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ARZACQ Dimanche 23 février

Publié le par Cositas de toros

Photos © Fred Martinez

Photos © Fred Martinez

 

A Jesús Romero le Bayonne de Cristal,

A la Ganaderia Casanueva le triomphe.

 

 

    Débutée par une matinale un peu  pâlotte avec du bétail du Camino de Santiago dont deux vaches mansas à la tienta et un toro quasi du même tonneau pour Dorian Canton, cette journée s’est embellie par un très bon repas convivial.

En point d’orgue, la novillada vespérale. Cette année, le club taurin d’Arzacq nous proposait un desafío ganadero : trois erales du Camino de Santiago de Jean-Louis Darré (Marquès de Domecq) et trois de Casanueva de José et Guillaume Bats (El Torreón).

 Pour relever le défi, ils ont fait confiance à :

                                                  Sergio Rodriguez

Entame l’après-midi avec « Tontillo », n°14 de Casanueva. Léger, il fait une belle sortie, répète dans le capoteo varié qui lui est proposé, bon quite de Jésus Moreno. Brave aux banderilles où il raccompagne les peones aux tablas, il chutte devant le drapelet  au début de la faena que Sergio entame à genoux. La suite du trasteo monte en qualité avec de belles séquences à gauche, la meilleure corne. Pour en terminer, une entière très basse au deuxième envoi, oreille.

Son deuxième adversaire, « Artesano », n°31 du Camino de Santiago est un tout autre adversaire. Plus fort en trapío, il souffre d’une vilaine vuelta de campana et plante les cornes en terre au cours d’une petite série de quatre pauvres véroniques. Une mise en suerte délicate aux banderilles précède un travail de muleta compliqué par la faiblesse de l’animal qui chute par trois fois lors de la première série de derechazos. Intelligemment, le  torero lui laisse du temps  et finit par lui tirer deux séries à gauche. Entière une nouvelle fois très basse, petite pétition et vuelta.

 

                                                    Jesús Romero

Fait sortir « Rey », n°3 du Camino de Santiago en premier. Sortie vive avec tendance à prendre  l’extérieur de sa cape allurée et artistique, capoteo ponctué de deux largas de rodilla, suivi d’un quite varié de Juanito. Après avoir banderillé de belle manière son opposant, Jesús se lance dans un travail de muleta très doux, hélas le becerro s’enferme rapidement aux  planches. Entière en place pour conclure et malgré une pétition qui monte des gradins il doit se contenter d’une vuelta.

En second, c’est « Parrandero », n°27 de Casanueva qui va à la rencontre de sa cape avec bravoure et noblesse, bon quite de Juanito. Il pose trois jolies paires de banderilles et, après avoir « brindé » la mort de son adversaire à Marcelle, il sert une faena allurée entamée par des  statuaires esthétiques. S’ensuit un trasteo alluré surtout à droite alterné par de belles séries gauchères. Grande faena complète sur un excellent eral débordant de race et de noblesse Le manchego se fait accrocher, par excès de confiance, sur des adornos avant la mise à mort effectuée à cuerpo limpio. Deux oreilles indiscutables tombent du palco et vuelta al ruedo pour le becerro.

 

                                         Jean Larroquette « Juanito »

Pour ses débuts en habit de lumières sur ses terres béarnaises, il fait sortir « Uno », n°29 du Camino de Santiago en premier. Hélas, malgré un style original loin des stéréotypes habituels des novilleros instruits aux écoles taurines, et peu ou pas impressionné par l’évènement, son eral, le plus costaud du lot auquel il manquait quelques (sss) centimètres au piton droit, est faible. Capoteo élégant mais l’animal sort très vite extérieur de la cape. Juanito brinde la mort de son premier opposant à papa et maman puis débute sa faena aux planches, par le bas pour amener « Uno » au centre. Hélas, il s’arrête très vite et se réfugie au toril. Entière terminale, longue d’effet, avis et applaudissements.

Avec son second, « Aguador », n°300 de Casanueva, il montre son talent en étant varié et artiste au capote. A la muleta, il cite de loin et allonge sa passe, main basse, surtout à la senestre où « Aguador » avait une superbe corne. Beaux adornos inattendus chez un novillero débutant et il en termine avec un adversaire noble et racé par une demi-épée légèrement tendida suivie de trois descabellos après avis. Oreille encourageante pour la suite.

 

Sortie a hombros très fêtée pour Jésus Romero accompagné de Guillaume Bats, ganadero heureux qui aura vu sortir un bon eral en premier et deux excellents en cinquième et sixième. Un triomphe de poids pour cette jeune ganaderia en ce début de temporada.

 

Arènes d’Arzacq remplies au 4/5, beau temps, pas l’ombre d’un anti… Belle journée.

Ordre de sortie des novillos : Camino de Santiago : 2, 3 et 4, Casanueva : 1, 5 et 6 pour

 

Sergio Rodriguez : Oreille et silence.

Jesús Romero : Vuelta et deux oreilles.

Jean Larroquette « Juanito » : saluts au tiers après avis et oreille après avis.

 

Vuelta al ruedo pour « Parrandero », n°27 de la ganaderia Casanueva sorti en cinquième position.

 

Présidence : Philippe Tort

 

Patrick Soux

 

 

Photos © Fred Martinez
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OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020

Publié le par Cositas de toros

OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020

    Il est de tradition d’ouvrir la temporada du Sud-Ouest en Marensin. Le club taurin magescquois Cape et Corde s’est donc acquitté de cette tradition en nous offrant le retour en terres gauloises de la ganaderia navarraise de Santafé Marton (Marques de Domecq).

Les six erales retenus étaient tous d’excellente présentation, armés en diable (sauf le 4 avec ses cornes rentrantes), forts de trapío (les 1,3 et 6, trop ?), tous limites novillos, très mobiles, agressifs voire violents, avec juste assez de «cassecouillerie» pour donner du piment au spectacle.

Bref, pour son retour, José Angel a mis le paquet…

 

Pour faire face à cette opposition,

                                                    Alvaro Burdiel

ouvre la course avec un adversaire de respect, violent au capote, devant lequel le sevillan a su être élégant. Muleta en main, il est resté classique nous démontrant la belle qualité de sa main gauche. Il manque malgré tout de domination laissant l’eral partir aux planches en fin de faena. Une entière caïdita longue d’effet et une série interminable de descabellos ternit l’ensemble. Avis et silence.

Avec son second, faible, cornes rentrantes, il rencontre des difficultés en début de faena. L’animal faible reste court en sortie de passe et «colle» à droite. Suite à une belle série à gauche, plus croisé et plus dominateur, il se reprend. Belle estocade qui lui vaut l’oreille.

 

                                                Christian Parejo.

Le natif de Chiclana, émigré en terres biterroises arrive à Magescq auréolé du trophée Gascogne 2019 et du prix «meilleur novillero du Sud-Ouest» décerné par les défunts Clubs Taurins Paul Ricard. Son premier opposant fait une sortie réservée. Faible après une dure vuelta de campana, l’eral a du mal à aller au bout de ses charges. Même en lui laissant du temps et de l’espace, Christian ne peut lui servir qu’un travail décousu. Une entière en place fait tomber l’oreille.

Son second adversaire fait montre de caste dès sa sortie. A la muleta le maestro est vite mis en difficulté (trois volteretas). Le final droitier est accroché et décousu. Entière version bajonazo pour conclure, oreille … du courage ?

 

                                                Jean-Baptiste Lucq.

Le mugronnais doit faire face à un premier eral très fort, violent dans la cape. Après un capotazo alluré, la suite de son trasteo sera plus laborieuse. En effet son adversaire montre vite des signes de faiblesse qui l’empêche d’aller au bout de la passe. A droite sa «tête chercheuse» n’est pas faite pour mettre le maestro en confiance, mais le calme et la sérénité dont il fait preuve lui permettent de passer l’obstacle malgré une grosse voltereta .

Face à son second tout aussi violent, il arrive, avec détermination, à lui tirer une bonne série à droite. La fin de faena est plus laborieuse. Malgré une torería intelligente, laissant du temps au novillo et le citant de loin, son manque flagrant de métier l’empêche de dominer son adversaire qui finit par l’amener aux planches. Entière contraire un peu longue d’effet et, oreille de l’encouragement.

 

Arènes de Magescq, grosse demi-arène, temps ensoleillé et printanier (ils on même coupé le chauffage).

6 erales de Santafé Marton

Alvaro Burdiel :Avis, silence et oreille.

Christian Parejo : Oreille et oreille.

Jean-Baptiste Lucq : Applaudissements et oreille.

 

    La journée avait commencé par une tienta de trois vaches, tienta d’où s’est détachée une excellente dernière pensionnaire de Jean-Louis Darré (Camino de Santiago).

Quatre rencontres avec le cheval, la dernière depuis la porte du toril, rencontres prises avec alegria, tête en bas sous l’estribo en mettant les reins. Au drapelet, elle déborde de noblesse, ce qui permet à Dorian Canton de se régaler et surtout aux élèves de Richard de montrer leurs envies.

 

Belle journée taurine qui vient à point pour nous sortir de notre carême aficionado.

 

Patrick Soux

 

OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020
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RION DIMANCHE 17 NOVEMBRE

Publié le par Cositas de toros

RION DIMANCHE 17 NOVEMBRE

Le rideau tombe sur la temporada 2019

 

     Pour la dix-neuvième fois, Rion clôture la temporada avec son traditionnel festival. Dimanche 17 novembre, 13h02, des chiqueros sort le novillo portant le n°21, colorado oscuro. Bien présenté pour ce type de spectacle, il porte fièrement le fer de la ganaderia Alma Serena, hommage rendu à Pierre Bats ganadero landais récemment disparu, et combattu par Jean-Baptiste Lucq jeune novillero en devenir qui débute sa carrière de fort belle manière.

Tout un symbole.

Face à ce novillo difficile à fixer, Jean-Baptiste parvient à poser un quatuor de véroniques. S’ensuit une mise en suerte appliquée au cheval puis un beau quite por chicuelinas. Sa faena de muleta, "brindée" à Philippe Bats, est entamée contre les planches, main posée sur la barrière en gagnant le centre et se poursuit par un trasteo empreint de sincérité et d’engagement. Une mise à mort engagée en termine avec cet astado.

13h21, Jean-Baptiste promène les deux appendices de son adversaire autour du ruedo, accompagné par l’harmonie rionnaise, sous les larmes célestes qui avaient fait leur apparition dès la sortie de ce dernier novillo.

Tout un symbole.

Le rideau est tombé.

 

Le festival avait commencé avec quatre novillos de Jalabert, hétérogènes de présentation, faibles et manquant de bravoure pour :

 

Domingo López Chaves, à l’égal de sa temporada, a fait montre de métier pour régler les problèmes de son opposant. Deux séries de « réglages » et la suite coule comme une évidence pour une faena ambidextre engagée.

 

Manuel Escribano hérite du plus petit, du plus faible et du plus noble de l’envoi. Il se contente de dérouler tranquillement sa faena en visitant le ruedo, les mains en haut du guidon.

 

Andrien Salenc, est opposé à un novillo bien présenté. Il entame sa faena par le bas gagnant le centre. Il donne quelques séries engagées et variées de la main droite. Côté opposé les choses se compliquent, il allonge un peu trop son trasteo, le novillo s’avise et la fin est un peu brouillonne.

 

El Kike doit faire face à un novillo qui jette ses pattes dans le capote de réception. Après un début très « prudent », il améliore malgré tout sa position et son terrain en fin de faena. Le manque de contrats explique sûrement son attitude desconfiada.

 

Les récompenses restant anodines dans ce genre de spectacle, je ne m’y attarderai pas. Nous avons cependant passé un agréable moment de partage et d’au revoir, dommage que la météo humide et fraîche du jour n’ait pas incité plus d’aficionados à faire le déplacement.

 

Ainsi se termine la temporada 2019…

Vivement 2020.

 

Patrick Soux

 

 

RION DIMANCHE 17 NOVEMBRE
RION DIMANCHE 17 NOVEMBRE
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VOL AU DESSUS D’UN NID DE BARBARES

Publié le par Cositas de toros

Saint-Sever, 11 novembre.

40 ans de la Peña Jeune Afición et dernière journée de la XXXVe Semaine Taurine et Culturelle.

 

     La vieille cité gasconne a vibré tout au long de la semaine pour achever ses festivités par une journée de toros.

Double motivation pour venir claquer des dents à Morlanne, sur les tendidos des arènes Henri-Capdeville : les Coquillas bien sûr, et Francisco Montero, novillero atypique de 27 ans.

Les gradins désespérément abandonnés, le ciel grand responsable, le vent soufflant, les températures dégringolant et la nuit précoce.

Mention spéciale aux services techniques, la piste excellente.

 

10h30… et un 1/4 d’heure plus tard. Fiesta campera.

    Quatre novillos de

                                              Juan Sánchez Fabrès,

                                                                                     de belle présentation, intéressant tout au long de la matinée.

 

Difficile de passer en premier, car si l’un des Coquillas méritait d’être honoré d’une vuelta posthume ce fut bien le tambour major qui s’accorda avec

                                                Andrès Palacios.

Noble, se livrant beaucoup plus à la muleta qu’à la cape, il avait au préalable bien poussé sous une première pique, sortant seul de la seconde. Voilà une faena qui gagne en qualité au fil des minutes. Les naturelles et derechazos de bonne facture s’enchaînent jusqu’à la mort du bicho, bouche cousue. Entière, deux descabellos, deux oreilles de fiesta campera. Arrastre applaudi.

 

Le second cornu nous dévoile sa faiblesse après deux piques où il fut plus violent que brave, sortant seul. Peu de charge, il n’humilie pas et la faena d’

                                                  Antonio Nazaré

reste fade. 3/4 de lame en place, oreille.

 

Le troisième est plus haut, jette les pattes en avant. Batacazo subi au second assaut par Laurent Langlois qui s’extirpe de dessous le cheval légèrement commotionné, plus deux autres varas reçues avec plus de brutalité, signe de peu de bravoure. Quelques belles naturelles de

                                                    Thomas Dufau

mais faena retenue. Quasi entière, deux oreilles… vuelta au Coquilla…

 

Nous devons la conclusion à

                                              Miguel Àngel Pacheco

qui hérite, lui, du vilain petit canard. Pas grand-chose à se mettre sous les molaires. Bagarreur sous le canasson, cornes exploratrices sous la flanelle, il cherche le plaquage aux chevilles, la meilleure façon d’éviter le carton jaune ou rouge. Malgré une tauromachie rapprochée, rien n’y fait. Entière contraire et deux oreilles malgré tout.

 

 

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16h. Novillada.

 

 

    Quatre novillos du cousin

                                        Javier Sánchez Arjona,

                                                                                   mais n’atteignant pas la qualité matinale.

La présentation est d’un bon niveau, le fond n’est pas au diapason ne permettant qu’un jeu restreint.

Deux écoles nous sont proposées cette après-midi, l’école de la rue et celle du salon. Ne voyez-là rien de péjoratif.

 

                                              Francisco Montero,

sous un jour plus clément, aurait attiré la foule. Cosas de tiempo.

Annoncé fort justement comme le « coup de tonnerre », c’est la foudre qu’il prit lors de sa première prestation. Courageux, volontaire mais mal dégrossi, il alterne le bon et le plus aléatoire. Des passes sur le fil du rasoir, des largas de rodillas, tout un attirail… le novillo repart des deux piques prises sans classe et ne permet que des suites de deux passes consécutives, doblones et autres. Beaucoup d’erreurs qui se traduisent par autant d’accrochages avec une voltereta de catégorie des plus spectaculaires, beaucoup de rouge sur l’habit blanc. Tout ceci se termine sans grande classe de la part des protagonistes. Entière en s’engageant, le puntillero à la peine. Montero entame une vuelta, ça passe.

Portagayola pour accueillir le troisième Coquilla prenant deux piques avec violence sans grande qualité. Francisco nous assène cette tauromachie fruste mais généreuse. Il banderille par trois fois, pas si mal. Et se succèdent des passes de tous styles, du bon qui porte, du beaucoup plus tourmenté qui n’améliore pas la « classe » du bicho. La faena s’éternise et le Chiclanero en termine par manoletinas avec… sa cape de paseo. Tremendiste au possible, le garçon n’en est pas moins sympathique. Il tue toujours aidé de cette cape. Entière de côté, si peu, avis, deux oreilles, la seconde bien généreuse.

 

De la classe et de l’académisme,

 

                                                 Alejandro Mora

est bien le neveu de son oncle. Il reçoit le negro avec goût par véroniques et la demie. Deux piques sans classe. Le neveu se montre à son avantage, le sitio, les belles séries débordant de délicatesse, l’élégance mais parfois un peu de distance.

Et les grues au-dessus de nos têtes… le V de la victoire.

Hélas, aux aciers, les trophées s’envolèrent rejoindre les volatiles migrateurs. Salut.

Le dernier, cabeceando comme les trois autres, sans grande bravoure, de peu de charge, conclue banalement la tarde. Alejandro est à la peine, à la peine aussi l’épée en main, deux avis, silence.

 

Une mention spéciale au piquero Laurent Langlois qui piqua matin et soir.

Triomphateur, Francisco Montero.

Sobresaliente, Juan Antonio Pérez Pinto, un fantôme.

Présidence, Olivier Martin.

 

… Le vol des grues, le ciel anthracite, la chasse des nuages, la menace des eaux, et le miracle d’une journée où la pluie épargna la plaza !

Le châtiment céleste n’eut pas lieu.

Juan Sánchez Fabrès satisfait, tout comme le cousin Javier, à l’instant de quitter les tendidos, me prenant à témoin, « et cette pluie qui n’est jamais tombée ! »

Et oui, cher ganadero, ici au Cap de Gascogne, nous n’avons pas la prétention de « dresser » vos toros, par contre nous interdisons aux éléments de se déchaîner sur nos pauvres têtes de pécheurs.

Le peuple barbare protégé des colères du ciel. Qui l’eut cru ?

… Jouir de ce qui s’offre.

                                                                                      Gilbert Lamarque

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SAMADET. Samedi 26 Octobre.

Publié le par Cositas de toros

SAMADET. Samedi 26 Octobre.

Festival caritatif

 

    Ce festival était donné, comme les trois précédents, en faveur du service pédiatrie de l’hôpital montois.

D’un très bon niveau sur le plan taurin, il est fort dommageable que les entrées soient restées trop confidentielles, très en dessous de l’investissement des organisateurs. Pour soutenir une bonne action, la plupart des organisateurs et peñas voisines (et amies ?) ont pointé aux abonnés absents.

La Peña Al Violin et Marc Serrano avaient pourtant bien fait les choses en nous proposant un cartel inédit, permettant à l’aficionado de découvrir quelques toreros et d’en revoir d’autres, loin, très loin des carteles habituels « copié collé ».

Les novillos, correctement présentés pour ce type de spectacle, étaient offerts par les ganaderos : Gallon, Jean-Marie Raymond, Cuillé (2), Jean-Louis Darré et Tardieu.

 

A l’issu du paseo, une minute de recueillement fut observée en mémoire du ganadero landais Pierre Bats récemment disparu. Serge Dupouy prit ensuite la parole pour encourager la défense de nos traditions, le tout conclu par la Marseillaise, entonnée par la Peña Al Violin.

 

Le festival peut commencer. A tout seigneur, tout honneur. Le coorganisateur de la tarde prend en charge le premier novillo.

 

                                                   Marc Serrano

reçoit le petit novillo de Gallon par de belles véroniques. Faible et sans charge, le maestro doit se contenter d’une faena homéopathique, appropriée à l’indigence de son adversaire. Demie au deuxième essai.

 

                                                   José Mauricio,

mexicain inconnu en Europe, débute par une série de véroniques face au Virgen María. Mansote sous le fer, il garde assez de force pour aller au bout d’une faena ambidextre de bon aloi, qui aurait mérité plus de dominio. Une entière verticale en termine avec ce novillo qui finit boca cerrada.

 

                                                   Esaü Fernandez

n’a rien perdu de ses attitudes de novillero. Il reçoit le premier Cuillé à porta gayola et enchaîne avec des véroniques posées. Le novillo s’échauffe sous le fer et prend une belle ration à caballo levantado. Fin de l’histoire. Hormis quelques derechazos isolés, la faiblesse de son opposant l’oblige à conclure d’une entière tombée.

 

                                                          Filiberto

est opposé au deuxième novillo de Cuillé qui montre quelques signes de faiblesse lors de l’entame par véroniques. Il prend une longue pique sans trop s’employer mais, dans le deuxième tercio, fait preuve de bravoure en poursuivant les piétons. Il débute sa faena à genoux, puis, il laisse du temps au toro. Il cite de loin l’animal qui vient franchement sur les deux rives mais, baisse de régime en fin de parcours. Manoletinas finales avant 2/3 de lame tombée sans s’engager, après pinchazo.

 

                                           Hector Gabriel Ferrera

Cet autre mexicain, inconnu, voit sortir des chiqueros un Astarac très bien présenté montrant des signes de mansedumbre. Il galope contre les planches, barbeando, refusant les capotes qu’on lui présente. Hector finit par l’intéresser avec une paire de véroniques. Pas très présent au matelas, il coupe le terrain des banderilleros. Le Maestro a le mérite d’apprendre au pensionnaire du « Cantaou » à mettre la tête dans sa muleta, des deux côtés. Il termine son agréable trasteo par une série de naturelles de face avant d’en terminer par une entière delanterita y caídita. Le novillo sera honoré d’une vuelta posthume (!).

 

                                                Alejandro Marcos

a été sans conteste le torero le plus élégant de la tarde. Il reçoit le Tardieu par des véroniques basses, genoux fléchis du plus bel effet. Quite por chicuelinas allurées après mono pique anodine. Son trasteo sera élégant sur les deux rives, mais la faiblesse du novillo fait que le tout manque de transmission. Entière engagée delanterita, longue d’effet l’obligeant à une conclusion difficile avec le verdugo.

 

Rendez-vous est pris pour l’an prochain, il y aura toujours des enfants en attente, et, un grand bravo aux organisateurs.

 

Arènes de Samadet. Grand beau temps, température estivale, trop petite entrée.

6 novillos des frères Gallon, Virgen María, Cuillé (3ème et 4ème), Astarac et Tardieu frères pour :

Marc Serrano, une oreille.

José Mauricio, deux oreilles.

Esaü Fernandez, une oreille.

Filiberto, deux oreilles.

Hector Gabriel Ferrera, deux oreilles et vuelta en compagnie de Jean-Louis Darré.

Alejandro Marcos, une oreille.

Vuelta al ruedo pour le novillo de l’Astarac.

Présidence très gentille de Pierre Vidal.

 

Patrick Soux

 

 

SAMADET. Samedi 26 Octobre.
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