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LE CHEVAL DE CORRIDA - 1

Publié le par Cositas de toros

    Notre horizon s’est brutalement rétréci, limité aux quatre murs de notre logement. Nous vous invitons à vous évader grâce au cheval. Avouez que fuir ce triste quotidien avec cet équidé a de la "gueule". Nous sommes liés à lui depuis les présentations sur les parois des grottes préhistoriques, telle que Lascaux. Il est présent dans notre culture, aussi bien dans les mythes, les légendes, les reliques que dans l’art, les jeux, les jouets et les travaux.

Levez-vous de votre fauteuil, quittez vos mules et adoptez le cheval

 

 

 

                           

Lascaux

       

     L’aficionado réduirait volontiers la corrida à trois éléments : le toro, le torero et le spectateur. Le cheval a pourtant toujours constitué un segment essentiel de la Fiesta Brava, même après le passage au XVIIIe siècle de la corrida équestre à la corrida à pied, bien plus populaire.

 

 

                                            LE CHEVAL DE CORRIDA

 

1ère partie : l’avènement de la tauromachie.

 

     La majorité des jeux avec les taureaux restèrent l’apanage de nobles cavaliers jusque à  l’arrivée de Philippe V, le premier Bourbon sur le trône espagnol.

Philippe V

     Ces joutes n’avaient aucune véritable dimension sacramentelle. Elles visaient à satisfaire à la fois le besoin du peuple de croire à la fête tout en s’exprimant à travers les bovins, et la volonté de certains seigneurs de s’illustrer publiquement dans cet art spécifique. Guillaume Araceli, spécialiste de l’histoire de la tauromachie, fait remarquer que la plupart des Grands d’Espagne, à quelques exceptions remarquables près, préféraient rester spectateurs. Le pouvoir se trouvant assumé en partie par le groupe des aristocrates guerriers, la corrida était annoncée comme un entraînement et une réplique de l’art de la guerre. Il va de soi que la monte équestre était réservée aux hidalgos en Espagne comme ailleurs en Europe, et bien sûr en Amérique espagnole, et en dehors de certaines activités d’élevage. Car l’appellation caballero, "chevalier", désignant dans toute sa rigueur l’homme bien né, l’homme de cœur, le "monsieur" dans toutes les acceptions du terme.

Comme l’avaient stipulé les Siete Partidas D’Alphonse Le Sage dès le XIIIe siècle, le cheval extrait de la nature était tenu pour consubstantiel à l’homme modèle culturel. La Partida II, titre 21, loi 10 annonçait : « Les caballeros doivent être bons connaisseurs en chevaux et en armes. […] Et entre toutes ces choses qu’ils doivent connaître parfaitement, il en est une qui dépasse toutes les autres : connaître le cheval, car dans la mesure où le cheval est grand et beau, s’il arrivait que le caballero ne soit pas de bonnes manières et qu’il ne soit pas fin connaisseur en la matière, il lui adviendrait deux maux : le premier, qu’il perdrait tout ce qu’il a donné pour lui ; le second, qu’il pourrait se retrouver en danger de mort (...) ». Le caballero se voyait donc légitimé à affronter des bovins  dans les lieux propres au pouvoir central aménagé pour la circonstance, telles la Plaza Mayor de Madrid ou la Plaza de San Francisco à Séville, bordées de bâtiments abritant les divers organes, civils et religieux, du gouvernement.

 

Fiesta real en la Plaza Mayor, vers 1623. Juan de la Corte

 

     Sur la base indissociable du couple caballero/cheval, le pouvoir se légitimait en se positionnant sur la frontière exacte de la nature et de la culture, toutes deux également contrôlées. Un représentant de l’aristocratie d’épée aurait d’ailleurs été aussitôt déchu de sa condition s’il avait prétendu réclamer la moindre obole pour sa participation aux joutes taurines. Cela impliquait pourtant des coûts considérables et des risques pour les chevaux que les nobles rechignaient de plus en plus à assumer. C’est une des raisons de la désaffection progressive de l’aristocratie. Une désaffection que les Bourbons s’empressèrent d’entériner, prétendant imposer une réglementation qui paraissait inéluctable. Ils éloignèrent du combat, les cavaliers aristocrates et ainsi, involontairement, ils ouvrirent la voie à un type de torero issu généralement de familles d'éleveurs ou de bouchers, qui deviendra le protagoniste indiscutable des corridas populaires qui vont se donner sur les places des villes et des villages. Ainsi, à pied, armé seulement d'une cape et d'une épée, le picador à cheval relégué au second plan, le nouveau torero dut déployer un art du combat qui éblouissait les masses, dans le type de corrida où l'émotion et le courage individuel l'emportaient largement sur le spectacle antique et stéréotypé de l'aristocratie à cheval.

On se doute bien que les règlements et les traités ordonnançant le déroulement des courses de taureaux imposaient l’utilisation de chevaux adaptés à la circonstance. Rien ne pouvait être laissé au hasard car l’enjeu était de taille, rien moins que la légitimation d’un ordre social fondé sur le sens de l’honneur. Comme le recommandait Cárdenas y Angulo dans le traité qu’il avait rédigé en 1651 : « Le caballero qui désire toréer doit se rendre capable de ce qu’il devra accomplir, pour se doter à la fin des moyens efficaces qui lui permettront de briller ». Or, alors même qu’on lui demande de faire preuve de légèreté et d’élégance en toutes circonstances, sa tâche se complique du fait que « la réussite d’un caballero qui entre en piste pour toréer dépend de l’instinct de deux brutes ». S’il est vrai que l’essence de la tauromachie espagnole réside dans la relation de la lutte entre l’homme et le taureau, la situation se complique singulièrement dès l’instant que l’homme recourt à un autre représentant de la nature, le cheval, qui se voit transformé à la fois en allié et en outil, le soutien au travail de l’homme torero. Or, au XVIe siècle, le cheval restait très lié à la nature, et plus précisément, en dehors de l’importance reconnue à la couleur de la robe, aux quatre éléments cités par Suárez de Peralta en 1580 :

     « … et comme celui qui participe le plus d’un de ces éléments s’en approche particulièrement, celui qui tient de la terre sera plutôt mélancolique, viril, terre à terre et fort ; s’il est de l’eau, il sera flegmatique, paresseux et imprévisible ; s’il est de l’air, il sera sanguin, agile, joyeux et de mouvements modérés ; s’il est de feu, il sera colérique, ardent, et très vif ; mais celui qui participe également de chacun des éléments, celui-là sera parfait et très bien conditionné ».

Comment dans ces conditions peut-on affirmer que le type de cheval propre au rejoneo s’impose comme une œuvre d’art nécessaire à l’accomplissement de l’art taurin ?

 

… à suivre.

                                                                         Gilbert Lamarque

 

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I WILL SURVIVE

Publié le par Cositas de toros

Oh, no, not I, I will survive

Oh, as long as I know how love, I know I’ll stay alive…

 

                                               I WILL SURVIVE

 

     Le confinement bivouaque (nous sommes en « guerre ») pour beaucoup d’entre nous, et la solitude pèsera pour certains. Et au dessus des foyers, plane l’anxiété.

Sartre et son "Enfer, c’est les autres" est balayé d’une pichenette. L’Enfer ne serait-il pas plutôt, la solitude et son mal être ?

Certains sont démunis devant cette fatalité, quotidien chamboulé, vie sociale réinventée, angoisses exacerbées.

Comment s’en sortir, sans sortir ?

Le mot d’ordre est clair : « Restez chez vous » a dit le ténébreux ministre de l’Intérieur.

Tristan Bernard, lui, écrivait par le passé : « Je n’ai jamais aimé apprendre l’histoire mais cet embêtement n’est rien auprès de l’obligation de la vivre. »

Pris de court par cet évènement en espérant qu’il nous épargnera, nous voici enfoncés et déconfits dans nos canapés, chaussons aux pieds, fixant des séries usées et défraîchies, la main tremblante sur la zapette.

Pour celles et ceux confinés sans télétravail, scolarisation à domicile, prises de contacts avec les plus fragiles, n’essayez pas de lutter contre le temps, accompagnez-le, apprivoisez-le en quelque sorte.

Nous allons vous y aider avec nos modestes moyens. Plutôt que d’engloutir chaque jour sur les sites taurins sans grande imagination, les listes interminables de spectacles voués aux oubliettes, nous vous proposons un peu d’histoire, l’histoire du cheval de corrida depuis le XVIe siècle. Le cheval, sujet peu souvent abordé. Nous vous livrerons cet inventaire en plusieurs épisodes, souhaitant vous apporter quelques instants originaux de détente.

Favorisons la santé de l’esprit, enfin la santé tout court.

En attendant pour vous faire patienter, voici les paroles de : « Les belles étrangères ».

 

     Les belles étrangères

     Qui vont aux corridas

     Et qui se pâment d’aise

     Devant la muleta

 

     Les belles étrangères

     Sous leur chapeau huppé

     Ont le teint qui s’altère

     A l’heure de l’épée

 

     Allons, laissez-moi rire

     On chasse on tue on mange

     On taille dans le cuir

     Des chaussures, on s’arrange

 

     Et dans les abattoirs

     Où l’on traîne les bœufs

     La mort ne vaut guère mieux

     Qu’aux arènes le soir

 

     Les belles étrangères

     Quand montent les clameurs

     Se lèvent les premières

     En se tenant le cœur

 

     Les belles étrangères

     Se jurent à jamais

     De chasser Ordoñez

     De leurs rêves secrets

 

     Allons, laissez-moi rire

     Quand le toro s’avance

     Ce n’est pas par plaisir

     Que le torero danse

 

     C’est que l’Espagne a trop

     D’enfants pour les nourrir

     Il faut parfois choisir

     La faim ou le toro

 

     Les belles étrangères

     Végétariennes ou pas

     Quittent leur banc de pierre

     Au milieu du combat

 

Cette chanson de Jean Ferrat de 1965, d’une durée de 2m 45 s, est bien plus digeste que d’écouter Cabrel. Elle ne fit aucune vague à l’époque. C’est aussi une façon de rendre hommage au chanteur populaire et engagé, disparu, il y a de cela 10 ans.

Faites-vous plaisir, écoutez-la sur le net à défaut de votre pick-up, je n’ose pas écrire, votre phonographe !

Et comme l’hirondelle revient au printemps, ces belles étrangères se manifesteront sur les tendidos dès que la vraie vie aura recouvré ses esprits.

Juste un dernier mot. Tendez l’oreille, écoutez le chant des oiseaux, belles partitions. A Paris et dans les autres villes infernales, on écoute à nouveau leur chant. C’est fou ça, entendre ceux qui vont peut être disparaître… par notre faute.

A bientôt. Prenez soin de vous.

 

                                                                                     Gilbert Lamarque

 

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IN MEMORIAM

Publié le par Cositas de toros

IN MEMORIAM

  

    Francisco de Borja Domecq y Solis est né en 1945 à Pampelune dans l'une des familles les plus remarquables de l'élevage de bovins et de vignobles Domecq. Fils de Juan Pedro Domecq Díez et Mathilde Solís Beaumont, petit-fils également de l’éleveur et vigneron Juan Pedro Domecq y Nuñez de Villavicencio, fondateur de la ganaderia Domecq, et frère des éleveurs  Fernando et Juan Pedro Domecq, a grandi à Jerez de la Frontera, le lieu d'origine de leurs parents.

Il était le propriétaire de l’élevage Domecq situé sur la ferme que la famille possède à Vejar de la Frontera (Cadix), connu par l'étoile, fer familial, créée en 1943. Il avait poursuivi les études génétiques commencées par son père et ses oncles Pedro, Salvador et Álvaro Domecq dans les années 1950, pionniers de l'amélioration génétique des toros bravos dans la caste Domecq.

Après que l’élevage de Zaldundo ait été créé par son frère Fernando, en 1987, il a pris la direction d'une partie de celui-ci à partir de laquelle il a formé son propre fer, celui de Jandilla, le plaçant parmi les ganaderias espagnoles de première ligne, et annoncé dans la plupart des ferias taurines les plus importantes depuis plus de trente ans. Jandilla est présente dans d'autres élevages espagnols, comme Fuente Ymbro, Parralejo ou Daniel Cruz, et américaines. Le bétail a été transféré d'Andalousie à la ferme Don Tello à Mérida (Estrémadure). En 2016, il a confié la gestion de celle-ci à son fils Borja Domecq Nogera.

Il a créé un deuxième fer, celui de Vegahermosa, en 2002 avec la génétique Domecq.

 Il a été, entre 2011 et 2017, membre du conseil d'administration de l'Union des Eleveurs de Taureaux de Lidia, ainsi que promoteur et président de la Fedelidia, fédération qui regroupe les cinq associations d'éleveurs dédiées à la production de viande de taureau de combat (combattue ou non) de race indigène, certificat de traçabilité délivré par la Ministère de l'Agriculture dans le décret royal 505/2013 du 25 juin, et qui englobe plus d'un millier de fermes d'élevage.

Il était marié à Fátima Noguera Espinosa, avec laquelle il a eu deux enfants, Borja et Fátima.

En 2009, alors qu'il assistait à la cérémonie de remise des prix de la Fédération taurine d'Estrémadure, il souffrait d'un œdème pulmonaire aigu, pour lequel il a été admis en soins intensifs hospitalier.

 Il est décédé hier, 23 mars 2020, à l'âge de soixante-quatorze ans à l'hôpital général de Mérida, où il était entré la veille, à la suite d'une pneumonie causée par le Covid-19.

 

(Sources Wikipedia)

 

Patrick Soux

 

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LA CABANE EST TOMBÉE SUR LE CHIEN

Publié le par Cositas de toros

      Chère confinée, cher confiné.

 

Nous y voila.

Nous vivons une période inédite, angoissante sinon préoccupante où chaque jour bouleverse notre quotidien amenant son lot de directives, ordres et recommandations.

Aujourd’hui, toute notre vie, notre organisation sont perturbées, bouleversées.

Nous n’allons pas reprendre ici, les faits, les évènements ni les moyens et dispositions mis en place et surtout pas polémiquer, simplement aborder la situation liée au contexte et seulement dans le secteur qui nous est cher et qui nous réunit, le monde taurin.

Chaque acteur du mundillo est plongé dans l’incertitude, chaque torero, chaque impresa, chaque ganadero.

Les cartels, les ferias, les capeas… sont annulés ou reportés parfois à des dates qui semblent encore discutables voire incertaines. Nous n’en ferons pas la liste, les divers sites taurins s’en chargent.

Tous les toreros (matadors, novilleros, apprentis), tous bien préparés durant l’intersaison, voient, à plus ou moins court terme, leurs efforts et sacrifices anéantis en ce début de temporada.

Nous pensons en particulier, aux plus jeunes, les novilleros en piquée ou non piquée, qui découvrent pour certains leurs débuts remis à plus tard, un contrat à Madrid, un premier habit de lumières…

Aujourd’hui, les éventuelles solutions n’existent pas, les jours sont à prendre comme ils viennent, avec philosophie, facile à dire, hélas.

La santé publique est en danger, des personnes meurent, nous ne l’oublions pas. Nous ne pouvons pas faire preuve d’égoïsme et pleurer sur notre sort d’aficionado.

Mais je garde une sincère pensée pour tous les ganaderos dont beaucoup d’entre-eux vivent sur le fil du rasoir. Quid des toros, novillos, erales non "lidiés" ?

La perte des ventes de leur bétail apportera en plus un surcoût de dépenses alimentaires et de frais vétérinaires.

Voici la véritable solitude du ganadero qui survient dans ces temps hostiles. L’impact peut être autrement sérieux.

« Si l’homme a deux oreilles et une bouche, c’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle » affirmait Confucius… en théorie seulement car aujourd’hui nous parlons plus à tord et à travers que nous n’écoutons.

Enfin, tout ceci pour dire que en dehors des oreilles et de la bouche, nous avons aussi un cœur. Il faudra le démontrer lorsque l’état de guerre sera levé, et nous, aficionados, nous nous ruerons au campo, soutenir nos ganaderos en organisant, chères peñas et clubs taurins, de belles journées. N’oublions pas que pour nombre d’entre-eux, nos visites ont aussi une valeur économique.

Sortons de l’Enfer, lieu si "déplaisant" et vivement de nouveaux jours heureux !

 

PS. De mon canapé, je vous invite à lire, écrire, écouter de la musique, à trouver un nouveau rythme. C’est le moment de vous lancer dans de nouveaux hobbies et de réapprendre les bienfaits de la patience et de la réflexion.

Cultivons la patience !

 

                                                                       Gilbert Lamarque

 

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LES FORCES NOVILLERILES DANS LE PAYSAGE TAURIN FRANÇAIS

Publié le par Cositas de toros

Ce qui s’est passé en 2019. Novilladas piquées.

 

     32 novilladas sur le sol français (chiffre identique à 2018) se déroulant dans 26 arènes.

     18 tardes dans le Sud-Ouest, 14 dans le Sud-Est.

 

A l’escalafón 2019 apparaissent :

     11e rang,

Maxime Solera avec 18 contrats. Présent lors de 10 paseos en France, il a toréé à Arles et Madrid. Auteur d’une première, le 8 septembre à Andorra (Teruel) : un novillero français en solo dans une arène espagnole, six ganaderias, six origines différentes (3 oreilles). A Las Ventas devant les Dolores Aguirre qu’il accueille a porta gayola – sa signature – il laisse une excellente impression accentuée par son courage. A Céret, il réalise une méritoire lidia, coupant 2 oreilles d’un Monteviejo. Depuis la création de l’ADAC en 1998 et l’organisation de sa première novillada, aucun novillero n’était sorti en triomphe.

Il va prendre l’alternative à Arles, le 13 avril, toros de Miura. Il faut remonter 63 ans en arrière pour trouver une alternative avec des Miura  C’était à Saragosse, Fermín Murillo, le 21 avril 1957. Un défi de taille !

En novillada, il a déjà affronté : 7 Dolores Aguirre, 5 Miura, 4 Raso de Portillo, 4 Prieto de la Cal et 4 Hoyo de la Gitana. (Statistiques, Yannick Florenza).

   12e,

Raphaël Raucoule "El Rafi" (17). Recordman (Français et Espagnols) des paseos (9) en 1ère catégorie, et 7 pavillons coupés. Paseos à Arles, Nîmes (2) trophée de la Cape d’Or, Mont-de-Marsan, Bayonne, Béziers, Séville, Valence trophée du meilleur novillero à la Feria de Juillet, et Madrid. Présent aux ferias de Calasparra, Villaseca de la Sagra, d’Arganda del Rey, Moralzarzal et Arnedo. Très bonne prestation à Soustons devant d’excellents Blohorn. Il défilera à Valence pour les Fallas, le 12 mars, combattant les Fuente Ymbro et le 24 mai à Séville pour "lidier" les Villamarta ; annoncé également à Nîmes et Madrid...

       16e, Carlos Olsina (13). 3 novilladas en 1ère cat., Arles, Béziers et Las Ventas où il a laissé une bonne impression (La Guadamilla), 2 vueltas. Blessé sérieusement à la cuisse à Pedrajas de San Esteban par un novillo de El Cahoso, il a repris les trastos une semaine plus tard enchaînant trois novilladas en trois jours. En Arles le 12 avril.

        42e,

Dorian Canton (6). Alternative le 6 août à Villeneuve-de-Marsan : "Flamenco" de Piedras Rojas (silence). Rubén Pinar et Thomas Dufau. Il aurait été plus sage qu’il suive l’exemple de Francisco de Manuel qui, promis à l’alternative, décida de terminer la temporada.

      54e, Tibo Garcia (4). Alternative le 25 août à Saint-Gilles : "Cazador" de Fuente Ymbro (2 oreilles). Sébastien Castella et Emilio de Justo,

               Adrien Salenc (4). Alternative le 14 juin à Istres : "Zafarrancho" de Zalduendo (oreille). El Juli et A. Roca Rey,

            et Yon Lamothe (4). Il faudra qu’il se montre plus volontaire qu’en 2019 et qu’il abandonne sa susceptibilité. Il défilera en Arles le 12 avril.

       92e, le Dacquois Jean-Baptiste Molas (2) sera le sixième Français en Arles pour Pâques.

         102e, Cédric Fructueux "Kike" (1). Un unique novillo à Mont-de-Marsan en nocturne,

                 Adam Samira (1). A Tarascon, l’Arlésien a coupé 2 oreilles à son second Dos Hermanas. "Apodéré" par Paquito Leal qui reprend du service, il sera le 12 avril en Arles.

 

              et Solal Calmet "Solalito" (1). A débuté à Nîmes le 14 septembre, novillos de San Sebastian qui, hélas, laissèrent peu d’options, manquant de bravoure et marqués par une grande faiblesse. Lui aussi, en Arles le 12 avril, il sera le lendemain à Mugron pour affronter les Jandilla ; le 24 mai à Ales.

            Quant à Baptiste Cissé, un paseo, il a quitté tôt dans la saison, l’habit de lumières abandonnant quelques contrats.

 

        Nos meilleurs espoirs 2020 : "El Rafi", le novillero puntero (alternative prévue pour le vendredi des Vendanges nîmoises), Carlos Olsina, ambitionnant de devenir le 4e matador de l’histoire de Béziers et Solalito, une valeur montante, un garçon appliqué, un réel espoir pour les années à venir. Tiercé gagnant ?

 

Ce qui s’est passé en 2019. Novilladas non piquées.

 

     Dans l’Hexagone, 34 arènes ont accueilli 40 novilladas sans picadors : 24 dans le Sud-Ouest et 16 dans le Sud-Est.

      34 élevages : 29 français, 5 espagnols.

      43 novilleros dont 12 français. (Statistiques, M. Darrieumerlou, Toross 2110-2111).

 

Le classement de la temporada passée :

 

                                          Solal Calmet "Solalito", (15).

 

                     Nino Julián  (12). Volontaire mais handicapé par sa taille, il était présent le 8 mars aux Fallas de Valence, et défilera à Ales le 24 mai.

 

    Jean-Baptiste Lucq (7). L’élève d’Adour Afición apprend vite. Il nous a donné rendez-vous à Magescq le 16 février opposé à des erales de Santafé Marton, présent aussi à Aignan le 12 avril et le 13, chez lui à Mugron.

 

     Tristan Espigue (7). Élève de l’École Taurine du Pays d’Arles, il torée avec beaucoup d’alegria et de plaisir. Vainqueur du concours des novilladas de la temporada bayonnaise 2019, il foulera le sable arlésien le 12 avril.

 

      et Borja Escudero (7), natif d’Alicante (ET du Pays d’Arles), oreille à Béziers le 17 août, eral de Margé.

       Clément Hargous (4), (CFT de Nîmes). Il remporte le XIIe Printemps des Jeunes Aficionados, il défilera à Ales.

      et Fabien Castellani (4), (ET du Pays d'Arles) coupe 2 oreilles à un bon eral de Durand à Tarascon. Encore en phase d’apprentissage.

 

       Lucas Miñana (3), (École Taurine de Béziers). Le novillero audois de Port-La Nouvelle, Lucas Teulade "Miñana", s’offrit 2 oreilles à la Feria de Béziers après une faena « à la Javier Conde » devant un Margé buvant la muleta.

       Raphaël Ponce de Leon (2), (CFT de Nîmes) qui prend de la confiance fera le paseo à Ales.

       et Lenny Martin (2), (ET de Béziers) annoncé comme une « pépite » à la planta torera.

      Gualterio López (1), (ET de Béziers) vu à Bougue en mai 2018, courageux et volontaire devant un Margé très exigeant le 17 août à Béziers, vuelta,   

       Anaïs Taillade (1), (ET de Béziers). 2 oreilles à Béziers le 16 août, eral de Margé,

       et Yon Lamothe (1) est passé à l’échelon supérieur.

 

    L’espagnol de Chiclana, Christian Pajero a terminé en tête du classement avec 15 paseos aux côtés de "Solalito". Introduisons-le dans ce groupe français, sachant que cet élève de l'ET Béziers est "apodéré" par le Biterrois Tomas Cerqueira. Le garçon a pour objectif de toréer un maximum de novilladas pour passer ensuite à l’échelon supérieur dans la dernière partie de la temporada. Il a débuté à Magescq le 16 février, et était lui aussi le 8 mars aux Fallas. Il est également pré-sélectionné pour participer au Zapato de Plata à Arnedo ; à Aignan le dimanche de Pâques.

 

     En 2020, comptons sur les toreros(a) cités ci-dessus auxquels se rajouteront les espoirs d’après-demain.

Jean Laroquette "Juanito", l’élève studieux d’Adour Aficion enfilera son premier habit de lumières, le 23 février à Arzacq et se mesurera aux Alma Serana à Mugron en matinée.

Et Loup Cousteil "Miguelin" (ET du Pays d’Arles) ; José Espinosa "El José" de l’ET Rhône Aficion de Fourques ; Lucas Spagna, le jeune Arlésien de la Fondation El Juli ; Quentin Brousse "Canten" (CFT de Nîmes) est retenu en Arles pour le 1er Trophée des Révélations, le 23 mai ; et ?... 

 

     Je ne suis pas un pratiquant de l’haruspice, je n’ai pas l’art divinatoire de lire dans les entrailles d’un animal sacrifié, fut-ce un taureau, pour en tirer les présages quant à l’avenir de la novillada.

Aujourd’hui, un organisateur de novilladas perd de l’argent. Et en 2019, nous comptions quarante novilladas sans picadors, quarante-trois en 2018, quarante-cinq en 2017, quarante-huit en 2016…

En 1920 débutait les Années folles ; en 2020 on ne dansera pas le charleston et le paso doble ne raisonnera plus pour longtemps, rythmant la fin programmée des novilladas.

A moins que cette année soit une nouvelle et salvatrice année folle, en tauromachie bien sûr, nous le souhaitons, doux rêveurs que nous aspirons à demeurer !

 

                                                                              

 

Gilbert Lamarque

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