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resenas

Des jeunes pousses encore tendres

Publié le par Cositas de toros

 

RISCLE. Samedi 31 Juillet 2021. 18h.

 

            Malgré un ciel menaçant con azabaches, cette première corrida organisée avec courage et obstination par le Tendido Risclois a bien pu se dérouler. La pluie insistante depuis la matinée a obligé les prácticos nîmois à remiser les outils. Elle signa un pacte de non-agression pour lâcher quelques minutes avant la conclusion, un petit crachin mais de courte durée.

Le paseo débuta à 18h10, une longue file avait pris forme devant la taquilla et les bâches enlevées la piste retravaillée fut en bon état pour la suite.

Les tendidos se sont bien garnis, les Risclois avaient gagné leur pari et c’est par une température favorable aux ours polaires que se succédèrent les six toros de Jean-Louis Darré sous le fer de Camino de Santiago, six toros tous issus de la nouvelle rame Albarreal.

Les six pensionnaires de Bars formèrent un lot homogène, bien présentés, aux armures redoutables, veletas et astifinas dans l’ensemble, un peu faibles certains, tous allant au cheval, ne sortant jamais seul mais pour seulement 7 piques peu appuyées sauf exception, le 4e provocant un batacazo, seul le 2 n° 35 prit deux rations. Le 4e n° 92 plus "encasté", le 6e n° 90, le plus noble mais querencioso.

Nos tois jeunes toreros manquant d’expérience ont montré du sérieux et de l’envie pour Andy Younes et Tibo Garcia, El Adoureño un peu en dilettante, se ressentant peut-être de sa dernière cornada.

 

      Bonne réception à la cape du n° 78, applaudi à sa sortie qui pousse sur l’unique pique. Quite d’Andy par chicuelinas et brindis au public frigorifié. Les séries s’enchaînent mais la corne gauche est plus rugueuse. La faena se termine plus heurtée, la série de trop mais la demi-lame est efficace. Oreille.

 

Le quatrième n° 92

 

 

     Le 4e, applaudi, magnifiquement armé, l’auteur du batacazo permet au banderillero de saluer après un tercio risqué. Un seul représentant de la cuadra Bonijol, ce sont les picadors qui viennent à la rescousse. Brindis à la Paloise Marcelle Duvigneau. Il y a de l’alegría chez Andy Younes mais le toro baisse d’un ton, sur des passes aux charges plus courtes et le torero est accroché, suspendu aux cornes, secondes interminables : aucun mal… Le final faiblit et échec aux aciers, un avis, ne permettant qu’un salut aux tiers.

 

      Le 2e, n° 35, distrait est amené au cheval de Laurent Langlois par les peones où il prend deux piques, la première appuyée. El Adoureño, en habit de lumières plus sombre que le plafond, est très superficiel, jamais croisé, la faena est vaporeuse, rien, épée caídita, silence.

Le 5e part seul au cheval pour une pique trop longue. Le faiblard a du moral mais pas la force, sa noblesse est peu mise en valeur dans un travail court et vide de sens. ¾ en place au deuxième essai. Tentative de vuelta, vite conspué El Adoureño rejoint le callejón tout sourire, la bonne blague .

 

 

N° 46 sorti en 3e

   Belle réception par chicuelinas du n° 46, musculeux, au morrillo prononcé. Il prend une pique sans classe, collé au peto. Querencioso, il file après la passe, quelques coups de tête ne permettent aucune véritable série. Tibo Garcia mit la jambe sur quelques véroniques templées  mais jette l’éponge, désabusé. Un tiers de lame, descabello.

 

     Le dernier, le seul negro, n° 90, est un coureur qui "remate" quelque peu. La pluie s’invite à nouveau, la pique est bien portée. Brindis au public et suivent de belles séries malgré quelques hachazos ; c’est le meilleur moment de la tarde.

Ensuite, il faut aller le chercher après la passe, en querencia. Fin de la faena. Pinchazo, quasi entière, descabello, un avis. Tibo déçu ayant hérité du mauvais lot, salue aux tiers.

 

     Jean-Louis Darré aura pu observer quelques points positifs à utiliser pour la suite. Il y aura des éclaircies sur Bars.

 

     J’ai vu les deux alguaciles à la buvette pendant un tercio de piques ! Il est vrai que la chaleur était étouffante et toute cette poussière avalée !…

     Président Hervé Galtier, le président de l’Association Française des Aficionados Prácticos (AFAP), prácticos qui ne purent s’exprimer en matinée. Sale pluie !

     Le thon-pipérade dans la tradition, animation musicale Al Violin de Samadet.

 

                                                            Gilbert Lamarque

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Rigueur et mansuétude (1) - Taxi ! au Plumaçon... (2).

Publié le par Cositas de toros

                    RIGUEUR ET MANSUÉTUDE

MADELEINE

 

 

Photos Frédéric Martinez

 

Dimanche 25 juillet 2021. 11h. Novillada non piquée.

     Le – jeune – palco présidentiel et sa toute puissance.

            Encore une fois cela s’avère exact, encore un petit despote – pas très éclairé – à la présidence technique. Une oreille refusée après forte pétition du conclave, une autre octroyée sans pression selon les bons vouloirs du cravaté. Ce n’est certainement pas le plus important, Jean-Baptiste Lucq possède une tête bien faite et avec sa maturité sait faire la part des choses. Sait-il, cet avorton de président, que le novillero de Mugron nous a offert une de ses plus belles prestations, sérieuse et achevée ? Non, certainement pas. OK pour la jeunesse, mais laissons mûrir le fruit !

 

     Devant un nombreux public, se sont succédés les ganaderias La Espera (Virgen María), Casanueva (El Torreón), Alma Serena (Garcigrande) et Camino de Santiago (Albarreal ?) pour J.B. Lucq (E. T. Adour Afición), Fabien Castellani ( E.T. Arles), Lenny Martin (E. T. Béziers) et Tristan Barroso (E. T. Badajoz).

 

     Le premier (La Espera) dévolu à J. B. Lucq présente un bon gabarit mais des cornes ayant subies quelque dommage ; il répond bien aux capes de J. B. et de F. Castellani. Après "brindis" au public, l’eral parti de loin, riposte proprement aux sollicitations sur la rive droite après entame à l’estribo. Le torerito manie la muleta fort à propos, les muletazos s’enchaînant.

     Sur la rive opposée, le bicho se montre plus rugueux et Jean-Baptiste est projeté au sol et repris. Le visage tuméfié, le Mugronais repart à l’assaut, impavide et termine de belle manière. L’épée sincère comme la faena, en place après avis. Vous connaissez l’épilogue : vuelta bien fêtée, arrastre applaudi… sifflets au palco.

 

     Le bicho de Casanueva, un colorado "encasté", bien armé, au beau port de tête se montre mobile. Il répond aux capes de F. Castellani et de Lenny Martin sans difficulté. L’Arlésien le "cite" à bonne distance et nous livre de bons derechazos.

     Le novillero en progrès se présentera rigide dans sa plastique et le Casanueva lui sera supérieur, soutenant un rythme de coureur de demi-fond, les cartes changeant de mains. Fabien recule la jambe, frôlant à plusieurs reprises la voltereta. Entière légèrement de côté. La suite, ne vous est pas inconnue : oreille contestée, arrastre applaudi.

     L’Alma Serena, bien bâti, se lance dans le capote, c’est limpide. El Monteño salue aux banderilles.

     Le bicho, tout comme le précédent, demande à être toréé, la caste est présente. La faena ira a menos, Lenny Martin cède du terrain. ¾ de lame, silence.

 

     Le dernier, le Camino, foutu comme un novillocornibajo, va partager ses derniers instants avec Tristan Barroso, le chouchou du public. Surprise, ce jeune garçon que j’ai toujours vu plus théâtral que torero, m’a surpris. Excellent dès la réception à la cape, élégant, il se joue du "novillo".

     Hélas, le Camino rencontra un burladero qui lui laissa quelques séquelles.

     Tristan "brinda" en piste à Richard Milian, son premier professeur. Sa première série de derechazos est toute en douceur, on sent les qualités du gamin mais son opposant à des difficultés de collaboration et Tristan ne lui laisse pas la distance nécessaire. Manoletinas de clôture, la faena trop longue, le Camino sera difficile à fixer pour le coup d’épée, deux avis avec tous les obstacles rencontrés par un Tristan déçu.

     Vuelta pour le réconfort.

     Pour la plupart des philosophes grecs, il existe un « bonheur illusoire » : celui qui procure les biens qui flattent notre amour-propre, notre vanité. Tristan se rendra compte que le bonheur ne dépend pas de nous mais plutôt des circonstances. Ici, la chance, le destin voulu par les dieux de la tauromachie.

 

     Les quatre erales sous-exploités, notamment le Casanueva et l’Alma Serena qui en avaient encore sous le capot. Mais ce sont les aléas que nous rencontrons en non piquées.

     S’il y avait eu un prix à décerner, l’un des deux l’aurait sûrement remporté. Allez savoir lequel !

 

 

          TAXI ! AU PLUMAÇON…

                    … LE TRIOMPHE M’ATTEND.

MADELEINE

 

Dimanche 25 juillet. 18h. Corrida de Pedraza de Yeltes. 4e et dernière de feria.

 

             

             En ces temps amers de pandémie, sortez couverts. Après le masque, osez le parasol, le parapluie ou l’ombrelle. En effet, sombrilla dans la langue de Cervantes, se traduit par ces termes. Les frères Uranga, ganaderos prudents, avaient donc amené "Sombrilla", un magnifique colorado né en septembre 2015, détenteur d’un balcon XXL sur lequel plusieurs jardinières auraient trouvé leur place. Les éleveurs pouvaient donc tout aussi bien braver la pluie ou le soleil.

Sombrilla, colorado, le 2e d'A. Lamelas

     C’est le soleil qui s’imposa partageant le sable du Plumaçon avec un astre nommé "Sombrilla".

 

Campeador, colorado, ojo de perdiz à décliner en daube

     "Campeador" reçoit les palmas du public, un coureur un peu enrobé qui prendra deux piques quelconques, poussant de la seule corne gauche – ce que nous voyons majoritairement. Quite d’Alberto Lamelas précédant un tercio de banderilles anarchique.

     Que dire d’une faena qui ne démarra jamais, la faute à cette brute en querencia aux tablas. Domingo López Chaves s’en défait d’une entière de côté. Ça ne valait guère plus, silence et dépouille sifflée. Aïe ! Mauvais départ.

Les ingrédients pour une daube selon Ginette Mathiot : 700g de bourguignon de bœuf ou "Campeador" + 60g de petits oignons + 100g de champignons + 100g de lardons + 50g de beurre + 30g de farine + 60cl de vin rouge ou 70cl…

"Jacobo" pousse sur la première des deux piques. La faena débute aux barrières et à la conclusion d’un derechazo, le toro inflige une voltereta à D.L.C. qui administre après châtiment, deux séries supérieures. La gauche est plus délicate mais les naturelles s’enchaînent, le maître lidiador s’exprime. Mais c’est l’échec aux aciers, entière de côté au second essai, avis. Vuelta fêtée, arrastre applaudi.

 

     Voici un autre joli spécimen, "Burrecato", negro chorreado, sous la cape d’Alberto Lamelas après porta gayola con larga afarolada, sortant au pas. Deux très bonnes piques effectuées par David Prados ovationné, le toro mettant les reins. Le président abrège le tercio (?). Beau quite de Gómez del Pilar et Alberto "brinde" au public.

     Noble à la muleta, "Burrecato" répond aussi bien à droite qu’à gauche, permettant au "petit taxi" de s’exprimer comme il n’en a rarement l’occasion. Dommage qu’il termine en réduisant les distances. Épée engagée, un peu plate, oreille. Le mouchoir bleu s’étale au palco, ce toro n’a reçu que deux piques par la volonté du président ! Quelque chose cloche, non ?

 

Et s’en vint "Sombrilla".

   

© Chantal Lafaye

 Porta gayola bis pour réceptionner ce beau toro à l’armure large et astifina.

     Le brave est magnifiquement piqué par Antonio Prieto – grand moment – trois piques, bille pleine, en mettant les reins. On se lève pour le piquero. Les banderilleros eux aussi à l’unisson méritaient de saluer, Alberto absorbé par ce qui l’attend, se dirigeait déjà vers la banda Lous Faïences pour le "brindis". Alberto savoure un après-midi de tant de belles opportunités qui ne lui seront pas souvent proposées.

     L’envie, l’enthousiasme sont omniprésents, la faena débute au centre, muletazos sur les deux rives, le bicho "humilie" débordant de noblesse. Alberto ne sut pas garder "Sombrilla" au centre du rond, et celui-ci en avait encore sous les sabots. Voltereta sans dommages et terminaison par manoletinas osées. Mete y saca, entière caída en s’engageant. Oreille après avis. Le mouchoir bleu sans contestation.

 

   "Sombrilla", le plus âgé, septembre 2015, brave et noble, montra tout de même quelque rugosité.

     Gómez del Pilar hérite d’un colorado violent sous la cape, après avoir fortement "rématé" sur le burladero. Belles mises en suerte par le torero (2e) et D. López Chaves (3e), "Potrillo" auteur d’un joli galop. Juan Manuel Sanguesa ovationné, Rafael Gonzalez et Pedro Cebadera saluent aux bâtonnets. Débutée de rodillas, la faena va hélas a menos, le toro qui donnait un bon tempo et Noe de belles séries, tout cela se terminant en eau de boudin, le bicho cédant le pas. Le recibir est de côté suivi de trois descabellos. Arrastre applaudi, le torero méritait de saluer.

Gómez del Pilar et Huracan

     "Huracan", l’ultime, est reçu par véroniques et la demie. Sans classe sous le peto (deux rencontres), le toro s’avérera soso. Ça calme après "Sombrilla" ! Gómez del Pilar après quelques muletazos main basse, se mit au diapason du Pedraza. Fin de l’histoire. ¾ de lame légèrement contraire, deux avis et le descabello en délicatesse. Silence pour l’homme et la bête.

 

     Curro Sánchez, le mayoral a hombros accompagne Alberto Lamelas dans son triomphe, radieux.

     Le public à la hauteur de l'évènement, respect aux toreros.

     Cuadrillas au top, les picadors también.

     Le "petit taxi" remet notre afición à sa juste place. L’accolade de López Chaves au triomphateur.

     Quatre toros mobiles, braves et encastés, deux bons (3e et 4e), un excellent (2e), le 5e supérieur.

     Le curseur Pedraza remonte, nous avions quelques craintes depuis les dernières sorties.

     Président, Bernard Sicet.

 

                                                          Gilbert Lamarque

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Decepción grande

Publié le par Cositas de toros

 

MADELEINE

 

Photos Frédéric Martinez

    Samedi 24 juillet 2021. 11h, 2e de feria.

         Corrida d’Alcurrucén, le cartel de la feria.

         Première corrida présentée en matinée dans l’histoire du Plumaçon.

 

          La devise d’Alcurrucén associée au torero de la Rioja, Diego Urdiales, nous  promettaient de bons moments. Le diestro d’Arnedo nous rappelant les tardes bilbaínas où il triompha lors des encierros de la ganaderia d’El Cortijillo : 29 août 2015, 2 oreilles ; 24 août 2016, 2 oreilles et le 25 août 2018, 3 oreilles.

     "Rompe Charcos", "Tonadillo", "Limonero", "Afectisimo", "Corneta" et "Arestado" aux robes variées, du negro décliné en negro mulato, du castaño au colorado, furent l’ombre de leurs prestigieux ascendants. Bien que de belle présentation, l’émotion ne nous titilla à aucun instant, les Nuñez défilant sans race, sans charge, distribuant les derrotes. Où est passée l’alegría qui caractérisaient ce fer ?

 

D. Urdiales et Rompe Charcos

    Le premier inspecte le ruedo d’un œil inquisiteur et freine des quatre fers dans la cape de Diego Urdiales. Le tercio de varas est excessif, l’Alcurrucén prenant une grosse ration en poussant, plus trois autres en carioca, l’ultime sous le peto du réserve.

   

     Les séries de muletazos s’enchaînent avec sincérité, derechazos alternant avec les naturelles où l’animal abrège par des retours prompts. Demi-lame, descabello, salut.

 

Afectisimo, negro mulato

     Le quatrième, negro mulato, le plus léger, prend deux piques en bravito. Après brindis au public, il part dans la flanelle sans attendre le "toque", le Riojano distillant une lenteur de bon aloi, parfois distant mais juste, sans contraindre son opposant, les séries se succédant avec temple, le Nuñez, le regard vers les planches en fin de passes. La conclusion procède par naturelles templadas et le pecho mais la faena est longue et l’avis retentit. Pinchazo, entière caída, oreille.

     L’unique instant artistique de la matinée.

 

Tonadillo, negro gijón

     Paco Ureña rencontre les difficultés dès la sortie de "Tonadillo", distrait. Discret sous le peto, sortant seul de la deuxième rencontre, il est compliqué à banderiller.

Paco Ureña et Tonadillo

      Charges courtes, tête haute. Avis, ça ferraille dur, silence.

Le cinquième, n’est pas mieux, plus faible mais pousse quelque peu au cheval. Brindis au public (?), Paco est absent du ruedo, livrant une faena distante allant a menos comme l’Alcurrucén. Il est triste le Paco, nous aussi. Bajonazo, silence.

     Emilio de Justo voit son premier toro partir seul au cheval dès la sortie du patio. Suivront deux autres puyazos sans intérêt. Le bicho n’"humilie" pas à la muleta, relevant le chef généreusement, aucune liaison possible. Entière et descabello, palmas.

 

Arestado, le 6e negro mulato

     Le dernier est un faiblard, il sera piqué par deux fois avec cariocas. Morenito d’Arles est ovationné aux palos. "Brindis" au doux peuple décomposé comme le toro. L’envie ne suffit pas, Emilio se rend compte du désastre, la muleta malmenée par les violents coups de tête. Entière caída, silence. Il partit dare-dare chercher les trois oreilles qui l’attendaient à Santander, l’après-midi.

 

Martin et Chouan

 

     Chers amis, le fond manqua et le ciel avait tiré à lui sa couverture. L’ennui est facteur de créativité, paraît-il, alors, tous les espoirs nous sont permis !

 

PS. Pas de reseñas du vendredi et samedi por la tarde, absent des tendidos par choix. Demain, une chronique différente. Vous retrouverez les impressions de la non piquée et de la corrida des Pedraza, mercredi.

 

                                                                 Gilbert Lamarque

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Seul et désespéré (1) - Final, a menos ( 2)

Publié le par Cositas de toros

                                              SEUL ET DÉSESPÉRÉ

 

Céret, diumenge 18 de juliol del 2021.

 

     11h. Novillada. Francisco Montero, único espada.

Photos Ch. Lafaye

      6 novillos de :

Medico

"Medico" de C. Yonnet, sobrero remplaçant "Sandiero" de Saltillo, invalide et pauvre de présentation.

 

Gitanito

"Gitanito" de Concha y Sierra, magnifique castaño chorreado bociderado bragado.

 

Cantinillo

"Cantinillo" de Dolores Aguirre.

 

Marinero

"Marinero" de C. Yonnet.

 

Batanerito

"Batanerito" de Barcial, le plus charpenté.

 

Peinador

"Peinador" de Los Maños, le plus léger dans le type de la ganaderia.

Sobresalientes : Alberto Pozo et Rafael Reyes.

 

                                      Maître Gaspi a de nouveau frappé.

 

 

     Francisco Montero nous a prouvé une nouvelle fois son manque évident de technique, un physique ne résistant pas à une encerrona devant de tels novillos, une main gauche peu usitée et au cinquième, le Barcial, un manque de lucidité, étant fortement désemparé. Bravo pour son courage mais cela est bien peu devant d’excellents novillos exigeants demandant chacun une lidia adaptée à leur origine, ce que le novillero ne sut pas déceler. Navrant.

 

Le sobrero de Yonnet est plaisant mais vient le point fort de la novillada avec le Concha y Sierra à la jolie robe et au beau galop. 3 piques dans la règle, salut du picador Santiago Pérez. Francisco bien en dessous, les fortes rafales n’excusant pas sa piètre prestation. Il manquait une muleta ferme pour le soumettre. Une bonne série de la gauche, c’est peu.

 

Cantinillo

     Le Dolores Aguirre méritait mieux lui aussi. Nous n’avons rien vu, seulement un novillero pratiquant une tauromachie de pueblo. Jamais croisé, usant du pico et s’économisant pour les joutes à venir. Le bicho resta inédit.

Le Yonnet est piqué lamentablement, il n’en sortira rien ni de l’animal ni du torero.

Le Barcial, le plus athlétique, dans le type de la maison, est amené quatre fois face à la cavalerie, il ira en manso sortant seul. L’Andalou perd les papiers. Échec aux aciers. La présidence sort le mouchoir bleu contesté par une partie du public. Ne confondons pas la quantité avec la qualité. Le Concha y Sierra méritait, lui, la vuelta al ruedo !

 

Peinador

     Jusqu’ici sobre, le novillero de Chiclana de la Frontera usa de ses dernières ressources, une porta gayola de rodillas, suivie de deux autres génuflexions à divers endroits. Le tremendisme revenu ne lui apporta rien de plus, sinon quelques railleries et invectives de la part d’un public patient et accorte. Ce petit "Peinador", noble, ne présentait pas de difficultés insurmontables, pas de faena.

 

(?)

          La baudruche est dégonflée : salut, avis et silence, silence, avis et silence, avis et division et salut.

     Chaque arrastre applaudi.

     Meilleure faena, la Tramontane.

 

 

                                                    FINAL, A MENOS

 

Céret, diumenge 18 de juliol del 2021.

 

     18 h. Corrida de Raso de Portillo.

 

     Un encierro hétérogène, fortement armé, de la bravoure sans plus, manquant de transmission par la suite.

 

                                                                      De l’ennui.

 

 

   Fernando Robleño est en fin de carrière ; l’usure du temps et surtout les combats qu’il a menés durant toutes ces temporadas ont eu raison de lui. Sa prestation fut transparente.

 

Ultramar

     Son premier toro, "Ultramar" n’est pas assez piqué, deux rencontres, un seul puyazo. La présidence met fin au tercio (?).

F. Robleño et Ultramar

     Après brindis au public, Fernando va errer sans autorité. Pinchazo, entière et salut.

"Afamado" est plus violent, se défend. Robleño sera en échec, auteur d’une faena des plus ennuyeuses.

 

"Tejon" remate copieusement contre les burladeros.

Gómez del Pilar et Tejon

     Gómez del Pilar termine son capeo par une demi véronique et le bicho se montrera manso face à la cavalerie. Il en ressortira une faena sans aucune saveur, l’animal de peu de charge et marchant sans cesse.

"Albardado" n’est guère convaincant prenant deux piques, en dessous la seconde. Changement de tercio : le président n’aime pas les piques ? Le toro ne veut rien savoir à gauche, nous avons droit à quelques derechazos supplémentaires. Entière et descabello, arrastre sifflé.

 

Jean-Loup Aillet et Quiromante

Maxime Solera a le soutien du public. "Quiromante" est bien mis en suerte et bien piqué par Jean-Loup Aillet – le meilleur moment de la course – mais le bicho ne met pas les reins. Ovation au picador.

 

M. Solera et Quiromante

     Brindis à Robleño et faena distante, lassante. Maxime recule sans cesse, le toro ne l’aidant pas.

L’ultime, "Paganito" présente un véritable "balcon sur les Pyrénées", très, très veleto. Il reçoit trois piques sans véritablement pousser.

Paganito

     Brindis au public et faena de peu d’intérêt, Maxime n’allant pas au bout de la passe et jamais dans le bon sitio. Très long à la mort avec l’usage du descabello. Avis et silence. Seulement la deuxième corrida de Maxime.

 

     Jean-Loup Aillet a reçu le prix au meilleur picador, sans concurrence.

     Président, Bernard Sicet, allergique au tercio de varas, sembla-t’il.

     On rendit hommage à la fin du paseo, au banderillero Rafael Gonzalez qui prit l’alternative ici-même, il y a 25 ans. Joli geste.

 

 

     Petite feria mais bon public, la curiosité envers les Reta, d’excellents novillos sont à retenir. La Cobla Mil Lenària de Perpignan, bien sûr avec la Santa Espina et la ténacité de la Tramontane.

 

                                                                        Gilbert Lamarque

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Les veuves invitées

Publié le par Cositas de toros

 

Céret, samedi 17 juillet, 18h.

 

           Le ciel était aussi bleu que les toros de Casta Navarra étaient mansos, mansos perdidos.

 

                     Envols de capes, volées de muletas et mouchoirs rouges

 

Photos Ch. Lafaye

 

 

          C’est à croire que la plupart du temps nous assistons à des corridas où les toros sont très souvent des couillons. Cet après-midi, une fois les épées et muletas rangées, nous avons compris après trois heures de grosses suées que ces toros navarrais étaient… intelligents. Oui, le Navarrais est lucide et perspicace. Peu importe l’âge, les quatre premiers étaient nés en janvier 2015, le cinquième en juin 2015, l’ultime en avril 2016, même plus jeunes, le cours des choses n’aurait subit aucune révolution. Intoréables ! Aucune lidia possible, le danger à chaque tercio sur toute la surface du ruedo. Arrêts brusques devant la cape, refus des piques mais doués pour la feinte et l’esquive. Tous avisés et chacun trouvant querencia devant la sortie du toril, à deux pas du jeune mayoral.

 

Les banderilleros eux aussi invités à la fête, à la peine ; Vicente Valera et Alberto Cacero, les poseurs de bâtonnets d’Octavio Chacón ont salué, un miracle.

 

F. J. Navarrete et Rabioso

Rabioso, le second de Francisco Javier Sánchez Vara "se met en valeur" sur un bon puyazo et provoque le batacazo, mais la suite fut moins glorieuse sortant seul lors des deux rencontres suivantes. Le piquero F. J. Navarrete reçoit les palmas. Le torero réussit quelques courtes séries, un hold up.

Octavio Chacón et Contendo ne s’accordent pas – le contraire aurait été étonnant – le toro hésite à la pique, s’élançant avec violence, dénué de la moindre bravoure, sortant seul des deux rencontres. Le piquero se lance à la poursuite du bicho, celui-ci passe entre les deux chevaux, puis fonce sur l’un d’eux et arrivé au niveau de l’épaule, exécute un magnifique quiebro. Les banderilles noires s’invitent au spectacle. Chacón renonce, lâche par deux fois sa muleta pour mieux sauter dans le callejón. Ce fut quasiment le même scénario avec chacun des Navarrais.

 

Catalino

   

Tendero

 

     Ils se nommaient, "Catalino", 490 kg (01/15), Avinagrado, 490 kg (01/15), Tendero, 540 kg (01/15), Rabioso, 510 kg (01/15), Contento, 590 kg (06/15) et Grandioso, 550 kg (04/16), tous veletos et astifinos, du trapío et la robe châtain des Navarrais.

 

F. J. Sánchez Vara et Contento

     Sánchez Vara, salut et vuelta

 

O. Chacón et Avinagrado

     Octavio Chacón, silence bis

 

M. Á. Pacheco et Tendero

     Miguel Ángel Pacheco, silence et salut, fortement secoué par Grandioso

Catalino, Tendero et Contento reçurent les fameuses banderilles noires, les veuves.

Nous avons eu chaud, les belluaires aussi, beaucoup de vent par rafales sous un ciel bleu.

Le public est à féliciter, compréhensif, pas de huées, très peu de sifflets. L’aficionado présent savait, le résultat ne surprit pas mais l’après-midi fut intéressant et ce fut, dans un sens, une corrida historique, convenons en.

 

     Miguel Reta Azcona et son mayoral, tout sourire, se prêtèrent volontiers aux sollicitations des photographes, et ça, c’était quelques minutes avant le paseo.

Le ganadero continuera t-il le jeu des éprouvettes ? Toujours est-il qu’il maintiendra la vente de ses toros pour les spectacles de rue, les festejos populares de Navarre, de Tafalla à Estella, de Tudela à Peralta. Nous l’avons vérifié, ses toros ont toutes les qualités pour courir dans la rue : mobilité, poursuite de l’homme et cette frappante "intelligence". Point de noblesse, de bravoures recherchées dans un ruedo.

Il est certain que nous ne reverrons pas de Casta Navarra avant des lustres et des lustres.

 

Rabioso

Nous nous inclinons devant de tels toreros, acclamés à leur départ.

Notons que Sánchez Vara rencontra en mai 2016 à Las Ventas pour la San Isidro, un toro de Saltillo, "Cazarrata", condamné aux banderilles noires. Encore un toro épouvantable !

 

                                                                        Gilbert Lamarque

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