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Pérégrinations andalouses II

Publié le par Cositas de toros

"Garcisobaco",  Algar (Cadix) le 25 janvier 2022

     Santiago Domecq Bohórquez

 

Reportage photos : Chantal Lafaye, G. Lamarque

 

 

     C’est à la finca Garcisobaco située dans le parc naturel de Los Alcornocales (Cadix) que nous avions rendez-vous avec Santiago Domecq Bohórquez.

 

   

      Los Alcornocales est un véritable bastion montagneux tout près de la côte et les vents marins recouvrent souvent les forêts sous un épais brouillard. La route CA-5221 est tortueuse, étroite et nous flirtons avec les canutos, ces ravins étroits et profonds où coulent des rivières. C’est aussi, plus bas, un pays d’embalses, d’immenses bassins, véritables lacs-réservoirs.

 

   

      Après avoir traversé le joli village d’Algar qui fait partie de la Route des Villages Blancs, l’entrée de Garcisobaco s’offre, plus loin, à quelques lieues, sous les frondaisons.

 

     

     Santiago Domecq Bohórquez, fils unique de Jaime Domecq Ybarra, décédé en 2007, est devenu en 1983, le ganadero du fer au D couronné, celui du Marquis, son aïeul, acheté aux frères Nuñez

Dans la famille Bohórquez, on a pour habitude d’élever du Murube. Santiago, lui, soigne des bêtes de sang Domecq. Dans le giron de la famille Domecq, le fer de Santiago connaît pas mal de succès. Feria de Dax 2018, "Lebrero" est indulté entre les mains de Ginés Marín. Séville 2019, "Aperador" est honoré d'une vuelta al ruedo et en 2021, Roca Rey coupe la queue symbolique de "Cautivo" à Algésiras. Il y eut d'autres succès antérieurs.

 

 

 

 

 

Mayoral, Pedro Gómez

 

 

 

 

 

 

La plus vieille mais toujours mère

 

 

 

 

Semental

 

 

 

 

 

 

 

 

   

      Le rio Majaceite, connu aussi sous le nom de Guadalcacín forme des embalses, l’un d’eux, en bas des terres de la ganaderia inonde cette partie du campo au printemps.

                                                                  Gilbert Lamarque

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TOROS

Publié le par Cositas de toros

 

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Des euros et des heureux

Publié le par Cositas de toros

Communiqués

 

     Samedi 29 janvier, le matador nîmois Marc Serrano a tienté deux vaches de la ganaderia landaise Alma Serena.

 

 

 

            A l'issue du tentadero, un chèque de 2.350 euros a été remis à Nicole Brousse, présidente de l’association de pédiatrie de l’Hôpital de Mont-de-Marsan. Ce chèque s’ajoute aux 5.643,60 euros récoltés lors de la tombola organisée en 2021 par Cédric Luciano avec l’aide de ses amis aficionados de l’équipe des « Ambassadeurs ». C’est donc la somme magnifique de 7.993,60 euros, ni plus, ni moins, qui a été remise à Mme Brousse afin de réaliser le rêve des enfants hospitalisés.

Marc Serrano explique : « Cette somme est le cumul de l’argent récolté lors de la tombola mais aussi de l’argent que divers partenaires ont souhaité verser directement aux enfants. Il est extraordinaire de pouvoir remettre une somme aussi importante à l’issue du festival de Samadet 2021 qui a connu un franc succès malgré beaucoup d’aléas. Je remercie toutes les personnes qui ont participé à cette réussite ». Interrogé sur l’avenir du festival qu’il a créé dans le Sud-Est puis organisé dans le Sud-Ouest, Marc Serrano précise : « À ce jour, j’attends toujours de recevoir des précisions sur les comptes du festival, de la part du président de la Peña al Violin, afin de pouvoir les finaliser. Vivement l’édition 2022 qui promet de belles surprises, notre action continue pour les enfants. »

Marc Serrano, qui est à l’origine de cette action caritative, a remis le chèque en présence des partenaires : Fabien Agnel et Frédéric Dessans, des ganaderos Guillaume Bats et Philippe Bats qui ont offert un toro, des subalternes Laurent Langlois et Julien Dusseing « El Santo » qui ont toréé bénévolement pour le festival 2021 et des «Ambassadeurs » de la tombola.

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      Fiesta campera du CT Marc Serrano, dimanche 30 janvier.

 

 

               « Malgré le mistral violent et glacial qui soufflait dimanche dernier sur " Badon", le domaine de Dominique Cuillé, une grosse centaine de personnes s'était réunie autour de Marc à l'invitation de notre Club Taurin. Le diestro Nîmois a toréé un excellent novillo de Las Dos Hermanas, un des fers de la famille Laugier. Un astado bien fait de pelage noir et portant le n°102. Malgré ce satané vent, Marc a malgré tout profité des bonnes et franches charges de ce novillo. Marc nous gratifiant de muletazos de belle qualité dans une faena essentiellement droitière, on le comprendra aisément. Vu le contexte, nous avons préféré ne pas sortir le second novillo. Pas question de faire prendre le moindre risque à Marco et sa cuadrilla. Le maestro expliquant le pourquoi de cette décision ce qui ne soulevât aucun problème, tout le monde comprenant parfaitement la situation. Ce novillo devrait être lidié  jeudi, si le temps le permet.

L’apéritif se prolongea fort tard, le repas fut des plus sympas et les discussions autour de Marc allèrent bon train… Quant à la tombola et ses 19 lots, elle fut tirée dans une belle ambiance ».

Notre Club Taurin remercie toutes les personnes présentes lors de cette fiesta campera.



 

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Pérégrinations andalouses I

Publié le par Cositas de toros

Puebla del Rio, le 24 janvier 2022

       Visite chez Diego Ventura

 

Reportage photos : Chantal Lafaye, G. Lamarque

 

     

 

Pareja insolite

 

De la porcelaine ?

 

 

Vainqueur aussi en 2011

 

La relève... à pied

 

... et à cheval !

 

 

 

 

 

 

 

Hommage de Puebla del Rio

 

Diego et son toro d'alternative

 

 

Après la douche

 

 

 

                                Diego Ventura, un passionné sympathique, une belle petite famille, une douzaine d'employés attentionnés, une finca luxueuse, des infrastructures et une propriété majestueuses.

     La ville de Puebla del Rio a nommé Diego, "fils adoptif de la ville", lui qui est arrivé de Lisbonne à l'âge de trois mois.

     Il participe avec Morante, autre enfant de La Puebla, à de nombreux festivals caritatifs, aidant également plusieurs associations.

     Una figura del rejoneo muy generosa !

                                                                 Gilbert Lamarque

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Huit sur dix

Publié le par Cositas de toros

Sources : journal digital El Español du 19 janvier 2022.

 

               Une écrasante majorité de 98 % des Espagnols reconnaissent que les animaux ont le droit à la vie, bien qu’avec une différence importante : 54 % considèrent qu’ils ont «  le même droit » que les êtres humains, tandis que 44 % pensent que ce droit devrait être reconnu « de manière différente ». Ce sont des données de l’étude de la Fondation BBVA "Vision et attitudes envers les animaux dans la société espagnole », qui révèle également un effondrement de l’approbation de l’utilisation d’animaux dans des activités telles que le cirque, la tauromachie ou la chasse sportive, au point que plus de 80 % se prononce contre.

     L’enquête a été réalisée par le Département d’études sociales et d’opinion publique de la Fondation BBVA en collaboration avec Imop Insights, et extrait ses données d’entretiens avec deux groupes de 2 000 Espagnols majeurs. Plus précisément, l’utilisation d’animaux dans la tauromachie – difficile de faire sans ! – recueille l’approbation de moins de 2 sur 10 (1,9). Pour la chasse sportive, le chiffre tombe à 1,7. Le cas du cirque avec des animaux est intéressant, car il enregistre la plus forte baisse depuis l’enquête réalisée en 2008 : l’opinion favorable chute de 2 points, passant de 3,7 à 1,7.

 

   

      La ventilation par données démographiques indique cependant que les hommes présentent un degré d’acceptation plus élevé que les femmes à l’utilisation des animaux dans ces activités. Les plus « tournés vers la religion », ceux qui « n’ont pas d’animaux » et surtout ceux « qui sont idéologiquement à droite » sont plus susceptibles de voir ces trois disciplines favorablement. En revanche, le rejet de l’utilisation des animaux dans la fabrication de vêtements et de cosmétiques est beaucoup plus unanime, atteignant plus de 90 % dans le cas de la fourrure.

     En général, les Espagnols s’estiment « bien informés » sur les questions d’environnement, de science et de conservation des espèces, avant même l’intérêt porté au sport et à la politique. Ils connaissent des termes scientifiques comme « évolution », « écosystème » ou « biosphère », même si d’autres comme «  xénotransplantation » et « vivisection » prêtent à confusion. Le soutien à l’idée que l’homme est responsable du maintien de « l’équilibre de la nature » est passé de 7,5 en 2003 à 8,5 en 2021. Plus de 90 % soutiennent l’affirmation selon laquelle la diversité de la faune et de la flore est essentielle au « bien-être humain ».

 

     

     Cette vision de la responsabilité de l’homme dans l’extinction des espèces et du danger qui en découle, cette vision « non matérialiste » qui privilégie la conservation au détriment du développement économique, est majoritaire en Espagne, notamment chez les femmes, les personnes ayant plus d’études et de connaissances scientifiques, celles qui « s’identifient à la gauche » et celles qui déclarent une « faible religiosité ».

     L’appréciation des Espagnols pour les animaux – 9 sur 10 considèrent qu’ils ont une obligation « morale » de les « respecter » et de « veiller » sur eux – engendre cependant une plus grande division quant à leur consommation…

     Plus ambigu est le soutien à la recherche. « L’acceptation la plus large » concerne les utilisations dans les « maladies dégénératives ou mortelles chez les animaux et les humains » ou «  le développement de vaccins ».

Réflexions spontanées…

      Au sujet de la xénotransplantation, il y a eu des tentatives chez l’homme, il y a plusieurs décennies. Même si ces dernières années des progrès ont été réalisés, verrons-nous dans un futur plus ou moins lointain, des transplantations d’organes d’animaux devenir une pratique clinique de routine, des organes de toros greffés sur quelques aficionados inconditionnels ?

     Suivant le sondage précédent, 2 Espagnols sur 10 seraient favorables à la tauromachie, ce qui ne veut pas dire que les 8 autres y soient tous opposés !

     En France selon un sondage de février 2018, 74 % des Français se prononçaient pour l’interdiction pure et simple des corridas sur le sol français. Cela ne signifie pas, non plus, que 26 % y goûtent avec gourmandise !

 

                                                   Gilbert Lamarque

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