alberto lequel, habitué des arènes d'Alès apprécia l'amphithéâtre d'Arles er ses chaleureux soutiens. Alberto Lamelas, miracle, ne subit aucune voltereta, aucun châtiment, "Gabian" de Christophe Yonnet, 555 kg lui infligera un punto sur le devant de la cuisse lors de l'entrée a matar (même pas mal ! ). "Gabian" fut le meilleur de ses frères, bien mis en suerte devant la cavalerie par l'andalou de Jaén. Il partit de plus en plus loin, mit les reins sous les bonnes puyas de David Prados. Le tercio de banderilles du même niveau permit les saluts del Monteño et d'Ignacio Martín. Un tercio animé par un "Gabian" coureur, (ce gabian ne volant pas), raccompagnant les peones aux planches. L'aguante d'Alberto paya. Se croisant, il ressortit de ce duel avec deux oreilles.

 

     Avec le 6e d'Hubert Yonnet, "Belugo", negro meano, 550kg qui offrit un premier tercio des plus animés, batacazo, puis un second, Antonio Prieto perdant la pique et disparaissant sous le cheval et enfin une puya convenable.

 

     Les banderilleros saluèrent, Ignacio Martín et Vicente del Pozo. Muleta à mi-hauteur, Lamelas repartit au combat recevant un avertissement. La faena menée tambour battant, il arracha les passes une par une, l'épée de mort prise en amont au cours de la faena, il ne tergiversa pas, portant une entière desprendida. Ovation, oreille.

 

     Alberto Lamelas ne laissa pas échapper sa bonne étoile. Ses toros avaient quelques prédispositions à coopérer. Le large sourire d'Alberto en disait long. Le public arlésien sous le charme.

 

     A la fin de la corrida, le picador David Prados (A. Lamelas) reçut le prix du meilleur picador, tercio donné au 3e, "Gabian", par le maire Patrick de Carolis. Marc Marion effectuait sa retirada d'alguacilillo aux arènes d'Arles, il reçut un volumineux bouquet des mains de la reine d'Arles, Camille Hoteman.

     Les absents eurent tord. Une après-midi (rare) de toros. Charlote Yonnet peut sourire.

     Brièvement, samedi, 1ère corrida des Prémices du Riz. Goyesque en hommage à Picasso. Triomphe de Luque. Pour amateur de peinture et de déco, du Concerto d'Aranjuez... banderilles et piano. 9/10e d'arène. Toros de Jandilla.

                                               Gilbert Lamarque

 

 

 

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TRANSMISSION

Publié le par Cositas de toros

L'école de la transmission

          Point de mécanique, d'engrenages, de chaînes et de courroies ne nous concernent.

     Ici, transmettre, c'est apprendre, c'est se nourrir de la connaissance des aînés ou des spécialistes. C'est un transfert de compétences. La transmission, est précieuse parce que perpétuer la mémoire des choses, surtout dans ce contexte actuel souffrant qui renie tout ce qu'il a connu avant, est d'une importance essentielle. La transmission est partout, la continuité des choses qui nous édifie et nous compose. C'est aussi la communication par le dialogue qui nous apporte l'information contenue

Un procès d'intention et pas mal de déloyauté...

En matière de tauromachie, c'est la reconnaissance de ces multiples écoles taurines et de leurs professeurs, anciens toreros qui, suivant le désir des jeunes générations partagent avec eux et avec passion ce qu'ils ont eux-même reçu de bon afin d'orienter au mieux leur carrière future.

     Il y a encore peu, j'étais réticent quant à une quelconque importance des écoles taurines, le maître et ses élèves n'avaient selon moi, qu'une manière de dicter un copier-coller professeur-élève. Le futur torero perdant de son identité si, à un tel âge on a déterminé ne serait-ce qu'un soupçon, telle était ma conviction ; le cas ci-dessous le traduisait clairement. Mais nous ne sommes pas dans le cadre bien structuré de l'école, seulement dans une relation torero-apoderado.

Le cas Manuel Perera*

     Il me vient à l'esprit, le nom de Manuel Perera. Qui s'en souvient ? En juillet 2022, l'élève  et le torero J.J. Padilla officialisèrent la fin de leur relation professionnelle. Sous la coupe du maestro de Jerez depuis sa sortie de l'Ecole Taurine de Badajoz en 2019, le jeune novillero a connu une trajectoire brillante le conduisant à la tête de l'escalafón novilleril en 2021 jusqu'à son alternative sévillane à la Feria de Abril. J'écrivais précédemment dans Cositas du 4 octobre 2021 : "Le novillero extremeño de Villanueva  del Fresno a la chance d'être "apodéré" par J.J. Padilla qui lui apporte de nombreuses opportunités et la malchance d'être conseillé par ce même J.J.P. qui semble le transformer en Padilla bis. Le garçon est très courageux, mais il y perd son identité, son naturel et gagne, par contre, beaucoup de volteretas." Le dialogue s'était transformé en communication à voie (voix) unique. Pressé tel un citron, ce fut le chant du cygne.

Au cours de l'histoire

     Joselito, torero très dominateur, au répertoire large et banderillero exceptionnel, tuait rapidement notamment a recibir. Un torero largo. Á l'époque de Gallito, dans les années 1900, on tentait d'imiter, la transmission se faisait à l'oeil. Manolete, en qui on voulut voir le génie du toreo dit statutaire, fut l'exemple type. On voulait ressembler à Manolete... et les publicités se multiplièrent par le développement de la photographie et chacun entreprit de prendre la posture, de cape ou de muleta, du copier-coller...

     Enfin, l'art reste l'art sans progrès particuliers, simplement se succèdent des étapes d'esthétiques différentes. La corrida ne sera jamais moderne ou démodée. 

     Les écoles taurines s'ancrent dans la temporalité. Les futurs élèves se multiplient à l'inscription, les bolsins et autres concours de capea s'affichent. L'avenir y éclôt.

     Dédions une vuelta fleurie pour nos écoles taurines et leurs "éducateurs" : Adour Aficion à Cauna (Landes), le Centre Français de Tauromachie (qui fête ses quarante ans), les écoles de Béziers, Arles, les quatre les plus anciennes et les plus actives.

   L'apprentissage se fait au quotidien, au contact des autres, avec des personnes d'expérience. Aux côtés du toro on s'évalue, on se remet en question éternellement. Et puis, l'école s'est l'opportunité de toréer régulièrement dans le contexte où l'on s'évalue face aux autres et l'on se mesure face à la bête. Et c'est à force de travail que l'élève pèsera sur son toreo. Certains abandonnent, d'autres sont curieux de connaître ce milieu particulier. Au bout du compte, seul le toro jugera du métier rempli d'incertitudes. Au public d'être indulgent, au public de soutenir ces jeunes toreros. Ils ont toute notre affection et toute notre admiration. Dispensez de bons conseils, de la bienveillance tout au long de l'apprentissage. L'épée sera entière et en place, les oreilles se gagnent au fil de l'épée. Soutenons nos écoles et bon anniversaire au C.F.T. !

                                                 Gilbert Lamarque

*Que de rapports médicaux à propos de Manuel Perera ! que de forfaits et de désillusions ! Avant d'enfiler l'habit de lumières, Manuel a subi des brimades à l'école (publique), il a été victime d'un accident de la circulation et il se bat avec des plaques de titane sur le crâne, il a soufert de dépression, de boulimie et plus tard dans le ruedo, d'une blessure aux intestins. Il n'abandonna pas, il s'accrocha à la tauromachie, la branche protectrice cassa. Que devient-il, victime d'un tel gâchis ? Ne faisons pas de l'élève, la pâle copie du maestro qui apporta sa touche personnelle et prodigua sa pédagogie discutable. Nous ne sommes pas dans le cadre de l'école mais dans une relation néfaste torero-apoderado.

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