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NUAGES ET ÉCLAIRCIES AU-DESSUS DE "PIRETTE"

Publié le par Cositas de toros

   NUAGES ET ÉCLAIRCIES AU-DESSUS DE "PIRETTE"

 

Casanueva, dimanche 20 septembre

 

     Une tête bien faite unie à des épaules carrées, un regard atlantique, des crins noirs à rendre jaloux un Fraile, c’est sûr, ce garçon ne "tientera" pas que des vaches !

Et si dans un futur proche mais non flou et approximatif, il envoûte avec la percale et caresse avec la flanelle !!… alors là !

 

          Et pour une fois, le beau temps vint de l’océan.

 

     Hugo Boudé, ce fringant petit Veragua à l’œil vif, buriné par les embruns, 19 ans, issu des bords de l’Océan à Capbreton, avait déjà tripatouillé, manié la cape et la muleta comme d’autres l’encensoir et le goupillon – peu nombreux aujourd’hui –, avant  de tâter de la "béchigue" au royaume de l’Ovalie ; et où ça, allez-vous me demander ? En pays bayonnais avec les Crabos de l’Aviron !

Alors ici, nous soupçonnons quelques autres qualités du chico.

 

Reflet du ciel sur la margelle Ph. G. Lamarque

    Dimanche 20 septembre, nuages noirs sur terres chalossaises, déchargeant en quelques volées haineuses une pluie qui ne réussit pas à troubler la fête de la Peña Casanueva, dans les magnifiques arènes de Pirette que tout ganadero de la France méridionale envie.

Plus de 110 fidèles et disciples venus communier, 66 parapluies, 49 ponchos, 6 bonnes vestes de cuir, 14 autres qui prirent l’eau, 12 casquettes inutiles et un certain nombre de crânes nus mais luisants, certains ruisselants, se sont égayés, accoudés au mur de l’enceinte.

     Et nous tous, nous avons découvert cet Hugo bâti comme un talonneur mais aux gestes parfois précis, toujours appliqués, conseillé lors de la tienta matinale de deux vaches, par ce maestro précieux lors des tentaderos tant en France qu’en Espagne, Marc Serrano. Dans ses conseils il était notamment question de poignet.

    Belle surprise que d’apercevoir un jeune inconnu, un landais ayant déjà fourbi ses premières armes, tout d’abord sur d’autres coteaux gascons, chez Jean-Louis Darré, et par la suite, il y a peu, à Plaisance du Gers lors du tentadero des Amis du Lartet, entouré de Maxime Solera et Yon Lamothe.

Le brun à la tête bien pleine – Montaigne écrivait : « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine. » et quand on possède les deux ? – l'enfant des bords atlantiques, a aussi les pieds bien fixés sur le sable du rivage, ici sur cette terre rouge bien particulière de la placita de Pirette, terre qui absorbe l’eau comme par miracle.

    Hugo s’entraîne très souvent dans les arènes de Lachepaillet, drivé par un autre landais débordant d’afición, Denis Labarthe. Nous lui souhaitons le meilleur, escomptant le revoir bien vite fouler nos plazas du Sud-Ouest.

 

    Marc Serrano fut égal à l’homme qu’il est, se régalant visiblement avec ses deux opposantes, et c’est avec sérénité qu’Hugo évolua après le maestro devant l’assemblée intéressée.

 

Sourire ou grimace sous le masque ? Ph. G. Lamarque

     Dans l’après-midi après ripailles, Adrien Salenc mettait à mort un novillo. Mais quelle mouche le piqua ? Il sembla grincheux, mécontent, faisant placer l’animal à deux pas du piquero, loin de le mettre en valeur – à l’autre bout de la vara, Laurent Langlois officiait – ; n'a t'il pas digéré son succès du 12 septembre en Arles ?

 

     Quel contraste entre Marc, tête bien faite, bon cœur, assurance et quiétude et un Adrien qui a encore beaucoup à apprendre et pas seulement sur le plan tauromachique. Il est encore à quelques lieues de son sympathique apoderado, Olivier Baratchart.

     Pour conclure sur les valeurs, Hugo Boudé sachant rester humble et à l’écoute, fait preuve également de générosité. La preuve : le 13 avril dans le contexte de la pandémie galopante, il s’est proposé sur les réseaux (ici, ils sont sociaux!) à aider les personnes qui en ont besoin en allant faire leurs courses.

     Un bon garçon vertueux ne peut être qu’un torero loyal, non ?

 

     PS. N’oublions pas de remercier et de féliciter la cuadrilla de socios qui, une nouvelle fois, manches relevées et masques "tendance", nous ont permis de vivre une journée qui fut enregistrée dans la colonne des réussites.

                                                                                          Gilbert Lamarque

Art plastique

   

   

Reportage photos, Frédéric Martinez

   NUAGES ET ÉCLAIRCIES AU-DESSUS DE "PIRETTE"
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LE ROI ET LE PRÉCIEUX RIDICULE

Publié le par Cositas de toros

LE ROI ET LE PRÉCIEUX RIDICULE

 

    Personnellement je ne suis pas friand des corridas télévisées. De notre salon, nous sommes bien loin de l’action, de l’ambiance, des rumeurs, clameurs, effluves grappillés sur les tendidos… La tauromachie mérite le direct instantané depuis les gradins. À la TV, ce sont les cameramen qui recherchent l’art, d’où les gros plans sans intérêt qui vous privent de juger des terrains, des placements, vous lèse parfois de l’action. Et cette pub, terrible à chaque arrastre !

Bref, ce samedi 1er août, j’ai failli à la règle. 20H45, Andalucia TV pour la corrida d’Estepona, première de la temporada en Andalousie avec le retour de Salvador Vega dont Cositas vous a entretenu vendredi dernier 31 juillet, avec Cayetano et le prometteur Pablo Aguado ; les toros de Luis Algarra plutôt vus pour ma part comme le bât qui blesse…

… Consternation ! Nous sommes en direct d’Osuna

 

 

pour la corrida mixte avec Diego Ventura "le n°1 del arte del toreo", le roi Ponce "n°1" de la torería" et Javier Conde sans numéro… Aie ! Toros de Julio de la Puerta.

 

 

Bon, Fort Boyard sur la 2, commissaire Magellan sur la 3… sur RMC, Colombo, épisode de 1990 – Ponce avait 19 ans –.

Andalucia TV, les volubiles, excessifs et péroreurs Ruiz Miguel et Enrique Romero vous invitent à la surconsommation de Paracétamol.

Ponce, plus que jamais le cheveu noir corbeau, Conde le costard aussi sombre que sa chevelure brillantinée, ces deux cavaliers de l’apocalypse vont combler ma soirée mais pas mon bonheur.

Diego Ventura combat les toros de sa ganaderia : affaire de famille, des comptes à régler sans doute. Il a occis proprement son premier pupille, deux oreilles.

Pub.

Un toro cornalón pour Enrique (lie de vin)... y la media. Une pique y el quite con la media. Brindando al público. Molinetes, naturelles et el cantaor : flamenco ¡ ole ! Redondos, pechomolinetes y música par la banda d’Osuna, fioritures et pinchazo, demie, oreille.

Pub.

Javier el Malagueño face à un toro suelto, snobant la cape, sifflets. Deux rencontres chevalines en sortant seul. Le marathonien s’aère sur un nombre faramineux de coups de capote. Javier garde la distanciation sociale et entame quelques replis, s’en va chercher la rapière, sifflets. Mise à mort navrante, sifflets, desconfiado el diestro ! une entière au second "assaut" en empruntant la quatre voies… descabellos, silence.

« J’aborde la temporada con ilusión y muchas ganas », Enrique au micro de la brunette dépêchée au callejón.

Pub.

Diego bis, … descabello d’école : oreille.

Pub.

Second bicho pour "la catedral del toreo". Le quinto plus lourd mais qui répète dans le capote, bien piqué par José Palomares en deux escarmouches. Muletazos main droite con temple, une deuxième série puis changement de main, naturelles, derechazos et le cantaor, toujours. Public a gusto. Après le flamenco, "Nerva" par la banda. Main gauche, Ponce affûté, souriant, plaisantant, le regard dirigé vers le callejón, transpirant à grosses gouttes aussi… Une entière hasta la bola, dont l’exécution est cousine du "julipié", un carré ou une quinte de descabellos, je ne sais plus : ¡ que pena ! Oreille et puerta grande, tout va bien.

Pub.

Le dernier, dès son premier galop, s’en va se fracasser sur un burladero, knock down. Il récupère quelque peu mais malgré sa volonté, il fléchit les antérieurs, mouchoir vert. Le bicho se fait prier pour quitter le ruedo… et Diego Ventura le foudroie d’un magistral descabello depuis la barrière. Il me sembla qu’à cette heure, le cornu avait pleinement récupéré. Nul ne le saura. Le sobrero du même élevage, armé très court est bien reçu de cape… y la media, est peu piqué. Conde, sans cesse le pas en arrière, souvent un grand pas, est apostrophé par le courtois public qui rit sous masque. On revit le scénario précédent, « courage, fuyons ! ». Les peones interviennent généreusement, et Javier s’identifie au derviche tourneur. Pas une passe, x tentatives avortées à l’épée. Le toro est condamné à mourir d’épuisement, à moins que ce ne soit le Malagueño ! Premier avis, les tendidos se dégarnissent, les deux bavards brodent. Il est 23h45. J’ai l’impression de vivre le sketch de Robert Lamoureux, "La chasse au canard", « ...et le mardi matin le canard était toujours vivant… » Deuxième avis et que voulez-vous qu’il arriva : troisième avis ! Comme l’aurait dit Titi : « Oh, j’ai cru voir un gominé ! »

Non, Javier ne fera pas d’ombre à Enrique !

23h50, fin du martyr.

 

Pour conclure, un lot de toros conforme à ces arènes de 3e catégorie, transmettant peu et peu armé.

Un Diego Ventura qui, lui, transmet sa joie de toréer et de superbes chevaux, le triomphateur de la soirée.

Ponce, comme à son habitude, donc repassez-vous les cassettes d’antan, toujours élégant, mais une élégance surannée.

Quant à Javier Conde, jamais surprenant, de beaux gestes furtifs cape en main avec le sobrero qu’il refusa de voir par la suite, abonné à la déroute.

Pour les amateurs de coplas, nous étions bien en Andalousie, les spectateurs avaient le masque gai.

 

À Estepona, à la même heure devant une belle assemblée, Salvador Vega quittait le ruedo riche de quatre oreilles et une queue, Cayetano, ovation et deux oreilles et Pablo Aguado, palmas aux deux.

Des 3’30’’ d’images que j’ai pu voir, Salvador toréant son second au centre, relâché, main basse, l’Algarra noble à la charge un poil mollassonne et sans vices. Une épée entière en place.

Les trophées maximum… les Andalous sont généreux et bienveillants.

 

Frustré que j’ai été, je me serai bien vu personnage dans une planche de Claire Brétécher !

 

                                                                             Gilbert Lamarque

 

Infos

 

 

 

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À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO

Publié le par Cositas de toros

     À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO

 

              Beaucaire, dimanche 26 juillet, novillada.

 

     Comme quoi une ville plutôt tournée vers la course camarguaise a l’honneur d’ouvrir la temporada du Sud-Est à la fin juillet, et ceci grâce à l’afición taurine beaucairoise, un club à l’esprit torista, un rescapé.

     À l’ombre du château de Raymond VII, était donc organisé un desafo Conde de la Corte / Dolores Aguirre.

Face à eux, deux novilleros plein d’assurance face à ce genre de bétail, mais pour le troisième, j’avais un doute mais sait-on jamais : Cabrera, Montero, Valencia.

     À l’heure du paseo, hommage rendu à la Cavalerie Heyral fêtant son centenaire. Une bonne entrée mais les aficionados se plaignant de ne pas voir de toros, auraient pu faire l’effort de se joindre aux présents.

 

     Le premier Conde (54) est accueilli a porta gayola par

                                                          José Cabrera,

un novillo de belle constitution qui prend deux piques. Cabrera officie aux bâtonnets. Le bicho fuyant est compliqué ayant peu d’entrain à rentrer dans la muleta. 3/4 d’épée, trois descabellos, silence.

 

     Le Conde (61) s’intéresse peu au capote de

                                                    Francisco Montero,

allant seul au cheval à trois reprises. Le novillero arrive à dessiner quelques passes avant une bonne mise à mort d’une épée entière. Le public réclame l’oreille, récompense accordée.

 

                                              José Antonio Valencia

hérite à son tour d’une belle bête, le Conde (56), cornes vers le ciel à la cape recevant deux mauvaises piques. Le cornu pouvait être plus "toréable", Valencia faisant des efforts. Deux épées, silence.

 

     Cabrera venu pour triompher, déclara-t’il à la presse, ne sait pas comment prendre son adversaire, un Dolores ayant reçu trois piques. La peur s’installe chez le piéton, le quadrupède attendant l’erreur. Mise à mort laborieuse sans s’engager, deux avis, silence.

 

     Montero accueille le Dolores (6) a porta gayola avec sa cape de paseo (son habitude), assure quelques passes. Le novillo prend trois piques dont deux charges qui plaquent Adrián Navarette aux planches, la première l’envoyant au sol. Après les banderilles, il s’emploie à la muleta afin d’être à la hauteur de l’Aguirre et il y réussit grâce à une faena plaisante mais, hélas, les trophées promis s’envolent, la mise à mort n’étant pas à son avantage, mille regrets. Tour d’honneur pour "Comadroso", le Dolores, Francisco lui aussi effectue son tour où il a l’élégance d’y joindre son picador.

 

     Puis vient Valencia sous l’œil protecteur de son compatriote Manolo Vanegas pour clore l’après-midi avec un Dolores (20) plus petit et plus fin. Dès la sortie, José Antonio n’est guère rassuré et cela tout du long. Le bicho fuyant le cheval, le picador change de terrain et le Dolores accourt au châtiment par trois fois sous la pique de Jean-Loup Aillet sans que les peones n’interviennent outre mesure. Un peu mis en confiance, Valencia s’emploie aux banderilles correctement. La faena est courte, deux entrées a matar, la seconde entière. Le novillero assis sur le marche-pied se tient la tête, forte déception mais il aura d’autres opportunités pour relever le chef.

 

     À la distribution des prix, Montero reçoit celui du meilleur novillero, le mayoral de D. Aguirre, celui de la meilleure ganaderia (merci à "Comadroso") et celui du meilleur piquero est partagé entre A. Navarette et J.L. Aillet. Desierto celui du meilleur banderillero.

 

     Merci à l’Afición Taurine Beaucairoise et que vive Beaucaire la "Toriste" !

                                                                                            

                                                                                      

 

                                                                                            

                                                                                             Christian Sloma

 

     À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO
     À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO
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     À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO
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     À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO
     À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO
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AURICE DE NOUS PLAIRE…

Publié le par Cositas de toros

Pour visionner le diaporama en plein écran, cliquez sur cette image.

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… et cela nous a plu !

 

      14 juillet, point de défilé. Aucune importance, nous avions mieux à faire. Et en fait de défilé, il s’en forma bien un quelque part dans les Landes à deux pas du fleuve Adour, réunion de quelques véhicules.

Nous voici donc plein Sud, direction Aurice, à un jet de lancer de galets (de l’Adour) de Saint-Sever, Cap-de-Gascogne et de Mugron, bien sûr, le Belvédère de la Chalosse. Aurice, à la ganaderia Alma Serena que dirige aujourd’hui Philippe sans l’aide de Pierre trop tôt disparu, mais bien entouré, secondé par la famille et les amis fidèles.

Nous étions-là à l’invitation de la Peña Taurine Mugronnaise pour fêter le vingtième anniversaire de la création des Nouvelles Taurines et pour honorer les heureux primés que voici :

 

- 1er Nicolas Pommares de Mont-de-Marsan pour sa nouvelle, Sur un fil.

 

- 2ème le Nîmois Marc Delon, rompu à ce genre d’exercice pour, Pense bête.

 

- 3ème Pascal Castillon de Lanton (Gironde) pour L’ultime matador.

Au prolongement de cette terna, les suivants n’ont pas démérité et complètent l’ouvrage que vous pouvez obtenir pour 14 euros + 3 euros de frais de port auprès de la Peña de Mugron par mail ou par courrier, chèque à l'ordre de la Peña.

Vingt ans que ce prix littéraire existe grâce à l’instigateur, le Docteur Jean-Claude Mouchès et relayé aujourd'hui par Jean Mouneu, l’héritier.

 

     Cette journée bâtie sous le quadruple signe de l’amitié, de la simplicité, de l’authenticité et de l’afición, permit également de remettre le prix 2019 des critiques taurins du Sud-Ouest (ACTF) à Philippe Bats pour récompenser la meilleure novillada combattue dans notre Sud-Ouest taurin ainsi que pour l’ensemble de sa saison passée.

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Un tour au campo en remorque pour voir ou revoir toros, novillos et vaches dans les cercados bordés de nombreux et magnifiques chênes qui interrogèrent l’ami Jean-Louis H., à savoir s’il y avait des cèpes à la saison. L’épicurien fut déçu par la réponse.

Vivent paisiblement 75 vaches, 4 sementales, novillos et erales et cette année lors des naissances, il y eut quelques pertes, 6, des mères rejetant leur progéniture, les intempéries et même un veau attaqué par, sembla-t’il, un renard : dame nature, implacable.

 

 

     Temps idéal accompagné d’un petit vent qui vous évoquait les bords de mer et le soleil que nous avons vaincu sous le chapiteau où, avant les généreux et divers liquides et solides offerts à nos désirs de rapace, Bertrand Lucq, Monsieur Loyal de cette journée révolutionnaire mais ô combien pacifique, anima non sans humour et conviction une mini conférence-débat sur "la chronique ou la critique taurine".

Là, ce fut retour vers le passé pour évoquer le pionnier Gregorio Corochano, puis au fil du temps, Juan Leal, Don Severo du temps de La Petite Gironde, Claude Popelin… et  Georges Dubos, Pierre Veilletet, Yves Harté ou Vincent Bourg "Zocato"… 

Un heureux moment d’échanges avant les libations entre des chroniqueurs des temps présents, le chef d’orchestre et un torero-directeur d’école.

 

Responsables, heureux élus et jury des Nouvelles Taurines

 

     Lestés (important l’accent qui change "presque" tout), rassasiés, nous attaquons l’échelle de coupée pour nous percher sur le pont du navire, belle terrasse surplombant l’arène de tienta.

L’après-midi comprend la tienta de deux vaches pour Jean-Baptiste Lucq et son cadet Adrien ainsi qu’un novillo avec mise à mort pour l’aîné.

Donc après Bertrand le père, les fils ; nous étions bien à Aurice, banlieue de Mugron.

De bons moments, de beaux gestes et attitudes où l’on vit Jean-Baptiste super combattant comme à son habitude, parfois un peu brusque et précipité, auteur d’une belle épée, concluante. Adrien, plus posé, plus élastique (belle ceinture), prend un plaisir certain. Ils étaient entourés par les jeunes de l’école Adour Afición, présents également El Santo et le piquero Laurent Langlois.

 

     Ce vingtième anniversaire fut une réussite, 80 personnes avaient pris la direction du chemin de Lagastet et joint leur modeste participation "financière" car le but n’était pas de recevoir une assistance plus nombreuse, la peña privilégiant la convivialité et souhaitant simplement rentrer dans ses frais. Un esprit qui caractérise nos amis mugronnais : une journée loin du gain et du bénéfice, simplement de l’échange, un genre de troc : « Tu nous fais le plaisir de venir et nous sommes récompensés ».

 

     Nous ne pouvons qu’encourager le public à se joindre à nous, le lundi de Pâques 2021 autour des arènes de Condrette, nos chers amis le méritent bien, peña qui a su judicieusement passer le témoin entre les vieux burinés et les jeunes au duvet déjà dru et consistant.

 

Merci à eux, merci à nos amis d’Alma Serena.

¡ Enhorabuena !

                                                                                             Gilbert Lamarque

           

       2, place de la Laïcité

         40250 MUGRON

     05 58 97 74 45

     E-mail : pena-taurine- mugronnaise@wanadoo.fr

 

 

 

AURICE DE NOUS PLAIRE…
AURICE DE NOUS PLAIRE…
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Dimanche 1er Mars, Festival montois

Publié le par Cositas de toros

Dimanche 1er Mars, Festival montois

 

Les cinquante ans du Cercle Taurin Montois

Au bénéfice de la peña Les Pitchouns.

 

 

    Sous un ciel relativement clément, une température fraîche et un petit millier de spectateurs, ce festival a été éclaboussé par la torería d’Alberto Lopez Simon et l’extrême noblesse d’un novillo d’Alma Serena.

Le CTM nous proposait deux novillos du Camino de Santiago, propriété de Jean-Louis Darré et trois d’Alma Serena, propriété de la famille Bats. Au cartel du jour :

 

                                                     Curro Díaz

Son Camino de Santiago fait une sortie intéressante, dont il profite pour poser une triplette de véroniques. S’employant peu sous la mono pique, le novillo baisse vite de régime, sa faiblesse l’empêchant d’aller jusqu’au bout de la passe. Malgré tout, le maestro lui donne une faena artistique sur les deux bords, final par naturelles données une par une avant une demi-épée en place. Oreille.

 

                                                   Diego Urdiales

Est également opposé à un pensionnaire de Bars auquel il distille une belle série de véroniques « rématée » par une demie de belle facture. Au cheval, il subit un picotazo sans pousser. Suite à deux jolies paires de bâtonnets, Diego, avec sa torería engagée, lie un trasteo complet sur les deux rives. A noter une excellente série de derechazos. A gauche, bien que le piton soit plus compliqué, il arrive aussi à poser une très bonne série de naturelles. Le final est un peu brouillon. Entière caïdita au deuxième envoi et une oreille récompense le tout.

 

                                                   Thomas Dufau

Le malheureux du sorteo voit sortir des chiqueros, en marchant, un pensionnaire d’Alma Serena qui n’a visiblement pas envie d’en découdre. Il fuit les appels du « peonage » et Thomas a toutes les difficultés à lui donner deux semblants de véroniques. Le novillo se désintéresse totalement de la cape mais, au cheval il attaque au cou, s’anime sous le fer, pousse et reste très longtemps (trop) collé au peto. Nous pensons qu’il va changer de comportement, las, il continue à bouder la flanelle et devient avisé. Après de gros efforts, et une grosse voltereta, il arrive à lui tirer deux séries méritoires de la gauche puis envoie cette alimania ad patres avec une entière un peu basse mais efficace. Une oreille vient panser ses plaies.

 

                                                Alberto López Simón

Le deuxième Alma Serena fait quasi la même sortie que son frère, cependant Alberto arrive à le capter dans sa cape pour une belle série de véroniques. Il l’amène au groupe équestre avec des chicuelinas marchées du plus bel effet. Mis en suerte trois fois au cheval, les trois fois il s’échappe à la morsure du fer mais, Alberto reprend son novillo en main avec un quite par tafalleras allurées. Avec la flanelle il attaque le bicho par le bas, genoux en terre en gagnant les terrains du centre et continue à nous régaler d’un gran faenon artistique qui manque par moment d’engagement, face à un novillo noblissime « buveur de muleta ». Une rapière entière delanterita y caïdita suivie d’un descabello en termine avec ce noble opposant. Du palco, tombent deux oreilles méritées et une vuelta al ruedo inadmissible à la vue de son comportement au cheval, même en festival.

 

                                                   Yon Lamothe

Comparaison n’est pas raison, mais Il n’est pas facile de passer après…

Initié par une larga de rodilla son capoteo n’est pas fluide, cape tutoyée à chaque passe, mais il arrive malgré tout à servir quelques véroniques à l’Alma Serena de clôture. Le novillo refuse la cavalerie laissant le soin à Alberto Sandoval d’aller le chercher au-delà des lignes. A l’image de son frère sorti avant, le novillo fait preuve d’une grande noblesse dont Yon ne profitera pas. Il embarque son adversaire dans des séries des deux mains sans lui laisser ni le temps ni l’espace nécessaire et finit par l’étouffer. Son final dans les cornes n’était pas utile et, je peux me tromper, mais ce novillo méritait beaucoup mieux. Il termine avec une épée entière en place portée en toda ley qui, à elle seule, vaut une oreille. Et, deux mouchoirs tombent du balcon…

 

Arènes du Plumaçon, pas assez de monde sur les étagères.

Une minute d’applaudissement à l’issue du paseo en mémoire de Pierre Bats.

 

Deux novillos du Camino de Santiago (1 et 2), et trois Alma Serena pour :

Curro Díaz, oreille.

Diego Urdiales, oreille.

Thomas Dufau, oreille.

Alberto López Simón, deux oreilles. Philippe Bats invité à saluer par le maestro.

Yon Lamothe, deux oreilles.

Vuelta al ruedo au novillo d’Alma Serena sorti en 4ème.

Les pensionnaires du « Monge » à Cauna sont tous sortis parés de la devise noire.

 

Somme toute… un agréable après-midi de toros.

 

Patrick Soux

 

 

Dimanche 1er Mars, Festival montois
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